Fais dodo… s’il te plait, Fais dodo… Bordal !

Ça fait un moment que ce blog ne parle plus trop de PMA donc je me permets de parler de mes problèmes de maman en manque de sommeil… J’ai besoin de me plaindre et pis c’est tout!

Pour dresser le contexte, il faut vous avouer que Cadeaute est un génie du sommeil (du genre qui énerve les autres jeunes parents). Elle a fait des nuits de 6 heures au retour de la maternité et n’a jamais eu de retour en arrière. Bien sûr, elle se levait un peu tôt vers 6h puis petit à petit, elle s’est levée entre 6h30 et 7h.  Il y a eu des étapes un peu compliquées d’angoisses de séparation avec des couchers un peu plus long mais qui duraient maxi une semaine. Des réveils nocturnes en cas de maladie et quand elle perdait sa sucette mais sans aucun problème pour se rendormir ensuite. Le bébé idéal pour les parents gros dormeurs comme nous.

Pour Cariboutchou, on espérait très fort le même modèle. Et on y a cru. C’est un pépère tranquille la journée qui pleure peu. Rapidement, il n’a fait qu’un seul réveil par nuit et à 2 mois il faisait ses nuits complètes comme sa soeur…Donc un peu moins génial mais bon c’est un garçon… ;-p.  Nous étions donc très contents et sereins pour l’avenir.

Il y a 1 mois, pour ses 4 mois, il a eu un gros rhume avec toux et nez bouché et comme tout mec qui se respecte : « il était au plus mal ». Beaucoup de réveils, grognon. Ça a duré une bonne semaine puis ça s’est calmé avec à nouveau un seul réveil pour une tétée vers 4h30… c’était moins bien mais ça restait tolérable et je me disais que ça allait passer aussi. Mais non !!! C’est de pire en pire, maintenant on a systématiquement un réveil à 2 ou 3h puis un réveil vers 4-5h. Il n’a pas forcément faim car si je propose le sein souvent il tétouille et se rendort vite. Par contre il a systématiquement besoin d’un câlin (plutôt de maman dans l’idéal) et surtout il a beaucoup de mal à retrouver un sommeil profond quand on le repose dans son lit et se remet à pleurer 10-15 min après. Il réveille fréquemment sa sœur ce qui nous complique légèrement la tâche même si elle reste cool et se rendort souvent avec un verre de lait si c’est avant 5h30… sinon la nuit est finie pour tout le monde…

J’ai essayé de dormir avec lui dans la chambre d’amis en cododo, ça a marché la première fois mais cette nuit dès que je m’éloignais un peu dans le lit pour pouvoir dormir plus tranquillement, il se réveillait. Le paradoxe est qu’il s’endort seul facilement le soir et en journée.

Alors j’avais pas mal de patience jusqu’à maintenant, (plus que son père qui s’est déjà énervé pas mal…) mais cette nuit c’était juste plus possible et j’ai craqué en éclatant en sanglot et en lui parlant un peu sèchement à mon pauvre loulou qui me regardait avec ses grands yeux souriants. Je suis crevée, j’ai besoin de dormir. Je bosse et je cours toute la journée..; je ne peux pas sacrifier mon sommeil.

J’en viens à me demander si mes longues absences en journée y sont pour quelque chose. Est ce qu’ il ressent le manque de sa maman en journée ?

J’ai peur de manquer de patience et de m’énerver sur lui qui est bien trop petit pour comprendre ou sur sa soeur qui n’a rien fait … Ce matin elle avait l’air tellement désemparée de me voir pleurer de fatigue ma Cadeaute que je m’en suis voulue d’avoir craqué devant elle.

Je sais que parmi mes lectrices, il y en a qui ont vécu bien pire sur le plan du sommeil de leurs bambins et qui doivent se dire que je me plains pour pas grand chose, après juste un mois de galère… Mais pour moi c’est vraiment très dur et je ne pourrai pas tenir encore longtemps à ce rythme.

Je vais tenter le coucher sur le côté, l’emmaillotage, le changement de chambre loin de sa soeur pour être moins stressé des réveils… on verra si l’une de ces techniques marche.

Sinon je l’aime toujours quand même mon rebelle du dodo mais j’aimerais qu’il soit aussi charmant la nuit que le jour.

 

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Même le chat en a marre d’être réveillé la nuit…

 

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Maman travaille

Eh oui, chez nous maman travaille (papa aussi d’ailleurs…) et elle travaille même beaucoup : pas du tout 35 heures, plutôt 45-50 heures. Et en ajoutant les temps de transport, les enfants sont gardés 55 heures par semaine. Ils passent 9 heures en crèche et ensuite une nounou va les récupérer et les garde à la maison jusqu’à ce que l’un de nous 2 rentre du travail (en général vers 19h) et cela 5 jours sur 7.

C’est vrai que ça fait des longues journées pour mes 2 loulous mais ils semblent bien le vivre quand même.

Il faut quand même tenir le rythme : lever 6h30, en général les enfants dorment encore et on en profite pour déjeuner tranquille, ensuite tétée pour Cariboutchou pendant que Cadeaute boit son biberon et mange sa tartine, puis habillage des enfants : chacun le sien, puis habillage des parents tout en discutant et jouant à cache cache avec la grande. Puis tout le monde en voiture avec maman pour aller à la crèche.

Le soir, à peine arrivés, ma gourmande morfale réclame Miam Miam : apparemment, le retour des parents équivaut à la clochette de Pavlov pour elle, quelque soit l’heure. Avec un peu de chance, Cariboutchou réclame aussi à manger. Donc heureusement que la grande est relativement autonome pour manger, ce qui me laisse du temps pour une tétée… Puis bain un jour sur deux puis lecture ou jeu puis pyjama : chacun son enfant… Ensuite on couche la grande vers 20h30, dernière tétée pour le petit vers 21h puis on le couche. Enfin on peut se poser pour manger et ensuite regarder la télé.

Bref c’est un sacré emploi du temps et c’est un peu épuisant le soir quand après le stress de la journée de travail il faut gérer les chouinages, pleurs. Et beaucoup plus agréable mais tout aussi épuisant , ses bavardages de pipelette associés à des sauts partout et des courses cache-cache.

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Je sais que beaucoup trouveront ce mode de fonctionnement inenvisageable voir irresponsable avec des enfants aussi petits. D’autres diront que si c’est pour ne pas en profiter autant ne pas faire d’enfant…

D’ailleurs, quand on a annoncé l’arrivée du deuxième, beaucoup m’ont demandé si j’allais m’arrêter de travailler ou me mettre à mi-temps ou 80%.

M’arrêter c’est hors de question : j’ai besoin de faire autre chose, c’est indispensable pour mon équilibre personnel. Je ne pourrais jamais être mère au foyer… j’admire celles qui le font car rester H24 avec ses enfants c’est vraiment dur je trouve.

Diminuer mon temps de travail… c’est actuellement difficile en étant en libéral depuis peu, ayant des malades qu’il faut surveiller tous les jours (pas seulement des consultations) et avec une collègue en congé maternité dans 15j mais j’essaie de travailler un peu moins tard. On en a reparlé avec ma collègue et je pense qu’à son retour, on se laissera chacune 1/2 journée de repos par semaine pour privilégier un peu de temps en famille.

 

Dans l’état actuel des choses, il faut juste réussir à gérer les sentiments contradictoires :

aimer son travail et aimer ses enfants…

être heureuse d’avoir du temps pour soi , pour son épanouissement personnel et professionnel et culpabiliser d’avoir moins de temps pour ses enfants…

trouver fatigants ses enfants le soir et regretter d’avoir passé une soirée difficile quand ils sont couchés tout en appréciant d’avoir enfin la paix sur son canapé (pour twitter son désespoir et les progrès de ses génies à ses copines)…

apprécier les moments de câlins et de jeux, vouloir en avoir plus et devoir y mettre fin pour faire des taches ménagères ou s’occuper de numéro 2…

attendre le week-end pour avoir plus de temps et n’avoir rien le temps de faire…

adorer ma nounou mais l’envier un peu quand elle raconte les bons moments qu’elle vient de partager avec mes enfants…

se dire qu’on ne tiendra jamais le rythme puis finalement se convaincre qu’on y arrivera, que les enfants vont grandir et que ce sera plus simple …

pleurer de fatigue parce que c’est dur et pleurer de joie parce que c’est beau la vie à 4…

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Mère et Fille

Quelle relation singulière que celle d’une mère avec sa fille… J’en connais beaucoup qui disent ne pas s’entendre avec leur mère… Des mères déçues par leur fille… Des femmes qui préfèrent avoir des fils par peur de rejouer la relation avec leur mère… Certaines filles qui disent que leur mère est leur meilleure amie…

Ma relation avec ma mère était bonne sans conflit mais sans fusion non plus.

Elle donnait beaucoup d’amour à ses trois enfants et je n’ai pas eu l’impression qu’elle préférait le garçon ou les filles. Je partageais avec elle certains traits de caractères (aimer prendre des initiatives, organiser les choses, l’optimisme…) mais je suis moins patiente qu’elle n’était et j’exprime moins mes sentiments. Je savais que je pouvais venir lui parler de tout et que j’aurais toujours une oreille attentive et des gros câlins… parfois de bons conseils (je ne la remercierai jamais assez de m’avoir suggéré de m’inscrire sur le site internet où j’ai rencontré Puminou).

Bien sûr je lui ai reproché des choses : avoir autorisé à ma soeur des choses qui m’étaient interdites au même age… j’aurais aimé qu’elle m’accompagne vers plus de féminité à l’adolescence… sa façon de défier mes avis médicaux quand elle était malade et que je m’inquiétais pour elle…

Mes regrets aujourd’hui sont de n’avoir pas plus parlé de la relation mère – enfant avec elle. Comment elle avait vécu le fait de devenir mère, est ce qu’elle avait trouvé ça différent d’élever un garçon et des filles ? Est ce qu’elle se retrouvait dans ma façon d’être mère ? Bien-sûr nous avions parlé puériculture mais pas trop d’éducation car Cadeaute etait encore bien petite quand la maladie a frappé.

J’aimerais tant lui poser ces questions que je ne me posais pas avant son départ et qui tournent dans ma tête depuis.

Quelle relation vais je construire avec ma fille ? J’ai envie de lui transmettre mon indépendance et ma volonté. Lui dire que tout est possible, qu’elle fera ce qu’elle voudra et que je l’aimerai toujours quoiqu’elle fasse. Lui apprendre à être féminine mais pas séductrice, à aimer et à se laisser aimer, à croire en l’avenir même s’il paraît sombre. A aimer son corps et à le respecter. Je souhaite de tout mon coeur l’accompagner un jour dans sa propre maternité si cela est son désir.

Et avec mon fils ? ce sera différent car il n’a pas le même caractère que sa soeur, je le sens déjà.. pour autant ce ne sera certainement pas mieux ou moins bien. J’ai envie de lui transmettre le respect des femmes, le refus de la violence. J’aimerais qu’il ressemble à son père parce que j’aime sa façon d’être mais aussi qu’il se sente libre de s’écarter du modèle.

En fait j’aimerais être une aussi bonne maman que l’a été ma maman tout en faisant certaines choses différemment. J’aimerais avoir une fille et un fils qui me disent un jour que j’ai été une bonne maman même si tout n’a pas été parfait.

J’ai aimé être sa fille, j’aime être leur maman…

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2 mois, 6 mois, 22 mois

2 MOIS

Le Cariboutchou est parmi nous depuis deux mois. Je parlais dans cet article de ma peur de l’aimer moins que sa soeur… et bien je peux vous assurer qu’il n’en est rien, je suis totalement accroc à ce petit bonhomme.

Il est souriant, très éveillé, pas compliqué et il fait ses nuits depuis environ une semaine. Il grandit et grossit bien car il commence à porter du 6 mois.

Comme pour Cadeaute, j’avoue que maintenant que les interactions commencent, je m’éclate plus qu’au tout début et j’adore le voir grandir et évoluer sans aucune nostalgie du petit nouveau né.

Je reprends le travail dans 2 semaines. Je suis contente car ça va m’aider à m’aérer et moins cogiter (cf point numero 2 ci dessous). Je suis assez tranquille car Cariboutchou sera gardé par son papa pendant 3 semaines avant de commencer la crèche et du coup restera dans son cocon. J’espère juste que Puminou ne me fera pas un burn out car il manque un peu de patience avec les pleurs de tout petit bébé… Ceci dit, cela permettra aux deux de créer un peu plus de lien. Je compte tirer mon lait pour pouvoir continuer l’allaitement aussi longtemps que possible comme pour Cadeaute.

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6 MOIS

Depuis le décès de ma maman…

Bien sûr ça a été dur au début avec l’enterrement, les nombreux témoignages d’amitié qui font émerger les émotions. Puis je suis retournée au travail rapidement, et avec la routine, la grossesse qui avançait et son lot d’hormones, ma fille qui demandait beaucoup d’attentions, les pleurs et la grande tristesse sont passés au second plan.

Mes émotions étaient comme anesthésiées et j’avançais tranquillement. J’ai craint le déferlement à la naissance mais ça n’a pas été le cas…  Puis lors de notre voyage chez mon papa pour présenter le Cariboutchou à la famille mais finalement ça a été.Il y a bien eu quelques difficultés à la fête des mères mais c’est passé rapidement.

Non, le contre coup arrive maintenant… je ne sais pas pourquoi, il n’y a rien de particulier pour déclencher ça. Mais je me sens beaucoup plus vulnérable. Ça me tombe dessus d’un coup, une grande tristesse suivie de larmes surtout quand j’ai envie de partager les petits bonheurs quotidiens avec mes enfants et que je me rends compte que je ne peux plus le faire avec elle.

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22 MOIS

Cadeaute, ma grande fille adorée. Si vive, elle évolue à toute vitesse et c’est un régal de la voir grandir, courir, nager, dessiner… Elle maîtrise bien le langage et nous raconte des histoires. Elle est toujours très attentive à son frère mais commence tout de même à montrer un peu de jalousie réclamant systematiquement le parent qui a le bébé dans les bras.

Elle est assez autonome et indépendante et veut toujours tout faire toute seule… s’habiller avec plus ou moins de succès , manger en en mettant partout, ranger le lave vaisselle et les habits ( oui je l’exploite…), nourrir le chat et les poissons en les gavant. J’aime cette facette de sa personnalité meme si parfois j’aimerais qu’elle vienne plus se lover contre moi pour boire son biberon.

Elle est aussi en pleine crise de deuzans : opposition, quelques grosses colères, tête de mule et tutti quanti. En vrai ça me fait bien marrer sauf quand je suis fatiguée après une longue journée seule avec les 2 petits et que Cariboutchou réclame à manger pendant que la grande se roule par terre dans la cuisine parce que le verre donné n’est pas celui qu’elle veut (genre rouge et pas bleu)….

C’est une bonne vivante qui adore manger: elle pourrait manger toute la journée si on ne la limitait pas mais aussi bien des brocolis que du coyat (chocolat).

C’est aussi une vraie petite maman avec ses poupées et ça c’est vraiment attendrissant.

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J’aimerais te souhaiter encore ta fête, maman…

Cette année, la fête des mères entraîne en moi des sentiments ambivalents. Je suis doublement maman et si fière et heureuse de l’être. J’aime mon rôle de maman meme si j’estime que je ne suis pas  » une maman avant tout », j’adore mes deux enfants!

D’un autre côté, c’est ma première fête des mères sans ma maman. Avec la chute des hormones et le matraquage publicitaire, c’est un peu dur pour moi.

Il y a quelques jours, Cadeaute jouait avec son faux téléphone et disait Ayo Papa, Ayo Maman, Ayo Mamie, Ayo Papy et Ayo Papé. Elle ne disait pas Ayo Mamé et là j’ai pris conscience que ma maman ne faisait plus partie de son petit monde bien qu’on lui parle d’elle et qu’on lui montre les photos. C’est ce qui est le plus difficile… se dire qu’aucun de mes enfants n’aura de souvenir d’elle alors qu’elle etait et aurait été une grand-mère tellement super.

Je rêve énormément d’elle en ce moment et de manière très réaliste… l’allaitement y est pour quelque chose je pense car je me souviens avoir eu beaucoup de rêves lors de mon premier allaitement. Mais ça me perturbe pas mal au réveil.

En ce jour de fête des mères, j’ai donc une pensée toute particulière à celles qui tentent de devenir mère et à ceux et celles qui n’ont plus leur mère.

Naissance du Cariboutchou

Il y a tout juste une semaine à la date précise du terme, Cariboutchou est arrivé dans notre famille. Comme sa grande soeur, il a su profiter jusqu’au bout du SPA confortable…

J’ai toutefois mieux vécu les derniers jours d’attente car je m’attendais à aller jusqu’au terme vu ma première grossesse. Il y a eu quelques épisodes de faux travail la dernière semaine qui m’ont quand même fait espérer une issue plus rapide et qui ont du coup été suivis de déception à l’arrêt des contractions.

Finalement j’ai commencé à contracter le 15/05 de façon douloureuse à 22H30. Vu l’augmentation rapide de la douleur et de la fréquence malgré un bain (rempli d’eau chauffée à la casserole par Puminou pour cause de grève parfaitement inapropriée du chauffe-eau), nous avons pris  le chemin de la maternité à 23h30. Nous laissons Cadeaute à la garde de mon papa qui est arrivé quelques jours avant.

Arrivée à la clinique à minuit je suis accueillie par ma sage-femme libérale et par Ptbichon que j’ai tirée de son lit. Je suis déjà dilatée à 5 et donc on passe en salle physiologique baptisée du nom de la sage-femme qui m’avait suivie lors de la grossesse de Cadeaute et qui nous a quitté depuis.

Après un travail rapide que j’ai géré facilement au ballon et en étirement, je sens l’envie de poussée. J’ai l’impression que la tête descend et remonte à chaque poussée et je désespère un peu. Heureusement, je suis bien entourée avec Puminou, Ptbichon et ma SF qui m’encouragent. Finalement la poche rompt en éclaboussant mes SF et mon Cariboutchou sort après 3-4 poussées supplémentaires à 2h12.

Je découvre mon petit garçon que je trouve très différent de sa grande soeur tant sur le plan du physique que du caractère. Je tombe immédiatement sous le charme de ce petit bonhomme.

C’est un pépère tout tranquille, qui tète comme un chef sans s’énerver depuis le premier jour là où sa soeur était très tonique et s’énervait sur le sein.

Il a pris sa place tout naturellement dans notre famille et c’est comme s’il avait toujours été là. Cadeaute est très maternante et peu jalouse. Elle demande juste un peu plus de câlins que d’habitude. Elle s’inquiète quand il « pieure », vient me chercher pour que je lui donne « miam miam » et essaie de lui enfoncer la tétine de force dans la bouche qu’il recrache aussi vite.

Je me suis remise très vite de cet accouchement contrairement au premier. Je suis sortie après 48h et je me sentais en forme à part quelques douleurs du bassin. L’allaitement se passe super bien et je suis beaucoup plus détendue vis à vis de la prise de poids. L’expérience doit jouer. Nous sommes sortis en ville le samedi et je me suis moi même surprise en m’entendant dire que Cariboutchou  que je portais en écharpe avait 4 jours seulement. Sur le plan du moral, je suis comblée d’avoir une si belle famille mais j’ai ce sentiment de tristesse de ne pas pouvoir partager cela avec ma maman, elle qui adorait les nouveau-nés.

Voilà pour les dernières nouvelles de la famille Margouilla qui est très heureuse et qui souhaite plein de bonheur à ses lecteurs.

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Congé dinde et coup de gueule (RSI)

Ça y est ! Depuis une semaine, je suis en congé de dinde… J’ai tenu plus longtemps avant de m’arrêter que pour ma première grossesse. Je me suis arrêtée à 35 SA passées.

D’une part, parce que je savais que je pouvais le faire : j’ai des grossesses plutôt faciles sans contractions, mon travail n’est pas trop physique et je peux adapter mon emploi du temps.

D’autre part, parce que je suis passée en libéral et que j’ai maintenant la « joie » d’être affiliée au RSI qui ne prend en charge que 44 jours de congé maternité payés au lance pierre avec une possibilité de prolonger de 2 fois 15j ensuite dans leur « grande bonté ». Ce qui fait au maximum 74 jours (contre 112 jours pour une femme salariée je précise).

C’est là qu’arrive mon coup de gueule : où sont les féministes sur ce sujet? Celles qui disent que les femmes sont moins bien payées, que les femmes doivent pouvoir accéder à tous les postes et que la maternité ne doit pas retentir sur la carrière.

Il y a une vraie inégalité actuellement avec ce système du RSI. Si tu t’arrêtes de travailler, tu perds tes revenus mais tu continues à payer tes charges sociales et tu touches très peu en terme d’indemnités en comparaison à une femme salariée qui reçoit des indemnités plus conséquentes (à égalité de revenus) et plus longues mais qui ne paye plus de charges sociales. Et je sais très bien de quoi je parle puisque j’ai vécu les deux situations.

Alors soyons bien clairs, je ne me plains pas pour ma situation personnelle car j’ai de l’argent de côté, je gagne bien plus que certaines femmes salariées et j’ai donc la possibilité de m’offrir le luxe de m’arrêter pendant 16 semaines comme un congé normal sans avoir de réelles difficultés. Mais c’est loin d’être le cas pour toutes les femmes chefs d’entreprise qui gagnent parfois juste de quoi se verser un SMIC ou moins et qui ont des boulots plus physiques que le mien. Et dans ces cas là, il y a une vraie injustice dans cette France qui se veut sociale et égalitaire.

Alors à l’approche des élections présidentielles, j’ai regardé attentivement les programmes des candidats et leurs propositions pour le RSI.

 

Fin  de la parenthèse politico-polémique…

 

Du coup, je profite de mon congé bien mérité et en tant que mauvaise mère, j’ai laissé Cadeaute à la crèche en diminuant néanmoins ses heures de présence. Ça me permet de me reposer sans mon tourbillon pleine de vie et avancer dans les préparatifs pour la naissance. En effet je suis sacrément en retard : nous avons cédé notre chambre à Cariboutchou et il fallait faire un dressing dans notre nouvelle chambre avant de pouvoir aménager la chambre du petit. Il faut aussi monter le nouveau lit de Cadeaute et donner le petit lit au bébé. Du coup, le tri, lavage et pliage des vêtements vient juste de débuter, la valise n’est pas commencée et la maison est dans un joyeux bazar…

Mais pas de panique ! Il me reste quelques semaines avant de pondre si je fais comme pour Cadeaute en jouant les prolongations.

Je profite aussi de ce congé pour faire des choses que je ne peux pas faire habituellement avec Cadeaute : aller à la bibliothèque, se promener tranquillement le soir avec elle, lui lire des histoires le matin sans être stressée par l’heure. Et c’est super bien!!

Voilà pour les dernières nouvelles de margou! Bises à toutes.

 

 

Hâte et Peur

Je suis en pleine préparation à l’accouchement. Même s’il s’agit d’un deuxième accouchement, j’ai repris des séances de préparation parce que ça me permet de prendre du temps pour cette grossesse et que ça fait toujours du bien de revoir les exercices de respiration et d’étirement. J’ai juste choisi d’éliminer la séance « Chant prénatal » qui ne m’avait pas trop plu. Du coup, je commence à penser à ce deuxième accouchement qui se fera dans une clinique de niveau 1 en salle physiologique toujours et sans péridurale si possible entourée par une des sage-femmes qui me suit et peut-être par PtBichon.

Ces séances de préparation à l’accouchement remuent pas mal de chose en moi. Mélange de Hâte et de Peur.

 

Hâte de revivre ce moment magique de la découverte de cette vie qui s’agite en moi.

Hâte de ressentir en moi les signes qui annoncent cette venue, de revivre ces sensations que je sais douloureuses mais qui mènent vers le bonheur de la rencontre de ce nouvel être.

Hâte de le saisir dès sa sortie et de le prendre dans mes bras, de sentir son corps chaud contre le mien, cette fusion des premiers instants.

Hâte de lire dans les yeux de Puminou la fierté et le bonheur d’être à nouveau père.

Hâte de redonner le sein et d’avoir la satisfaction de pouvoir répondre à ses besoins de sécurité, de faim.

Hâte de découvrir les premières interactions entre Cadeaute et son petit frère, de chercher des ressemblances entre eux.

Hâte de savoir quel sera le caractère de Cariboutchou… Sera t’il aussi facile que sa soeur ?

 

Mais aussi

 

Peur du déferlement d’émotions qui va suivre la naissance avec le chagrin de l’absence de ma maman.

Peur de ne pas accueillir correctement cet enfant du fait de ma tristesse. Peur de craquer et de m’effondrer alors que j’ai retrouvé actuellement un équilibre.

Peur d’avoir à gérer les réactions de l’entourage qui me parleront forcément de ma maman absente.

Peur de ne pas pouvoir répondre aux besoins de 2 enfants en bas âge et de délaisser soit la grande soit le petit.

Peur d’être rejetée par Cadeaute qui pourrait m’en vouloir…

Peur de « moins » aimer ce deuxième s’il est plus compliqué à gérer que sa sœur.

Des peurs irrationnelles et qui je pense touchent pas mal de maman en attente du deuxième mais aussi des peurs plus personnelles en lien avec cette histoire familiale récente qu’il va falloir gérer.

Au revoir Maman

Il y a 8 jours j’ai dit au revoir à ma Maman.

Tout juste 3 mois après le diagnostic terrible qui nous a tous frappés de plein fouet.

3 mois c’est très court mais ça aura été suffisant…

Suffisant pour qu’on puisse retourner te voir à plusieurs reprise : parfois moi seule, parfois avec Puminou et Cadeaute.

Suffisant pour qu’on puisse fêter Noël ensemble.

Suffisant pour quelques lectures à Cadeaute sur tes genoux, pour des câlins, des bisous et des rires d’enfant dans une chambre d’hôpital.

Suffisant pour pouvoir te dire que Cariboutchou va bien, que ce sera bien un petit garçon qui naîtra en Mai et pour te murmurer le prénom choisi à l’oreille juste avant ton départ…

Suffisant pour que tes trois enfants puissent se réunir à ton chevet et te dire tout ce que nous souhaitions te dire

 

Bien sûr, j’aurais aimé que tu sois là pour la naissance de Cariboutchou, que tu le prennes lui aussi dans tes bras avec toute ta douceur de grand-mère.

J’aurais aimé que tu vois grandir Cadeaute plus longtemps, que tu la vois apprendre à lire toi qui était institutrice de CP.

J’aurais simplement aimé partager encore de nombreux moments avec toi, que tu m’aides à préparer les anniversaires, qu’on cuisine encore ensemble, que tu décores la chambre de Cariboutchou comme nous l’avions fait pour celle de Cadeaute.

 

Mais la vie en a décidé autrement… et j’ai décidé de surtout regarder tout ce que nous avons pu faire ensemble, ces bons moments que la vie nous a donnés. Ne pas regretter le futur qui ne sera pas…

 

D’où tu es, je sais que tu veilles sur nous tes enfants, sur tes petits enfants nés ou à naître. Tu es maintenant dans nos coeurs à tous.

Nous prendrons soin de Papa et aussi les uns des autres et nous parlerons de toi à tes petits enfants. Ils sauront à quel point tu as été une Maman et une Mamé formidable.

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