Hâte et Peur

Je suis en pleine préparation à l’accouchement. Même s’il s’agit d’un deuxième accouchement, j’ai repris des séances de préparation parce que ça me permet de prendre du temps pour cette grossesse et que ça fait toujours du bien de revoir les exercices de respiration et d’étirement. J’ai juste choisi d’éliminer la séance « Chant prénatal » qui ne m’avait pas trop plu. Du coup, je commence à penser à ce deuxième accouchement qui se fera dans une clinique de niveau 1 en salle physiologique toujours et sans péridurale si possible entourée par une des sage-femmes qui me suit et peut-être par PtBichon.

Ces séances de préparation à l’accouchement remuent pas mal de chose en moi. Mélange de Hâte et de Peur.

 

Hâte de revivre ce moment magique de la découverte de cette vie qui s’agite en moi.

Hâte de ressentir en moi les signes qui annoncent cette venue, de revivre ces sensations que je sais douloureuses mais qui mènent vers le bonheur de la rencontre de ce nouvel être.

Hâte de le saisir dès sa sortie et de le prendre dans mes bras, de sentir son corps chaud contre le mien, cette fusion des premiers instants.

Hâte de lire dans les yeux de Puminou la fierté et le bonheur d’être à nouveau père.

Hâte de redonner le sein et d’avoir la satisfaction de pouvoir répondre à ses besoins de sécurité, de faim.

Hâte de découvrir les premières interactions entre Cadeaute et son petit frère, de chercher des ressemblances entre eux.

Hâte de savoir quel sera le caractère de Cariboutchou… Sera t’il aussi facile que sa soeur ?

 

Mais aussi

 

Peur du déferlement d’émotions qui va suivre la naissance avec le chagrin de l’absence de ma maman.

Peur de ne pas accueillir correctement cet enfant du fait de ma tristesse. Peur de craquer et de m’effondrer alors que j’ai retrouvé actuellement un équilibre.

Peur d’avoir à gérer les réactions de l’entourage qui me parleront forcément de ma maman absente.

Peur de ne pas pouvoir répondre aux besoins de 2 enfants en bas âge et de délaisser soit la grande soit le petit.

Peur d’être rejetée par Cadeaute qui pourrait m’en vouloir…

Peur de « moins » aimer ce deuxième s’il est plus compliqué à gérer que sa sœur.

Des peurs irrationnelles et qui je pense touchent pas mal de maman en attente du deuxième mais aussi des peurs plus personnelles en lien avec cette histoire familiale récente qu’il va falloir gérer.

Au revoir Maman

Il y a 8 jours j’ai dit au revoir à ma Maman.

Tout juste 3 mois après le diagnostic terrible qui nous a tous frappés de plein fouet.

3 mois c’est très court mais ça aura été suffisant…

Suffisant pour qu’on puisse retourner te voir à plusieurs reprise : parfois moi seule, parfois avec Puminou et Cadeaute.

Suffisant pour qu’on puisse fêter Noël ensemble.

Suffisant pour quelques lectures à Cadeaute sur tes genoux, pour des câlins, des bisous et des rires d’enfant dans une chambre d’hôpital.

Suffisant pour pouvoir te dire que Cariboutchou va bien, que ce sera bien un petit garçon qui naîtra en Mai et pour te murmurer le prénom choisi à l’oreille juste avant ton départ…

Suffisant pour que tes trois enfants puissent se réunir à ton chevet et te dire tout ce que nous souhaitions te dire

 

Bien sûr, j’aurais aimé que tu sois là pour la naissance de Cariboutchou, que tu le prennes lui aussi dans tes bras avec toute ta douceur de grand-mère.

J’aurais aimé que tu vois grandir Cadeaute plus longtemps, que tu la vois apprendre à lire toi qui était institutrice de CP.

J’aurais simplement aimé partager encore de nombreux moments avec toi, que tu m’aides à préparer les anniversaires, qu’on cuisine encore ensemble, que tu décores la chambre de Cariboutchou comme nous l’avions fait pour celle de Cadeaute.

 

Mais la vie en a décidé autrement… et j’ai décidé de surtout regarder tout ce que nous avons pu faire ensemble, ces bons moments que la vie nous a donnés. Ne pas regretter le futur qui ne sera pas…

 

D’où tu es, je sais que tu veilles sur nous tes enfants, sur tes petits enfants nés ou à naître. Tu es maintenant dans nos coeurs à tous.

Nous prendrons soin de Papa et aussi les uns des autres et nous parlerons de toi à tes petits enfants. Ils sauront à quel point tu as été une Maman et une Mamé formidable.

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Grossesse de Gertrude versus Grossesse PMEsque

En mettant de côté le contexte particulier de cette grossesse qui bien entendu retentit sur mon humeur et mon ressenti… Je vis cette deuxième grossesse de manière assez différente et je me pose des nouvelles questions.

Est-ce dû à la différence de « conception » ? Est-ce le lot de toute maman enceinte du numéro deux?

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Pour cadeaute, nous l’avons espérée et attendue pendant près de 3 ans; dont 2 ans et demi de désespoir, tristesse, inquiétude à chaque cycle et 3 fausses couches qui ont nettement retenti sur notre inquiétude des premières semaines de grossesse. Elle a donc été plus que désirée et chérie comme il se doit à son arrivée. Pour le Cariboutchou (surnom de mon petit 2), nous n’avons même pas eu besoin d’attendre, même pas un stress de DPO car je n’avais pas trop réfléchi à la date d’ovulation. Une grossesse en C1 avec un taux magnifique dès le retard de règles.

Alors mon esprit malade et moi se sont demandés si je l’aimerais autant. Alors pas de malentendu hein !! Cet enfant est désiré depuis longtemps… depuis qu’on se connait avec Puminou, on souhaite et on désire 3 enfants. La question est plutôt est ce que l’intensité de l’amour est corrélée avec la durée de l’attente. Cette crainte s’est très vite dissipée quand j’ai vu son petit corps tout formé de bébé se dessiner sur l’écran de l’échographie. L’élan d’amour que j’ai ressenti immédiatement pour ce petit être qui s’agitait a effacé toute incertitude. Je l’aime et je l’aimerai aussi fort !!!

Concernant les angoisses, le fait d’avoir déjà mené une grossesse à terme me rend nettement moins stressée. Bien-sûr je sais que rien n’est joué et que toute grossesse peut se compliquer mais je fais nettement plus confiance à mon corps pour mener cette grossesse à terme. L’angoisse de la fausse couche a été largement moins importante que pour ma première grossesse. J’ai nettement moins psychoté sur mes symptômes (taille des boobs ou nausées).

En revanche je trouve que je suis moins patiente vis à vis de ces mêmes symptômes. Je tolère nettement moins les nausées et je trouve qu’elles durent plus longtemps que pour Cadeaute alors que ce n’est probablement pas le cas. Le fait de ne pas pouvoir profiter pleinement de ma cadeaute jour certainement un rôle sur ce ressenti.

Puminou aussi s’est investi beaucoup plus vite dans cette grossesse et a parlé et touché rapidement le Cariboutchou alors qu’il avait beaucoup de réserve au début de la grossesse de Cadeaute.

Concernant les annonces, le contexte a fait que nous avons annoncé cette grossesse avant les 12 SA réglementaires et l’écho de T1 probablement pour adoucir l’annonce de la maladie de ma maman. Ceci dit je n’étais pas spécialement inquiète de l’annoncer en avance. Les gens sont contents pour nous mais me semblent pour la plupart surpris que je sois déjà de nouveau enceinte. la plupart connaissaient nos difficultés d’infertile et on a eu le droit à « ça arrive souvent, le deuxième arrive tout de suite parce que vous êtes moins stressés… »  C’est possible bien entendu mais je pense surtout que le corps garde en mémoire la grossesse et a plus de facilité à relancer la machine.

En parlant d’annonce il faut que je vous raconte une anecdote :

On était chez des amis de Puminou : 2 couples qu’on connait bien et qui connaissaient nos difficultés antérieures (on a toujours été très transparents sur la question) et 1 couple qu’on n’avait pas vu depuis longtemps et donc ne savaient rien. Puminou annonce que je suis enceinte et tout fier ajoute « et ça a marché du premier coup !! » Silence gêné autour de la table puis gros éclats de rire. Et moi de ramer pour dire : « c’est sûr que dit comme ça c’est bizarre »… et de raconter la PMA pour la première grossesse et cette grossesse obtenue rapidement.

En revanche, je suis toujours aussi protectrice vis à vis de ce début de vie : je continue à surveiller mon alimentation, à flipper à chaque prise de sang de toxoplasmose. Mais je porte quand même des choses plus lourdes telles que ma fille de 10kg500… et je lui fais des bisous même quand elle est malade … ça je peux pas m’en empêcher.

Par ailleurs, j’ai choisi un suivi par des sages femmes et un accouchement en maternité de niveau 1 en plateau technique avec ma sage femme car j’ai confiance en ma capacité d’accoucher et je ne ressens plus le besoin d’être absolument en CHU de niveau 3 pour me sentir en sécurité.

Donc voilà, cette grossesse se déroule de manière plus zen mais avec autant d’amour pour ce petit garçon qui grandit en moi (et oui, c’est un petit garçon à 98% de probabilité …)

 

Juste au moment…

Juste au moment où notre vie de famille était si douce…

juste au moment où on pensait que DNLP et ses sales coups nous avaient oubliés…

Juste au moment où le spectre de l’infertilité s’éloignait avec ce petit miracle conçu à l’ancienne en C1…

Juste au moment où on se disait que belle maman avait de grandes chances de guérir de ce maudit cancer qui la frappe depuis cet été…

Juste à ce moment là….

La roue tourne une fois de plus dans le mauvais sens…

Ma maman est malade.

Malade du genre de maladie dont on ne guérit que très très rarement.

Les examens sont encore en cours mais ne laissent guère d’illusion sur le pronostic.

Sera t’elle seulement là pour la naissance de notre petit? J’en doute…

Elle qui est une grand mère formidable, qui est une maman formidable qui m’a toujours si bien soutenue… Quand je n’arrivais pas à devenir mère puis quand je le suis devenue.

Cadeaute n’aura comme souvenir d’elle que ceux que nous lui raconterons.
Nous allons maintenant profiter de chaque instant. Espérer le meilleur ou le moins pire.

Continuer de vivre tout simplement car il n’y a rien d’autre à faire.
Aimer et tansmettre l’amour reçu. L’amour d’une mère.

1 An

Il y a 1 an à cette heure précise, mon regard rencontrait celui de la Petite Cadeaute.

Nous mettions enfin un visage sur cet enfant tant désiré, ce cadeau que la PMA nous a donné.

Depuis quelques jours, mon aventurière fait quelques pas. Elle prend de l’autonomie, s’éloigne un peu de nous mais toujours pour mieux revenir se blottir contre nous et nous câliner.

L’autre nouvelle c’est qu’une petite surprise semble s’être nichée au creux de mon ventre il y a un mois, en douceur lors de nos vacances. (le cliché !!!) Nous sommes très heureux même si on attend bien entendu la confirmation que tout va bien.

Je pense fort à vous tous et toutes encore en combat même si je commente moins et vous souhaite plein de force pour la suite.

9 mois.. Et si on faisait le deuxième ?

Aujourd’hui la petite Cadeaute a 9 mois… et la varicelle. Déjà 3/4 d’année… Je sais que ça fait cliché mais c’est fou comme le temps passe vite. Ce temps qui me paraissait si long pendant que j’étais en attente du +.

Hasard du calendrier, c’est aujourd’hui aussi que j’ai rendez vous avec ma gyneco (celle qui a suivi ma grossesse, pas celle de PMA). Je ne l’ai pas revue depuis la visite du 9e mois de grossesse, car elle était enceinte et du coup absente à mon accouchement et lors du rendez vous post natal.

J’ai pris ce rendez-vous car je voulais refaire le point avant de me lancer dans les essais pour numéro 2 à partir de cet automne.

Puminou est très pressé qu’on relance les essais, il m’en parle depuis que la Cadeaute a 4 mois. Moi, j’étais un peu moins pressée…  (mais ça commence à me titiller sérieusement depuis 1 mois). Mais pas avant septembre! D’une part parce que mon passage en libéral nécessite que je ne m’arrête pas de suite si je veux avoir un minimum de revenus. D’autre part ma collègue est en essai depuis plus d’un an et j’aimerais que ça marche pour elle avant moi et surtout qu’on ne soit pas enceintes en même temps.

Oui, j’aimerais me payer le luxe d’essayer de programmer ma deuxième grossesse. Ça peut paraitre naïf mais je veux y croire. Croire qu’une grossesse naturelle peut arriver, qu’elle arrivera dans un délai raisonnable.

Après tout, je suis en infertilité inexpliquée, j’ai eu des grossesses naturelles avec fausses couches précoces. Et la grossesse m’ a peut être réparée. J’ai conscience que certaines d’entre vous vont peut être bondir face à tant de clichés et je m’en excuse. Mais que voulez vous, depuis que j’ai eu mon Joli Cadeau, j’ai repris confiance en mon corps et j’ai envie d’espérer et de croire que la vie peut offrir des jolies surprises. En fait, s’il y a une chose que la grossesse a réparé c’est ça : j’ai repris confiance et espoir.

Bien sûr s’il faut repasser par la PMA, nous irons sans aucune déception et on se donne 1 an d’essai naturel avant de relancer la machine sauf si ma gyneco trouve qu’il faut aller plus vite. La bonne nouvelle c’est que mon AMH n’a pas baissé depuis 2 ans et mon bilan hormonal est parfait. Reste l’endométriose légère et c’est cette question que je veux poser à ma gyneco. Faut il refaire des examens ? En combien de temps réapparait l’ endométriose ? Le fait que j’ai moins de douleurs pendant les règles me semble un bon signe, mais peut elle évoluer à bas bruit?

Quoiqu’il en soit j’ai conscience de mon énorme chance d’avoir mon bébé depuis 9 mois et de pouvoir la voir grandir et évoluer chaque jour. Il y a 9 mois, ma vie changeait et le fardeau de l’infertilité s’allégeait enfin…Puisse votre fardeau s’alléger rapidement pour vous toutes encore sur le quai.

Des nouvelles…

Comme Zapette me l’a gentiment fait remarqué, je n’écris plus beaucoup… Je risque donc de perdre des followers et je dois donc réagir.

Que dire…

La petite cadeaute a maintenant 6 mois 1/2 et j’ai arrêté l’allaitement hier. J’ai beaucoup aimé l’allaitement et j’ai réussi un allaitement exclusif en tirant mon lait jusqu’à 5 mois1/2. C’était mon objectif et c’est ma fierté personnelle (sans juger celles qui ne font pas ce choix bien entendu). Mais depuis quelques semaines il est évident que la cadeaute trouve le biberon plus interessant. Ca coule plus vite et ça permet de regarder le chat, le papa, les jouets tout en mangeant… C’est une vraie curieuse qui boit la vie de son regard pétillant. Alors j’ai décidé de la sevrer et finalement ça me convient bien aussi.

Notre cadeaute est toujours aussi facile à vivre : elle rit beaucoup, aime toucher à tout et surtout balancer tout par terre. Elle surkiffe le chat qui ne le lui rend pas très bien. Elle adore manger : que ce soit, les purées, les compotes, le lait, les yaourts… Elle commence à reconnaitre les visages et à se cacher contre nous quand elle est inquiète mais ça ne dure jamais très longtemps.

Me concernant je suis passée en libéral mais c’est un peu un non-évènement car mon travail est exactement le même, c’est juste que j’ai un comptable et que ma fiche de paie est une surprise chaque mois. J’ai eu mon retour de couche et je pense qu’on recommencera les essais pour un numero 2 en septembre en commandant le même modèle que la Petite Cadeaute.

Puminou est un papa très attentif et très câlin avec sa princesse. On verra s’il sera aussi ravi de se lever les weekends pour donner le premier biberon maintenant que ce n’est plus mes seins qui assurent le premier repas.

 

 

Enfin dernier paragraphe sous forme d’hommage pour Doris, ma sage-femme liberale qui nous a quitté brutalement à 62 ans la semaine dernière :

Tu étais une personne exceptionnelle, lumineuse, passionnée par ton métier. Merci pour ta présence, ton accompagnement. Grâce à toi, j’ai repris confiance en mon corps en sa capacité à enfanter. Tu m’as donné l’envie et la force d’accoucher naturellement… une réconciliation avec moi-même.

J’aurais aimé vivre une deuxième grossesse et un accouchement entièrement et exclusivement accompagnés par toi, ça n’aura pas lieu… Je suis chanceuse de t’avoir connue et tu fais partie de l’histoire de notre Petite Cadeaute.

Merci et Adieu

 

 

 

Au revoir et Merci 2015

Voilà, ce soir on tourne la page de cette année 2015. Année qui a été sans conteste une des plus belles (la plus belle?) pour moi. Je mesure ma chance de pouvoir tourner la page d’une année sans ce pincement au cœur ressenti les années précédentes.

2015 avait commencé par ces 3  petits chiffres qui formaient un nombre plein d’espoir sur une simple feuille de papier. Puis cette grossesse si simple sans complications et pourtant accompagnée d’angoisses de voir le rêve prendre fin.

Puis la date magique, la plus belle de 2015, le 15 septembre, où nous avons enfin rencontré notre joli petit cadeau!

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Depuis nous vivons au rythme de ses sourires et même éclats de rire depuis quelques jours, de ses pleurs aussi, de ses babillages. Tous ces moments magiques parfois un peu trop tôt le matin. Je finis donc 2015, avec de la fatigue mais beaucoup de bonheur.

2016 sera l’année des premières fois : premières purées dans quelques semaines, premiers pas peut-être, premiers mots surement.

Ce sera aussi un passage en libéral pour moi, totalement indépendante mais moins de sécurité.

Voilà le moment de vous souhaiter pour 2016 : la santé, de l’espoir toujours, du bonheur surtout…

à toi qui es encore sur le quai à attendre ton petit bonheur, à toi qui restes sur le quai et qui ne l’attends plus, à toi qui le portes dans ton ventre en espérant très fort, à toi qui le portes dans les bras en mesurant ta chance, à toi qui espères un deuxième naturellement ou via la reprise de la PMA, à toi qui attends cet enfant déjà né là-bas qui espère une famille, à toi qui n’as pas de problème de fertilité mais qui viens parfois lire ce blog, à toi qui veux faire un enfant toute seule; à vous mes amis proches (qui ne lisez pas ce blog mais à qui je pense) en FIV pour cette fin d’année et pour qui je souhaite de toutes mes forces le bébé de 2016.