IAC 1

Voila, on a vu hier Dr bienveillante. Elle propose donc 2 ou 3 tentatives d’IAC dans un premier temps.
Il faut que l’indication soit validée par le staff et que nous ayons vu le biologiste avant. Le RDV étant prévu le 10 septembre, notre dossier devra être présenté au staff le 16 septembre. J1 prévu pour le 17 ou 18, ce sera donc une IAC sur le cycle d’octobre.
En espérant, que l’indication sera validée par l’ensemble de l’équipe. (Si ce n’est pas le cas, je change d’équipe). Dr bienveillante m’a en effet redit que les grossesse de fin 2013 début 2014 pourraient les faire tiquer mais qu’elle défendrait le dossier.
J’en ai profité pour lui reparler de ma crainte du retour de l’endométriose et de mes cycles qui raccourcissent et de l’AMH pas top pour argumenter.

Ensuite elle a fait un test avec une pipette pour voir si l’insémination se passerait bien : c’est bon, le col est aligné et facile à franchir.

A priori, on part sur une stimulation bifolliculaire avec du gonalF 75 ui et on rajoutera peut être du Cetrotide si l’ovulation est trop rapide ( rapport à mes cycles courts).
Utrogestan et aspegic en phase lutéale et test de grossesse 15j après.

Pour mes FC inexpliquées, Je lui ai parlé de M* tricelab suite à ce que j’ai pu lire sur vos différents blogs. Elle m’a dit qu’ils ne le proposaient pas dans le centre mais qu’ils ont leur propre test sur biopsie endometriale. ( non remboursé bien entendu). Elle va en discuter avec le type qui gère le protocole mais elle pense que je ne suis pas une indication pour l’instant sauf si cela se renouvelait ou en cas d’échec d’implantation de FIV.

Bon, il faut maintenant réussir la consultation biologiste et le staff pour débuter en octobre. J’avais espéré pouvoir débuter en septembre mais c’était sans compter mes cycles qui se raccourcissent …

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Histoires de vacances

Le miracle des vacances qui font tomber enceinte n’a pas eu lieu cette année non plus. En même temps nous avions expérimenté à 3 reprises les vacances paradisiaques, les destinations exotiques et les destinations de charme sans succès. Alors ce n’est pas cette fois-ci que ça  allait marcher. Car cette année, étant nouveaux propriétaires et donc n’ayant plus de sous , nous sommes simplement partis faire le tour de la famille et des amis sur une semaine.

Ce fut quand même bien reposant et ça fait du bien de revoir tout le monde.

Sur la route de ma région natale, nous avons fait une pause à Poligny pour voir Sainte Colette (ayant appris récemment qui elle était grâce à Compoteen alors que j’ignorais son existence tout en habitant tout près pendant des années). Bien qu’étant croyante, je ne suis pas particulièrement adepte des pélérinages mais cette étape en couple nous a fait du bien. Sachez qu’ une belle bougie brûle pour nous tous et toutes dans la chapelle de Ste Colette : pas pour un miracle mais pour témoigner de notre combat et garder espoir.

bougie

Ensuite on est allé acheter du vin d’Arbois, autre grande spécialité de Poligny.

Ensuite, nous avons passé 4 jours chez mes parents, à faire du vélo, manger du fromage, voir les grand-mères, les oncles et tantes. Un soir, nous avons mangé avec mon oncle et ma tante qui n’ont pas eu d’enfants. Au début ils n’en voulaient pas  et ensuite ils auraient dit qu’ils ne pouvaient pas en avoir, aux dires de mes parents. Je n’en ai jamais parlé avec eux. Lors de ce repas, nous avons parlé des travaux de leur maison. Ma tante a alors dit qu’ils viennent de faire un dressing dans la chambre « qui aurait été celle de leur enfant ». C’est la première fois qu’elle me parle de cet enfant qu’ils ont espéré. J’ai voulu lui parlé de notre histoire mais mes parents étant là je n’ai pas osé avancer sur ce terrain intime qui aurait pu les gêner. Un jour peut être, en tête à tête, je lui en parlerai.

Enfin, nous sommes allés en Suisse voir des amis. La météo étant capricieuse, l’après midi, nous nous sommes rabattu sur le musée d’histoire naturelle de Bern. J’ai compris pourquoi la cigogne n’arrivait pas :

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Elle est empaillée au musée…  😉

Nous voici donc de retour, chez nous. Le chat a visiblement trouvé dur la séparation d’une semaine et est plus câlin que jamais. Un vrai pot de colle, il a dormi toute la nuit entre nous.

Cet après midi nous allons poser le parquet flottant dans la chambre qui devrait être sera celle de notre enfant.

Vendredi nous avons RDV avec le gyneco puis dans 10j avec le biologiste pour entrer officiellement en PMA.

PS : grosse pensée pour monpetitseb et zelda : la bougie de Poligny ne fait malheureusement pas de miracles mais elle brille pour redonner de l’espoir!

Merci Gogole !

Grâce à ce merveilleux moteur de recherche, vous pouvez me rejoindre en tapant ces quelques mots :

– hypnose érotique : comment dire…. Je ne crois pas que ma sage femme fasse ce genre d’hypnose. En même temps, ça pourrait être plus qu’utile pour faire des bébé quand la libido baisse du fait de la PMA. Promis je lui demanderai à la prochaine séance.

– ça fesait longtemps…. que tu n’as pas ouvert de Bescherelle. Je te conseille la page du verbe faire à l’imparfait. Nul n’est parfait. ( j’ai quand même vérifié que j’avais mis la bonne ortograf dans mon post)

– la dilatation : alors pas du col de l’utérus c’est loin de me concerner!, et si mon ventre se dilate c’est à cause du gras!

– les pingouins volent : et oui et ils ont des genoux, tout le monde sait ça. Mais pour le remplacement de cigogne, ils sont pas vraiment plus efficaces!

– madame j’veux pas y aller : moi non plus! Alors on reste chacun chez soi?

– déménagement la cigogne : c’est une vraie société de déménagement apparemment. Vous croyez qu’on peut leur demander de nous déménager des bébés : genre ils les prennent à des mauvais parents et les déposent chez des PMettes?

– faire part et chouette faire part : j’espère que le mien vous a plu. Je vous autorise à utiliser ce modèle parfait pour un J1 de PMette aigrie.

– pas une seule requête PMA, endométriose, fausse couche mais ectropion, frottis. C’est très obscur pour moi le pourquoi du comment du fonctionnement de ce moteur de recherche.

Allez je fais mon sac pour partir en vacances !

De l’autre côté du miroir

Je voulais vous parler de mon ressenti en tant que médecin qui passe du côté des soignés.

Qu’est ce que ça fait d’être patiente avec un point de vue de médecin?

1) Le médecin « malade » et l’hypocondrie

Bien entendu, je ne me considère pas comme vraiment malade, mais plutôt ayant un dysfonctionnement. Mais bon un médecin, c’est forcément en bonne santé non?

Il faut quand même savoir que la plupart des étudiants en médecine passent par une phase d’hypochondrie et d’angoisse quand ils apprennent l’existence de nouvelles maladies toutes plus sympathiques les unes que les autres.
J’ai connu cette période où je me palpais les ganglions à la recherche d’une maladie grave mais rapidement j’ai su surmonter cette peur. Mon corps ne m’avait jamais trahi et je ne suis pas vraiment du genre à m’écouter.

Et puis on m’a diagnostiqué l’endométriose, légère certes, mais quand même là alors que je pensais avoir seulement des symptômes normaux lors de mes règles.
Avec ce diagnostic, j’ai commencé à douter et à craindre un nouveau sale coup de mon corps. Revoilà les angoisses enfouies : Je ne maitrise plus ma bonne santé. Je recommence à observer mes grains de beauté, à m’inquiéter pour des petits signes anodins. Le médecin est un très mauvais malade c’est bien connu.

2) Idiopathie

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Les médecins qualifient d’idiopathiques les maladies ou symptômes dont on ne connaît pas la cause. Ce terme recouvre des maladies bien définies pour lesquelles la science reste impuissante à trouver une origine mais aussi des symptômes inexpliqués par les examens poussés (on ne trouve aucun dysfonctionnement d’organe ou de tissus). C’est dans ces cas là qu’on propose souvent d’explorer la piste psychosomatique.

Il se trouve que de par ma spécialité, je vois beaucoup de patients avec des symptômes inexpliqués. Et après m’être torturé les méninges, je suis parfois souvent en échec et je leur suggère de creuser la piste psy ( ce qui n’est pas toujours bien accepté par les patients).

J’ai eu la joie d’être étiquetée infertilité idiopathique puis fausse couche inexpliquée. Je comprends donc mieux maintenant combien c’est dur de ne pas avoir une explication pour ses problèmes. L’aspect psychosomatique est loin d’être la seule réponse  et est difficilement acceptable quand on est concerné. Je pense qu’il faut juste accepter que la médecine ne peut pas tout expliquer  mais seulement éliminer les maladies ou anomalies qu’elle connait.

3) Rapport soignant-soigné

bande pas dessinéeCe rapport est bien entendu biaisé car la plupart des soignants qui s’occupent de moi sont au courant pour mon métier voire me connaissent personnellement. J’ai donc souvent la chance d’avoir de petites attentions mais j’essaie de ne pas abuser : résultats rapides, RDV décalés pour m’arranger.

Dr Bienveillante, ne me connaissait pas personnellement avant de s’occuper de moi mais j’avais pris rendez-vous avec elle via la messagerie hospitalière et d’emblée elle a su ce que je faisais dans la vie. Toutefois, quand je la consulte c’est sous mon nom de femme mariée qui est différent de mon nom d’exercice (je n’ai pas rapproché les 2 noms car ça aurait été trop long et j’adore avoir une double vie comme un super héros). Donc quand je l’appelle et me présente par mon nom de jeune fille : elle tilte tout de suite. Mais en consultation, ne voyant en premier que mon nom d’épouse, en général elle met du temps à faire le lien ( surtout la première année, depuis 6 mois, j’ai l’impression qu’elle me reconnait enfin physiquement). Je me suis donc bien rendue compte de la sensation d’anonymat que la plupart des patients décrivent. C’est franchement dur quand on doit  raconter pour la 5e fois toute son histoire (parfois douloureuse), alors que tout est écrit dans le dossier et qu’un rapide coup d’œil aurait pu suffire.  Moi je relis toujours mon dernier courrier avant de recevoir un patient pour éviter les gaffes et les oublis. Et je fais encore plus attention depuis que j’ai vécu ça.

Avec les infirmières et sages femmes, qui m’ont reçue, j’ai toujours eu un très bon rapport, elles m’expliquaient toutes les procédures comme si je ne connaissais rien et j’ai trouvé cela super rassurant.

Autre chose, sous prétexte que je suis de la partie, les médecins ont tendance à me parler statistiques, résultats d’études et protocoles, alors que j’aimerais entendre des messages plus personnels du genre : « j’ai une patiente qui a eu la même chose », « j’ai confiance », « ça va bien se passer ». Moi, les statistiques ça ne m’a jamais parlé, d’ailleurs je ne retiens pas bien les chiffres. En revanche, l’expérience personnelle, je trouve cela rassurant. Toutefois, je pense que ça dépend des personnes.

4) L’administration

S’il y a un domaine où on vous fait comprendre que vos bons et loyaux services fournis à l’hôpital pendant de nombreuses années – sans compter ses heures et sous-payés par rapport à l’effort fourni – ne servent à rien, c’est bien dans l’administration hospitalière. Donc à ce sujet, mon avis sera celui d’un patient lambda sans aucun privilège.

Je voudrais un rendez-vous : « appelez le secrétariat » occupé en permanence. Ouverture de 9h à 12h, 14h à 17h mais déjà fermé à 16h30.

Le prochain rendez-vous : « dans 2 mois. »  « Ah d’accord mais on m’a dit de venir à J21, je fais comment pour calculer dans 2 mois? » « Voyez directement avec le médecin au secretariat n°2 » qui lui aussi est toujours occupé.

J’ai besoin d’étiquettes à chaque rendez-vous : faites la queue 45 min avant votre RDV, devant 3 agents en train de papoter et prenant leurs pauses à heure fixe quelque-soit le nombre de patients en salle d’attente. Si par désespoir et par peur de manquer ce rendez vous attendu, tu te pointes devant le bureau de consultation avec ta planche d’étiquette de la semaine dernière (parce qu’il te reste 15 étiquettes après chaque passage), c’est très très mal et tu te fais disputer.

Votre carte vitale n’est pas à jour, vous n’avez pas de médecin traitant : « mais si je vous jure, je viens de l’actualiser et je me suis autodéclarée médecin traitant, il y a 6 mois ». « C’est pas vrai, c’est pas mon problème, payez un supplément tout de suite. »

Et encore, je connais le système, je sais où se trouvent les différents services, j’ai accès à l’annuaire secret de l’hôpital et j’ai le mail perso de mon doc. J’imagine la galère pour les autres.

5) Pudeur

C’est un sujet que je vois revenir régulièrement dans les blogs PMA, cette sensation de perdre toute pudeur. Et j’ai l’impression que c’est difficile et un sujet sensible pour beaucoup de PMettes.

Personnellement, je n’ai pas eu du tout ce sentiment de gène que certaines décrivent. Pourtant, je ne suis pas du tout exhibitionniste ou naturiste, et j’avoue que mon corps me met souvent mal à l’aise. J’aime pas être en maillot sur la plage sans paréo ou en jupe courte ou en vêtements moulants.

Mais quand je suis une patiente, je ne vois que le médecin qui fait son boulot. Même si la zone examinée est intime, cela devient pour moi un organe de mon corps totalement dépourvu de son caractère érotique si je puis dire.

Quand j’examine un patient, jamais je pense « il est  gros…, ses fesses tombent…, je vois ses parties intimes… ».  Je vois un surpoids, des signes cliniques, des organes malades ou sains. J’essaie toutefois d’être le moins intrusif possible, de couvrir les parties nues après l’examen et je demande la permission avant de m’approcher de « zones sensibles » mais cela reste un acte technique sans aucun jugement de valeur.

Parce que j’ai cette expérience du point de vue du médecin sur le corps du patient, je pense que je vis beaucoup mieux que certaines cette intrusion dans mon intimité. Bien entendu, je m’en serais bien passé de ces examens répétés mais j’ai un problème et je suis devenue une patiente.

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Reste l’étape suivante, celle des traitements de PMA. Car pour l’instant à part des vitamines et vasodilatateurs sans grandes conséquences en cas d’oubli, j’ai pas pris grand chose. Quel type de patiente vais je devenir? Celle qui est obsédée par les effets secondaires et qui doute, celle qui oublie des traitements (ça m’étonnerait), la docile qui obéit à son médecin ? La suite au prochain épisode.

 

Super tata !

Voilà le temps des vacances et quand on habite dans le Sud, on a beaucoup de visites.
Nous avons donc eu la visite de nos frères et sœurs et de leur progéniture.
De quoi jouer à super tonton et super tata, faute d’être super maman et papa.

Tout d’abord, ma sœur, son copain et bébé-soleil. Il est vraiment super mignon et a déjà 6 mois (ça passe tellement vite… et dire que moi je n’ai pas avancé d’un poil). J’en ai bien profité : biberons, petits pots, câlins et sourires. C’était super sympa. Il porte divinement bien le petit ensemble que je lui acheté. En revanche, il a trouvé la mer un peu froide.

Ce week-end, c’était le tour de mon beau frère et de ses 3 enfants ( 7 ans, 5 ans et 2ans1/2). C’est très différent : beaucoup de bêtises à gérer. Ils ont entrepris de laver l’ensemble des cailloux du jardin dans la piscine, ont barboté pendant 2 heures dans la même piscine qui est d’ailleurs devenue verte et ont apprécié nos hamburgers au barbecue. Ensuite on est allé à la fête du village, on leur a payé un tour de manège et on a assisté au lâcher de taureau dans les rues. Je pense qu’ils ont passé un chouette moment. Nous aussi, mais on n’a pas eu beaucoup de câlins quand même.

Moralité : C’est mieux quand c’est des bébés les neveux et nièces, et quand c’est le fils de sa soeur mais je les adore quand même les 3 petits monstres 😉