Liras-Tu un jour ce blog ?

Toi ma fille qui s’agite en moi, qui dessine des collines sur mon ventre…

Toi qui va bientôt rejoindre nos bras après 42 mois d’attente …

Cette question c’est ton papa qui me l’a posée il y a quelques jours.

Il me demandait si j’écrivais toujours, sur ce blog que j’avais créé avant tout pour exprimer mon trop plein de sentiments dans l’attente, en ton absence. Un blog que je ne considérais pas comme spécialement intéressant pour les autres mais qui me permettait d’échanger avec la formidable communauté des PMettes.

Ensuite ton papa m’a demandé ce que je ferai de ces mots abandonnés sur le Net, le jour où je n’écrirai plus. Il pense que je devrais les imprimer pour que ces mots restent dans l’histoire familiale en transmission aux prochaines générations. J’avoue que je n’y avais pas encore réfléchi. Dans la famille de ton papa, il est habituel d’écrire ses mémoires mais pas dans la mienne. J’ai toujours pensé que pour écrire, il fallait avoir des choses intéressantes à raconter.

Ce blog c’est un peu ton histoire, beaucoup mon coeur mis à nu. L’histoire de ta venue, tu la connais déjà car je te la raconte et je te la raconterai encore quand tu grandiras et que tu pourras la comprendre. Auras-tu envie de lire les moments de désespoir et de souffrance de ta maman ? Voudras-tu rentrer dans mon intimité, aurais-je l’envie de partager cela avec toi, avec tes frères et soeurs, tes enfants ensuite ? Me trouveras-tu indécente d’avoir partagé tout cela sur le Net avec des inconnus ? Mais pour moi ce ne sont plus des inconnus, ce sont des gens qui m’ont fait du bien par leurs commentaires, qui m’ont accompagnée pendant ce long chemin jusqu’à Toi.

Si je décide de partager ce blog avec toi, est-ce-que je te confierai tous les posts ou seulement des morceaux choisis? Ce serait un peu tricher si je sélectionnais les articles les plus flatteurs. Alors je pense que je te livrerai l’intégralité ou rien.

Pour l’instant, j’apprécie toujours d’écrire sur moi, sur toi, sur nous bientôt. Le jour, où je n’aurai plus besoin ou plus envie d’écrire, je sauvegarderai ces mots et un jour peut-être je te parlerai de leur existence.