J’aimerais te souhaiter encore ta fête, maman…

Cette année, la fête des mères entraîne en moi des sentiments ambivalents. Je suis doublement maman et si fière et heureuse de l’être. J’aime mon rôle de maman meme si j’estime que je ne suis pas  » une maman avant tout », j’adore mes deux enfants!

D’un autre côté, c’est ma première fête des mères sans ma maman. Avec la chute des hormones et le matraquage publicitaire, c’est un peu dur pour moi.

Il y a quelques jours, Cadeaute jouait avec son faux téléphone et disait Ayo Papa, Ayo Maman, Ayo Mamie, Ayo Papy et Ayo Papé. Elle ne disait pas Ayo Mamé et là j’ai pris conscience que ma maman ne faisait plus partie de son petit monde bien qu’on lui parle d’elle et qu’on lui montre les photos. C’est ce qui est le plus difficile… se dire qu’aucun de mes enfants n’aura de souvenir d’elle alors qu’elle etait et aurait été une grand-mère tellement super.

Je rêve énormément d’elle en ce moment et de manière très réaliste… l’allaitement y est pour quelque chose je pense car je me souviens avoir eu beaucoup de rêves lors de mon premier allaitement. Mais ça me perturbe pas mal au réveil.

En ce jour de fête des mères, j’ai donc une pensée toute particulière à celles qui tentent de devenir mère et à ceux et celles qui n’ont plus leur mère.

Naissance du Cariboutchou

Il y a tout juste une semaine à la date précise du terme, Cariboutchou est arrivé dans notre famille. Comme sa grande soeur, il a su profiter jusqu’au bout du SPA confortable…

J’ai toutefois mieux vécu les derniers jours d’attente car je m’attendais à aller jusqu’au terme vu ma première grossesse. Il y a eu quelques épisodes de faux travail la dernière semaine qui m’ont quand même fait espérer une issue plus rapide et qui ont du coup été suivis de déception à l’arrêt des contractions.

Finalement j’ai commencé à contracter le 15/05 de façon douloureuse à 22H30. Vu l’augmentation rapide de la douleur et de la fréquence malgré un bain (rempli d’eau chauffée à la casserole par Puminou pour cause de grève parfaitement inapropriée du chauffe-eau), nous avons pris  le chemin de la maternité à 23h30. Nous laissons Cadeaute à la garde de mon papa qui est arrivé quelques jours avant.

Arrivée à la clinique à minuit je suis accueillie par ma sage-femme libérale et par Ptbichon que j’ai tirée de son lit. Je suis déjà dilatée à 5 et donc on passe en salle physiologique baptisée du nom de la sage-femme qui m’avait suivie lors de la grossesse de Cadeaute et qui nous a quitté depuis.

Après un travail rapide que j’ai géré facilement au ballon et en étirement, je sens l’envie de poussée. J’ai l’impression que la tête descend et remonte à chaque poussée et je désespère un peu. Heureusement, je suis bien entourée avec Puminou, Ptbichon et ma SF qui m’encouragent. Finalement la poche rompt en éclaboussant mes SF et mon Cariboutchou sort après 3-4 poussées supplémentaires à 2h12.

Je découvre mon petit garçon que je trouve très différent de sa grande soeur tant sur le plan du physique que du caractère. Je tombe immédiatement sous le charme de ce petit bonhomme.

C’est un pépère tout tranquille, qui tète comme un chef sans s’énerver depuis le premier jour là où sa soeur était très tonique et s’énervait sur le sein.

Il a pris sa place tout naturellement dans notre famille et c’est comme s’il avait toujours été là. Cadeaute est très maternante et peu jalouse. Elle demande juste un peu plus de câlins que d’habitude. Elle s’inquiète quand il « pieure », vient me chercher pour que je lui donne « miam miam » et essaie de lui enfoncer la tétine de force dans la bouche qu’il recrache aussi vite.

Je me suis remise très vite de cet accouchement contrairement au premier. Je suis sortie après 48h et je me sentais en forme à part quelques douleurs du bassin. L’allaitement se passe super bien et je suis beaucoup plus détendue vis à vis de la prise de poids. L’expérience doit jouer. Nous sommes sortis en ville le samedi et je me suis moi même surprise en m’entendant dire que Cariboutchou  que je portais en écharpe avait 4 jours seulement. Sur le plan du moral, je suis comblée d’avoir une si belle famille mais j’ai ce sentiment de tristesse de ne pas pouvoir partager cela avec ma maman, elle qui adorait les nouveau-nés.

Voilà pour les dernières nouvelles de la famille Margouilla qui est très heureuse et qui souhaite plein de bonheur à ses lecteurs.

mains