9 mois.. Et si on faisait le deuxième ?

Aujourd’hui la petite Cadeaute a 9 mois… et la varicelle. Déjà 3/4 d’année… Je sais que ça fait cliché mais c’est fou comme le temps passe vite. Ce temps qui me paraissait si long pendant que j’étais en attente du +.

Hasard du calendrier, c’est aujourd’hui aussi que j’ai rendez vous avec ma gyneco (celle qui a suivi ma grossesse, pas celle de PMA). Je ne l’ai pas revue depuis la visite du 9e mois de grossesse, car elle était enceinte et du coup absente à mon accouchement et lors du rendez vous post natal.

J’ai pris ce rendez-vous car je voulais refaire le point avant de me lancer dans les essais pour numéro 2 à partir de cet automne.

Puminou est très pressé qu’on relance les essais, il m’en parle depuis que la Cadeaute a 4 mois. Moi, j’étais un peu moins pressée…  (mais ça commence à me titiller sérieusement depuis 1 mois). Mais pas avant septembre! D’une part parce que mon passage en libéral nécessite que je ne m’arrête pas de suite si je veux avoir un minimum de revenus. D’autre part ma collègue est en essai depuis plus d’un an et j’aimerais que ça marche pour elle avant moi et surtout qu’on ne soit pas enceintes en même temps.

Oui, j’aimerais me payer le luxe d’essayer de programmer ma deuxième grossesse. Ça peut paraitre naïf mais je veux y croire. Croire qu’une grossesse naturelle peut arriver, qu’elle arrivera dans un délai raisonnable.

Après tout, je suis en infertilité inexpliquée, j’ai eu des grossesses naturelles avec fausses couches précoces. Et la grossesse m’ a peut être réparée. J’ai conscience que certaines d’entre vous vont peut être bondir face à tant de clichés et je m’en excuse. Mais que voulez vous, depuis que j’ai eu mon Joli Cadeau, j’ai repris confiance en mon corps et j’ai envie d’espérer et de croire que la vie peut offrir des jolies surprises. En fait, s’il y a une chose que la grossesse a réparé c’est ça : j’ai repris confiance et espoir.

Bien sûr s’il faut repasser par la PMA, nous irons sans aucune déception et on se donne 1 an d’essai naturel avant de relancer la machine sauf si ma gyneco trouve qu’il faut aller plus vite. La bonne nouvelle c’est que mon AMH n’a pas baissé depuis 2 ans et mon bilan hormonal est parfait. Reste l’endométriose légère et c’est cette question que je veux poser à ma gyneco. Faut il refaire des examens ? En combien de temps réapparait l’ endométriose ? Le fait que j’ai moins de douleurs pendant les règles me semble un bon signe, mais peut elle évoluer à bas bruit?

Quoiqu’il en soit j’ai conscience de mon énorme chance d’avoir mon bébé depuis 9 mois et de pouvoir la voir grandir et évoluer chaque jour. Il y a 9 mois, ma vie changeait et le fardeau de l’infertilité s’allégeait enfin…Puisse votre fardeau s’alléger rapidement pour vous toutes encore sur le quai.

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1 mois {Attention post mièvre de MILK !}

1 mois que la Petite Cadeaute est entrée dans nos vies, et pourtant j’ai l’impression qu’elle en a toujours fait partie.

1 mois que nous partageons des moments formidables et que nous constatons ses progrès rapides : nous nous émerveillons de ses sourires, de ses regards, de ses moments d’éveils de plus en plus longs.

Il y a 1 mois nous ne la connaissions pas mais pourtant j’ai l’impression que ce ne pouvait être personne d’autre.

Je m’éclate à l’habiller, la regarder, la bercer, lui donner le sein, la voir grandir.

L’allaitement n’ a pas été facile au début avec l’angoisse de la mauvaise prise de poids. Maintenant je suis plus détendue et je me focalise moins sur le poids car je vois qu’elle va bien. J’ai de la chance car je n’ai aucune crevasse. Le rythme des tétées est très rapproché la journée, au point que j’ai l’impression d’avoir les fesses cousues au canapé.  Je tire mon lait le matin avant qu’elle se réveille pour faire un biberon que puminou se fait un plaisir de donner le soir. Avec ce gros biberon du soir, Cadeaute fait des nuits de 23h30 à 7h depuis ses 8 jours. Nous avons beaucoup de chance d’avoir eu un modèle qui fait ses nuits.

Sur le plan physique, je ne m’étais pas préparée à ce que les suites de couches (saignement et douleurs) durent aussi longtemps et pourtant je n’ai pas eu ni épisio ni déchirure. Je me sens vraiment bien que depuis 1 semaine. J’ai repris mon poids d’avant grossesse et mon appétit est décuplé du fait de l’allaitement. Il faut que je me contrôle si je ne veux pas trop grossir. Je reprends progressivement une activité physique…

Celui qui a le plus de mal à se faire au grand chamboulement c’est Gros Touffu notre chat ! Après l’avoir ignorée pendant 4 semaines, il commence à venir la renifler. Il fuit dès qu’elle pousse un léger cri ou qu’elle bouge une paupière. On sent qu’il est en manque d’amour en devenant pot de colle avec nous dès qu’elle dort, ce qu’il ne faisait jamais.

Je ne sais pas si je continuerai d’écrire car je n’ai pas grand chose de très intéressant à raconter maintenant et je ne veux pas blesser toutes celles et ceux encore sur le quai. Je pense toujours fort à vous et je suis tellement heureuse de lire les bonnes nouvelles d’octobre. Je continuerai de commenter et de croiser pour vous et je pense que je donnerai plutôt les nouvelles sur twitter.

Comme PtitBichon et la Reine m’ont cité pour les Blogger Recognition Award, j’écrirai encore un article et peut être d’autres plus tard, on verra.

Bises à toutes et tous.

Vêlage au naturel

Comme je vous en avais fait part ici, je souhaitais essayer d’accoucher sans péridurale dans la salle nature du CHU. Je m’étais préparée en conséquence et mon argument principal pour ce choix était de respecter la physiologie ce qui est censé améliorer les suites de couches.

Alors j’ai réussi à avoir l’accouchement que je souhaitais mais pour le côté physiologique des suites de couche, vous pourrez repasser.

Chose promise, chose due, je vous raconte mon accouchement.

Le lundi 14/09, je suis donc en dépassement de terme à 41SA+4. Ma soeur vient de débarquer avec sa famille (ils pensaient venir voir la cadeaute avant de prendre l’avion pour le vacances), mes parents doivent repartir dans 3 jours et je suis désespérée d’accoucher.

Ma soeur qui est sage-femme me propose d’imposer ses mains magiques sur mon ventre ! Je ne peux pas regarder « L’amour est dans le pré » ce qui m’embète bien puisque ça fait accoucher selon Miliette.

Vers 22h30 je commence à avoir des douleurs abdominales qui me semblent plutôt digestives mais il y a aussi quelques contractions qui durent 30 secondes et irrégulières.

Ma soeur me dit qu’elle aussi a mal au ventre : je me dit que ce serait bien le moment de faire une intoxication alimentaire en toute fin de grossesse.

23h30 je n’arrive toujours pas à savoir si j’ai des contractions ou des crampes intestinales mais je perds un gros caillot donc nous décidons de partir à la maternité pour savoir si c’est le travail qui commence et être surs qu’il n’y a pas de décollement de placenta. Je stresse à fond à cause de ce saignement.

Sur le trajet, je suis de plus en plus persuadée que je commence le travail. Je suis maintenant sûre que ce sont des contractions qui se rapprochent toutes les 8 à 10 min et ça commence à piquer un peu.

Arrivée à la maternité le 15/09 à minuit 30 : j’explique la situation et comme je ne suis pas pliée en 2 on me demande d’aller faire des étiquettes (on ne perd pas les bonnes habitudes 😉 ). Quand je reviens en salle d’accouchement, les SF me demandent si je souhaite toujours la salle nature, je réponds OUI si tout est OK pour vous. J’ai l’impression de signer ma condamnation !

Me voilà donc installée dans la salle nature pour un monitoring qui confirme que je contracte toutes les 7 minutes (je commence sérieusement à souffler à chaque vague). L’écho réalisée par l’interne ne retrouve pas de décollement de placenta (le caillot serait en fait le bouchon muqueux) et je suis à 2 doigts et demi. Verdict : début de travail, on me propose de me promener.

Il fait 25° dehors, le CHU est calme, les étoiles brillent dans le ciel selon Puminou mais moi je fixe surtout le sol toutes les 5 minutes en m’étirant sur les barrieres, au cou de Puminou. Après 30 minutes de marche et environ 300 m, je vomis sur le gazon du CHU (désolée pour le jardinier) et je sens un léger écoulement de liquide. Nous rentrons donc dans la salle d’accouchement (de toute façon j’ai de plus en plus de mal à marcher).

La poche des eaux est bien fissurée mais reste présente, je suis maintenant à 3 cm : je vais accoucher aujourd’hui !!!

S’ensuit la période de travail avec monitoring intermittent : je passe 30 à 45 minutes dans la baignoire : ça me soulage un peu au début puis je n’arrive plus à trouver une position.

Ensuite ballon avec massage du bas du dos fait par la super SF qui a ensuite montré à Puminou comment prendre le relais.

Je souffle à chaque contraction, parfois en gémissant, en faisant pschhhh (ce qui fait rire puminou) mais je n’ai pas crié… Je change souvent de position : je marche, m’accroupis, me mets à genou, me suspends aux lianes. En fait mes techniques de contrôle de la douleur marchent environ 1 heure et après je suis obligée de changer de position. Les examens réguliers montrent que le travail avance normalement. La poche des eaux se rompt vers 6 cm et l’intensité des douleurs augmente et j’ai de plus en plus de mal à gérer par le souffle sans pousser.

Vers 8h du matin, je n’arrive plus à souffler et je pousse à chaque contraction. Je me dis que si je ne suis pas à dilatation complète, je demande la péridurale. J’appelle la SF qui me dit qu’il n’y a plus de col et qu’on va s’installer. A ce moment là, je sais que j’ai réussi et que je tiendrai jusqu’au bout.

Pourtant je ne suis pas au bout de mes efforts. L’expulsion va durer 1h30, à pousser à quatre pattes puis accroupie suspendue aux lianes puis pour finir demi assise en tenant les cuisses. Bref toutes les positions ou presque y sont passées. Je suis à bout de forces mais la SF me rassure en me disant qu’on va y arriver que ça avance. Puminou me tient la tête.

9h38  : Je sens alors la tête qui sort puis les épaules puis j’attrape ma fille qui pleure de toutes ses forces. J’ai vraiment tout senti de la douleur au soulagement.

Nous avons ensuite fait du peau à peau pendant 2 heures, une première tétée. Je suis super fière de moi. Ma fille est la plus belle…

Le placenta met un peu de temps à sortir et je saigne mais finalement tout rentre dans l’ordre.

L’équipe médicale a vraiment été au top, en m’encourageant et me soutenant à fond.

Jusque là c’est l’accouchement rêvé.

Puis vient le moment de se lever, la tête me tourne et je perds connaissance. Je me réveille avec 10 personnes autour de moi, Puminou en pleurs avec la Petite Cadeaute dans se bras, moi j’ai juste l’impression de m’être endormie. Ma tension est basse. On me remplit par perfusion et on me fait manger mais je refais un deuxième malaise. Je suis complètement déshydratée. J’ai le droit à un examen cardiaque et neurologique, le gyneco verifie que le placenta est complètement parti par une écho.

C’est finalement 8 h après l’accouchement que je monte dans ma chambre et que je peux enfin me lever sans tourner de l’oeil.

Le bilan du lendemain montrera que je suis fortement anémiée et on me perfusera du fer.

L’autre problème de mes suites de couche a été l’allaitement. Après des premières tétées sans trop de problème, la cadeaute a commencé à s’énerver au sein et à le repousser. Elle en a même fait de la fièvre son 2ème jour. La pédiatre me dit qu’elle la trouve déshydratée et que le colostrum ne lui suffit pas. Du coup on commence des compléments, ce qui permettra de faire baisser sa fièvre. Mais ensuite c’est le cercle vicieux, elle perd du poids dès qu’on arrête les compléments et tête moins bien. Moi j’avais le moral dans les chaussettes de rester hospitalisée et de voir la petite se jeter sur les compléments en rejetant mon sein.

Nous sommes finalement sortis à J6 et à la maison tout va mieux, je lui donne le sein sans prise de tête, je tire mon lait et on donne quelques compléments quand elle s’énerve trop. La SF vient de passer et la prise de poids est bonne. Je vais contacter une conseillère en lactation pour la suite.

Pour résumer, mon projet d’accoucher sans péridurale était essentiellement motivé par la perspective de suites de couches réputées plus faciles et ça n’a clairement pas été le cas. Je n’en garde pas un souvenir intolérable parce que je pense que j’ai été bien préparée et que le travail a avancé normalement. Je  peux maintenant me la pêter et tout le monde m’admire pour cet accouchement (ça fait du bien à l’ego). Puminou me dit que j’ai été très très forte et ça me fait du bien de l’entendre. Je me dis qu’au moins j’ai évité les complications de péridurale vu que j’ai cumulé les autres complications.

Pour le prochain accouchement, je serai dans le même état d’esprit : tenter sans mais ne pas l’exclure complètement.

A celles qui sont tentées par cette expérience, je n’ai qu’une chose à dire : une bonne preparation à l’accouchement avec un papa investi et une équipe qui vous soutient sont indispensables.

Petite Cadeaute est née!

Juste un petit post pour les blogocops qui ne tweetent pas.

Apres 4 jours de rab dans le ventre de maman, la petite cadeaute a été déballée le 15/09 sans péridurale selon notre projet de naissance. Les suites sont un peu compliquées à base de perte de poids pour la petite, allaitement difficile et anémie pour Margouilla.

Nous sommes toujours à la maternité avec un moral un peu bas par moments mais la grande joie de tenir notre princesse dans nos bras.

A mon retour à la maison je vous raconterai le vêlage au naturel!

Liras-Tu un jour ce blog ?

Toi ma fille qui s’agite en moi, qui dessine des collines sur mon ventre…

Toi qui va bientôt rejoindre nos bras après 42 mois d’attente …

Cette question c’est ton papa qui me l’a posée il y a quelques jours.

Il me demandait si j’écrivais toujours, sur ce blog que j’avais créé avant tout pour exprimer mon trop plein de sentiments dans l’attente, en ton absence. Un blog que je ne considérais pas comme spécialement intéressant pour les autres mais qui me permettait d’échanger avec la formidable communauté des PMettes.

Ensuite ton papa m’a demandé ce que je ferai de ces mots abandonnés sur le Net, le jour où je n’écrirai plus. Il pense que je devrais les imprimer pour que ces mots restent dans l’histoire familiale en transmission aux prochaines générations. J’avoue que je n’y avais pas encore réfléchi. Dans la famille de ton papa, il est habituel d’écrire ses mémoires mais pas dans la mienne. J’ai toujours pensé que pour écrire, il fallait avoir des choses intéressantes à raconter.

Ce blog c’est un peu ton histoire, beaucoup mon coeur mis à nu. L’histoire de ta venue, tu la connais déjà car je te la raconte et je te la raconterai encore quand tu grandiras et que tu pourras la comprendre. Auras-tu envie de lire les moments de désespoir et de souffrance de ta maman ? Voudras-tu rentrer dans mon intimité, aurais-je l’envie de partager cela avec toi, avec tes frères et soeurs, tes enfants ensuite ? Me trouveras-tu indécente d’avoir partagé tout cela sur le Net avec des inconnus ? Mais pour moi ce ne sont plus des inconnus, ce sont des gens qui m’ont fait du bien par leurs commentaires, qui m’ont accompagnée pendant ce long chemin jusqu’à Toi.

Si je décide de partager ce blog avec toi, est-ce-que je te confierai tous les posts ou seulement des morceaux choisis? Ce serait un peu tricher si je sélectionnais les articles les plus flatteurs. Alors je pense que je te livrerai l’intégralité ou rien.

Pour l’instant, j’apprécie toujours d’écrire sur moi, sur toi, sur nous bientôt. Le jour, où je n’aurai plus besoin ou plus envie d’écrire, je sauvegarderai ces mots et un jour peut-être je te parlerai de leur existence.