Mère et Fille

Quelle relation singulière que celle d’une mère avec sa fille… J’en connais beaucoup qui disent ne pas s’entendre avec leur mère… Des mères déçues par leur fille… Des femmes qui préfèrent avoir des fils par peur de rejouer la relation avec leur mère… Certaines filles qui disent que leur mère est leur meilleure amie…

Ma relation avec ma mère était bonne sans conflit mais sans fusion non plus.

Elle donnait beaucoup d’amour à ses trois enfants et je n’ai pas eu l’impression qu’elle préférait le garçon ou les filles. Je partageais avec elle certains traits de caractères (aimer prendre des initiatives, organiser les choses, l’optimisme…) mais je suis moins patiente qu’elle n’était et j’exprime moins mes sentiments. Je savais que je pouvais venir lui parler de tout et que j’aurais toujours une oreille attentive et des gros câlins… parfois de bons conseils (je ne la remercierai jamais assez de m’avoir suggéré de m’inscrire sur le site internet où j’ai rencontré Puminou).

Bien sûr je lui ai reproché des choses : avoir autorisé à ma soeur des choses qui m’étaient interdites au même age… j’aurais aimé qu’elle m’accompagne vers plus de féminité à l’adolescence… sa façon de défier mes avis médicaux quand elle était malade et que je m’inquiétais pour elle…

Mes regrets aujourd’hui sont de n’avoir pas plus parlé de la relation mère – enfant avec elle. Comment elle avait vécu le fait de devenir mère, est ce qu’elle avait trouvé ça différent d’élever un garçon et des filles ? Est ce qu’elle se retrouvait dans ma façon d’être mère ? Bien-sûr nous avions parlé puériculture mais pas trop d’éducation car Cadeaute etait encore bien petite quand la maladie a frappé.

J’aimerais tant lui poser ces questions que je ne me posais pas avant son départ et qui tournent dans ma tête depuis.

Quelle relation vais je construire avec ma fille ? J’ai envie de lui transmettre mon indépendance et ma volonté. Lui dire que tout est possible, qu’elle fera ce qu’elle voudra et que je l’aimerai toujours quoiqu’elle fasse. Lui apprendre à être féminine mais pas séductrice, à aimer et à se laisser aimer, à croire en l’avenir même s’il paraît sombre. A aimer son corps et à le respecter. Je souhaite de tout mon coeur l’accompagner un jour dans sa propre maternité si cela est son désir.

Et avec mon fils ? ce sera différent car il n’a pas le même caractère que sa soeur, je le sens déjà.. pour autant ce ne sera certainement pas mieux ou moins bien. J’ai envie de lui transmettre le respect des femmes, le refus de la violence. J’aimerais qu’il ressemble à son père parce que j’aime sa façon d’être mais aussi qu’il se sente libre de s’écarter du modèle.

En fait j’aimerais être une aussi bonne maman que l’a été ma maman tout en faisant certaines choses différemment. J’aimerais avoir une fille et un fils qui me disent un jour que j’ai été une bonne maman même si tout n’a pas été parfait.

J’ai aimé être sa fille, j’aime être leur maman…

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Grossesse de Gertrude versus Grossesse PMEsque

En mettant de côté le contexte particulier de cette grossesse qui bien entendu retentit sur mon humeur et mon ressenti… Je vis cette deuxième grossesse de manière assez différente et je me pose des nouvelles questions.

Est-ce dû à la différence de « conception » ? Est-ce le lot de toute maman enceinte du numéro deux?

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Pour cadeaute, nous l’avons espérée et attendue pendant près de 3 ans; dont 2 ans et demi de désespoir, tristesse, inquiétude à chaque cycle et 3 fausses couches qui ont nettement retenti sur notre inquiétude des premières semaines de grossesse. Elle a donc été plus que désirée et chérie comme il se doit à son arrivée. Pour le Cariboutchou (surnom de mon petit 2), nous n’avons même pas eu besoin d’attendre, même pas un stress de DPO car je n’avais pas trop réfléchi à la date d’ovulation. Une grossesse en C1 avec un taux magnifique dès le retard de règles.

Alors mon esprit malade et moi se sont demandés si je l’aimerais autant. Alors pas de malentendu hein !! Cet enfant est désiré depuis longtemps… depuis qu’on se connait avec Puminou, on souhaite et on désire 3 enfants. La question est plutôt est ce que l’intensité de l’amour est corrélée avec la durée de l’attente. Cette crainte s’est très vite dissipée quand j’ai vu son petit corps tout formé de bébé se dessiner sur l’écran de l’échographie. L’élan d’amour que j’ai ressenti immédiatement pour ce petit être qui s’agitait a effacé toute incertitude. Je l’aime et je l’aimerai aussi fort !!!

Concernant les angoisses, le fait d’avoir déjà mené une grossesse à terme me rend nettement moins stressée. Bien-sûr je sais que rien n’est joué et que toute grossesse peut se compliquer mais je fais nettement plus confiance à mon corps pour mener cette grossesse à terme. L’angoisse de la fausse couche a été largement moins importante que pour ma première grossesse. J’ai nettement moins psychoté sur mes symptômes (taille des boobs ou nausées).

En revanche je trouve que je suis moins patiente vis à vis de ces mêmes symptômes. Je tolère nettement moins les nausées et je trouve qu’elles durent plus longtemps que pour Cadeaute alors que ce n’est probablement pas le cas. Le fait de ne pas pouvoir profiter pleinement de ma cadeaute jour certainement un rôle sur ce ressenti.

Puminou aussi s’est investi beaucoup plus vite dans cette grossesse et a parlé et touché rapidement le Cariboutchou alors qu’il avait beaucoup de réserve au début de la grossesse de Cadeaute.

Concernant les annonces, le contexte a fait que nous avons annoncé cette grossesse avant les 12 SA réglementaires et l’écho de T1 probablement pour adoucir l’annonce de la maladie de ma maman. Ceci dit je n’étais pas spécialement inquiète de l’annoncer en avance. Les gens sont contents pour nous mais me semblent pour la plupart surpris que je sois déjà de nouveau enceinte. la plupart connaissaient nos difficultés d’infertile et on a eu le droit à « ça arrive souvent, le deuxième arrive tout de suite parce que vous êtes moins stressés… »  C’est possible bien entendu mais je pense surtout que le corps garde en mémoire la grossesse et a plus de facilité à relancer la machine.

En parlant d’annonce il faut que je vous raconte une anecdote :

On était chez des amis de Puminou : 2 couples qu’on connait bien et qui connaissaient nos difficultés antérieures (on a toujours été très transparents sur la question) et 1 couple qu’on n’avait pas vu depuis longtemps et donc ne savaient rien. Puminou annonce que je suis enceinte et tout fier ajoute « et ça a marché du premier coup !! » Silence gêné autour de la table puis gros éclats de rire. Et moi de ramer pour dire : « c’est sûr que dit comme ça c’est bizarre »… et de raconter la PMA pour la première grossesse et cette grossesse obtenue rapidement.

En revanche, je suis toujours aussi protectrice vis à vis de ce début de vie : je continue à surveiller mon alimentation, à flipper à chaque prise de sang de toxoplasmose. Mais je porte quand même des choses plus lourdes telles que ma fille de 10kg500… et je lui fais des bisous même quand elle est malade … ça je peux pas m’en empêcher.

Par ailleurs, j’ai choisi un suivi par des sages femmes et un accouchement en maternité de niveau 1 en plateau technique avec ma sage femme car j’ai confiance en ma capacité d’accoucher et je ne ressens plus le besoin d’être absolument en CHU de niveau 3 pour me sentir en sécurité.

Donc voilà, cette grossesse se déroule de manière plus zen mais avec autant d’amour pour ce petit garçon qui grandit en moi (et oui, c’est un petit garçon à 98% de probabilité …)

 

J-7

J-7 avant cette écho que j’attends avec tellement d’impatience.

Celle qui dira si j’ai raison d’y croire.

Parce que oui, j’y crois même si j’ai conscience que c’est dangereux. Je regarde sur internet à quoi est sensé ressembler mon Petit Cadeau maintenant et à quoi il ressemblera à 7 SA+6 pendant l’écho. J’imagine notre annonce à la famille lors de l’anniversaire de BébéSoleil (mon neveu), 2 jours après l’écho. C’est un jeu très dangereux!!!!

Je me rassure avec mes symptômes : nausées qui sont plutôt à 10h et 17h que matinales, fatigue intense, seins douloureux. Je n’ai pas de saignement.

En même temps, j’ai cet énorme vice de relire les posts et forums de celles qui ont eu une FC ou un œuf clair. Je découvre que la plupart avaient aussi des symptômes de grossesse, et que ça ne veut donc rien dire.

Après je sais bien que si cette première écho est bonne, rien n’est joué, tout peut encore s’effondrer… Mais, j’ai la conviction que si je passe cette première étape, ça voudra dire que la roue a tourné.

Bref, rien de plus que des cogitations habituelles de PMettes en premier trimestre mais également consciente de sa chance d’être enceinte jusqu’à preuve du contraire.

Courage et pensées pour toutes celles et ceux qui reprennent les protocoles, celles qui viennent d’encaisser un échec (flipette en particulier) et celles en attente.

L’angoisse monte

Je viens vous embêter avec mon angoisse mais j’ai besoin de verbaliser.

J’attends mon résultat de contrôle de PDS et c’est toujours à ce moment là que je me suis pris la baffe les 3 dernières fois.

Hier j’ai eu quelques écœurements que j’ai voulu être rassurants. Mais depuis ce matin j’ai mal au ventre comme pour les règles.

Je suis au boulot et je tourne en rond… Il n’ y a pas beaucoup de malades, je scrute mon téléphone qui m’annoncera que les résultats sont en ligne.

Je viens d’ailleurs de recevoir un mail, c’est pas ça… mon cœur a fait un bond dans ma poitrine.

J’ai eu beau lutter tout le weekend, je n’ai pas pu m’empêcher de me projeter, de me dire que cette fois c’est la bonne…. Après tout, je prends l’Utro et l’Aspegic…

Je suis terrifiée à l’idée de découvrir un taux qui n’a pas assez monté.

Vite que je sache, pourvu que le cadeau soit toujours là!

En plein dans ma gueule

Je rentre, je découvre dans la boite au lettre une jolie enveloppe rose.

Je me dis « chouette, ma première carte de voeux ».

Je l’ouvre et je découvre ….

… un faire-part tout rose avec un joli bébé joufflu et souriant, une jolie petite fille avec son poids noté et son doudou à côté.

Pincement au coeur, vague de malaise qui revient alors qu’elle s’était éloignée, larmes aux yeux en pensant  » quand est-ce que j’aurai le droit de l’envoyer ce faire-part ? est-ce qu’il y aura seulement un jour où j’en enverrai un ? ».

Je l’ai quand même suspendu au frigo, en me disant que très vite il sera recouvert de cartes de voeux…

Rendez-vous en terre infertile

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J’adore l’émission Rendez-vous en terre inconnue qui va à la rencontre de peuples lointains, souvent inconnus, qui ont gardé un mode de vie traditionnel. On sent dans ce programme une vraie rencontre entre 2 mondes qui paraissent très éloignés mais finalement avec beaucoup de similitudes. Une expérience d’humanité, loin des clichés.

Parfois quand je pense à tous les clichés qu’on peut entendre sur les infertiles, je me dis qu’on devrait envoyer quelques-uns des bien pensants qui disent qu’il ne faut pas brusquer la nature, ceux qui assènent les vérités sans savoir ou les « manifestants pour tous » en terre infertile.

Qu’ils viennent vivre ne serait-ce qu’un cycle avec nous ! Découvrir les espoirs, les attentes, les désillusions qui font notre quotidien. Se prendre avec nous les baffes des J1, programmer des câlins sans envie, juste parce que c’est le moment.

Qu’ils testent les injections à heure fixe, les prises de tête sur les agendas pour les monitos, les rendez vous médicaux.

Est ce qu’ils arriveraient à faire ce pas vers notre monde?

Ça nécessiterait d’accepter la différence, d’être ouvert à la différence, à l’autre. Je sais que certains y arriveraient très bien, ceux qui nous accompagnent sans juger sans donner des pseudo conseils. Mais ces autres dont je parlais plus haut, je doute qu’ils arrivent à remettre en question leurs certitudes. C’est dommage!

Moi même, avant cette épreuve, je n’avais jamais été dans un monde à part, dans un groupe minoritaire. J’ avais aussi des certitudes et des préjugés sur certaines minorités, des avis tranchés sur certaines situations que pouvaient vivre les autres sans les connaitre, sans savoir.

Maintenant que je suis dans cette contrée des infertiles, méconnue d’une grande majorité, il me semble que j’ai un regard beaucoup plus ouvert sur les autres. Aujourd’hui, je me garde de juger ceux qui font tel ou tel choix dans des situations qui me sont inconnues car je sais ce que c’est que de paraître différent, d’être jugés sans chercher à connaître.

Est ce que vous aussi vous avez l’impression de vivre dans un pays lointain et inconnu du reste du monde ?

Gérer l’échec

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Deux choses m’ont amenée à réfléchir et écrire sur la question de l’échec :

-Tout d’abord un article sur un blog (je ne sais plus lequel, désolée)  il y a quelques temps où l’auteur partageait la lettre qu’elle avait envoyée à son gyneco. Dans cette lettre, elle y parlait de l’attitude de ce médecin qui l’avait blessée et évoquait la possibilité que cette réaction puisse être expliquée par le malaise du médecin face à l’échec. J’ai alors réfléchi à mes réactions de médecin face à l’échec.

– Ensuite, bien entendu mon premier échec en PMA, l’échec de l’IAC1.

Dans ma vie, j’ai eu la chance de ne pas connaitre beaucoup d’échecs. J’ai réussi mes concours du premier coup, obtenu le poste que je voulais, connu aucun échec amoureux…

En fait mon premier échec personnel c’est bien cette incapacité à donner la vie. Et contrairement aux concours où le travail permet d’augmenter les chances de succès, il n’ y a malheureusement rien que je puisse faire pour changer la donne.

En revanche, dans ma vie professionnelle, j’ai eu à gérer de nombreux échecs.

Echecs de diagnostic : désolée, je ne sais pas ce que vous avez, je ne peux pas expliquer vos symptomes.

Echecs de la science : c’est idiopathique, inexpliqué, on ne connait pas la cause

Echecs des traitements : vous ne réagissez pas correctement au traitement.

Echecs dans la relation médecin malade : le plus dur pour moi. Quand je ne réussis pas à convaincre un patient à suivre un traitement indispensable, quand un patient m’énerve et que je deviens moins empathique.

Mon attitude face à ces échecs est très variable. Bien sûr, je suis triste quand un patient ne répond pas aux traitements et que son pronostic vital est mis en jeu. Mais si je sais que je lui ai donné le meilleur traitement, j’accepte plus facilement d’être impuissante, que la maladie a été plus forte.

Je suis beaucoup plus mal à l’aise et stressée quand je suis en échec diagnostique, quand je ne comprend pas ce dont souffre mon patient et comment l’aider, quand je n’arrive pas à établir une relation de confiance médecin-malade. Dans ces cas là, il m’arrive de mal réagir en étant sur la défensive, de choisir de dire que c’est probablement psy même si je n’en suis pas sûre. D’autre fois, je prends du recul, j’avoue mon impuissance et j’essaie d’orienter le patient vers un confrère pour un autre avis, de proposer des prises en charges alternatives (osteopathie, acupuncture). J’essaie de tout faire pour que mon patient ne se sente pas abandonné mais parfois il est plus facile de dire : je ne peux rien pour vous.

Pour ma première IAC, j’ai assez bien vécu l’échec. Peut-être parce que je sais que j’ai tout donné, qu’on ne pouvait pas faire mieux…comme avec mes patients qui ont reçu le bon traitement pourtant inefficace.

En revanche, je vis toujours mal l’absence de diagnostic dans notre cas : pourquoi ça ne marche pas alors que tout est normal, pourquoi ces fausses couches inexpliquées? Et si ça venait vraiment d’un blocage psy, comme tout le monde semble le suggérer.

J’ai parfois peur qu’on ne trouve aucune raison à ces échecs, qu’on ne puisse donc rien faire pour y remédier. Peur qu’on me dise que la PMA a échoué sans qu’on sache pourquoi.

La seule chose dont je suis sûre c’est que je ne m’avouerai pas vaincue tant que je n’aurai pas joué toutes les parties. Je sais aussi que ce parcours aussi dur soit-il m’aide à mieux me connaitre et à mieux comprendre mes réactions face au stress et face à l’échec. Peut-être que je vais devenir un meilleur médecin grâce à ça.

Les petits couacs de mon IAC

Après vous avoir fait la description idyllique de ma première aventure PMA, un article pour vous parler des couacs. Mais de toute façon j’ai décidé que ce n’était pas grave, que ça ne changerait rien au résultat.

Vous voyez qu’on peut être une névrosée de l’organisation parfaite et se soigner !

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1/ D’abord il y a eu le coup du frigo

2/ Ensuite, le jour de mon deuxième monito, la dame des nétiquettes me demande si j’ai reçu ma validation de 100% pour la scanner dans mon dossier. Là, je me dis que je n’ai jamais rempli de formulaire mais je lui reponds non, peut être que c’est trop tôt. Elle me dit que c’est pas grave, je leur envoie dès que je la reçois.

Prise d’un grand doute, j’appelle le secrétariat de PMA et je leur demande si le formulaire de 100% a été envoyé par eux et quand? La gentille secretaire me répond que normalement la gyneco aurait dû me donner le formulaire signé le jour de ma consultation en aout et que je devais l’envoyer à l’assurance maladie.

Donc la demande n’a jamais été faite et je suis en pleine IAC…mais c’est pas ma faute, c’est celle de la gyneco !!!

La secrétaire m’a dit qu’elle va demander à la gyneco de me remplir le formulaire le plus vite possible et en l’antidatant. Pourvu que la sécu ne me demande pas de payer les 600euros de gonal F, les 400euros de cétrotide et le reste des examens en attendant. Je pourrai toujours prétexter que c’est la lenteur de l’administration française qui est en cause.

3/ J’avais prévu qu’on optimise l’IAC avec une soirée poney le soir ou le lendemain. Malheureusement le soir, puminou était trop fatigué par son offrande du matin, et le lendemain, je me suis endormie comme une masse à 21h… Un effet de l’Utrodegueu ?

Donc on compte uniquement sur la vélocité des spermatinous domestiqués.

4/ L’utrodegueu, justement qui me rend très somnolente à moins que ce soit l’effet des monitos matinaux?

Sur mon ordonnance il y avait marqué 1 gélule vaginale 3 fois par jour toutes les 8 heures dès le soir de l’IAC. J’ai obéi, sauf que…

Sur l’ordonnance (que j’ai rangée ce matin), c’est de l’Utro 200mg qui est prescrit alors que  je me suis rendue compte que je m’enfile du 100mg. Donc je suis à demi dose depuis avant hier soir.

Alors je vais passer à la bonne dose aujourd’hui en doublant les gélules mais bon c’est quoi ce pharmacien qui sait très bien compter quand je dois lui payer mes médicaments non remboursés mais qui n’est pas foutu de me donner le bon dosage.

Après une  panique de 10 minutes, j’ai cherché les posologies habituelles sur internet : doctissimarde, le Vidal et Pubmed (genre de bibliothèque avec tous les articles scientifiques médicaux en anglais) et j’ai lu que c’est 400 à 600mg et parfois seulement le sur-lendemain de l’IAC. Alors je pense que c’est pas si grave.

Non, je ne suis pas psychorigide ! Ok, j’aime quand tout marche comme prévu, mais bon DNLP s’est bien chargée de me faire comprendre que ce n’est pas toujours le cas. Alors je trouve que je gère pas si mal finalement.

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Le sale coup du frigo

Ou comment je me suis rendue compte que la PMA m’a rendue cinglée…

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Tout a commencé vendredi quand en rentrant du travail, nous nous rendons compte qu’il y a eu une panne d’électricité dans le quartier pendant 8 heures. L’électricité est revenue depuis 1 heure selon les voisins.

Nous ouvrons alors le frigo contenant le précieux Ovitrelle et le stylo de rechange de Gonal F. La question se pose alors de savoir si ces médicaments sont encore bons ou pas. Je décide de mesurer la température du frigo avec mon thermomètre de cuisine. Celui-ci affiche joyeusement 15°C dans le bac à légume.

Je conclue donc que l’Ovitrelle est mort et que je peux aller en racheter un autre. Pour le Gonal F c’est moins important car on peut le conserver 28 jours à température ambiant selon le Vidal.

Me voilà donc samedi matin à recommander (avec mon double d’ordonnance pour l’infirmière que je n’ai pas utilisé) une nouvelle boite d’Ovitrelle à la pharmacie qui peut me la fournir samedi après midi. Je voulais l’avoir avant lundi qu cas où j’en aie besoin lundi.

En la ramenant à la maison, je décide de remesurer la température du frigo par acquis de conscience car je ne le trouve pas beaucoup plus froid que la veille. Et à bien y réfléchir ça fait plusieurs mois qu’il n’est pas très froid et que les légumes pourrissent plus vite.

Mon ami le thermomètre affiche 14°C. C’est alors que je comprends que mon frigo a un problème et me voilà avec ma seconde boite d’Ovitrelle à conserver entre 4 et 8°C sans frigo fiable.

C’est là que j’ai commencé à pêter un câble. Je ne veux pas me piquer depuis 1 semaine pour rien, je ne veux pas que cette IAC foire parce que l’Ovitrelle est périmé, je n’ai plus d’ordonnance d’avance pour récupérer une troisième boite d’Ovitrelle. Bref, grosse crise d’angoisse et prise de tête alors que nos invités allaient arriver et je n’arrivais pas à penser à autre chose, à prendre du recul.

Heureusement Puminou a pris les choses en main : il a mis des plaques réfrigérantes du congélateur dans le frigo près de l’Ovitrelle ce qui a permis de baisser la température à 7°C.

Et aujourd’hui, on a amené le médicament dans le frigo de mes beaux parents pour le conserver en attendant le déclenchement. (Heureusement, ils habitent près de mon boulot).

On en est quitte pour racheter un nouveau frigo car de toute façon, PMA ou pas, il faut qu’on ait un frigo en état de marche. Merci la panne de courant qui nous a permis de nous rendre compte que notre frigo était défectueux.

La morale de cette histoire :

Il n’y a pas que le frigo qui n’arrive pas à garder la tête froide.

Je crois que je deviens folle car mon besoin de tout maîtriser a été mis à mal par ce bébé qui ne vient pas. Et la PMA, avec ces contraintes, d’horaire et d’utilisation des médicaments ne fait qu’empirer ma névrose d’hypercontrôle.

 

 

 

J’aime pas …

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  • Voir la tristesse dans les yeux de Puminou quand il s’amuse avec le bébé de mes amis
  • Ne plus me réjouir des weekends avec mes amis que je vois tous les 6 mois car cela me rappelle que la situation n’a pas bougé en 6 mois
  • Être obsédée par ce que boivent mes copines pour anticiper la prochaine annonce
  • Être plus grosse que ma copine qui vient d’accoucher
  • Pleurer sur la route du weekend parce que c’est encore un J1 et avoir l’impression de gâcher le weekend de Puminou
  • Mentir à mes parents en disant que j’ai passé un bon weekend
  • Quand Puminou me dit que peut être on n’aura jamais d’enfant
  • Quand gros touffu le chat miaule parce qu’il ne veut pas de câlin et que moi j’en veux un
  • Quand j’ai mal au ventre à J1
  • Les J1
  • Mes cycles qui raccourcissent
  • Me sentir coupable de souhaiter que mes amis n’aient plus de grossesse à m’annoncer
  • Fêter les anniversaires et avoir le droit de boire du champagne
  • Quand il pleut le lundi
  • Quand mes infirmières me disent qu’elles ont 5 jours de retard et qu’elles pensent être enceintes
  • Lire des mauvaises nouvelles sur la blogosphère
  • Lire trop de bonnes nouvelles d’un coup sur la blogosphère
  • Devenir pessimiste
  • Ne pas avoir d’enfant
  • Avoir peur d’être enceinte et de refaire une fausse couche
  • Faire une liste de j’aime pas

…  Demain, je ferai une liste de J’aime….