Fais dodo… s’il te plait, Fais dodo… Bordal !

Ça fait un moment que ce blog ne parle plus trop de PMA donc je me permets de parler de mes problèmes de maman en manque de sommeil… J’ai besoin de me plaindre et pis c’est tout!

Pour dresser le contexte, il faut vous avouer que Cadeaute est un génie du sommeil (du genre qui énerve les autres jeunes parents). Elle a fait des nuits de 6 heures au retour de la maternité et n’a jamais eu de retour en arrière. Bien sûr, elle se levait un peu tôt vers 6h puis petit à petit, elle s’est levée entre 6h30 et 7h.  Il y a eu des étapes un peu compliquées d’angoisses de séparation avec des couchers un peu plus long mais qui duraient maxi une semaine. Des réveils nocturnes en cas de maladie et quand elle perdait sa sucette mais sans aucun problème pour se rendormir ensuite. Le bébé idéal pour les parents gros dormeurs comme nous.

Pour Cariboutchou, on espérait très fort le même modèle. Et on y a cru. C’est un pépère tranquille la journée qui pleure peu. Rapidement, il n’a fait qu’un seul réveil par nuit et à 2 mois il faisait ses nuits complètes comme sa soeur…Donc un peu moins génial mais bon c’est un garçon… ;-p.  Nous étions donc très contents et sereins pour l’avenir.

Il y a 1 mois, pour ses 4 mois, il a eu un gros rhume avec toux et nez bouché et comme tout mec qui se respecte : « il était au plus mal ». Beaucoup de réveils, grognon. Ça a duré une bonne semaine puis ça s’est calmé avec à nouveau un seul réveil pour une tétée vers 4h30… c’était moins bien mais ça restait tolérable et je me disais que ça allait passer aussi. Mais non !!! C’est de pire en pire, maintenant on a systématiquement un réveil à 2 ou 3h puis un réveil vers 4-5h. Il n’a pas forcément faim car si je propose le sein souvent il tétouille et se rendort vite. Par contre il a systématiquement besoin d’un câlin (plutôt de maman dans l’idéal) et surtout il a beaucoup de mal à retrouver un sommeil profond quand on le repose dans son lit et se remet à pleurer 10-15 min après. Il réveille fréquemment sa sœur ce qui nous complique légèrement la tâche même si elle reste cool et se rendort souvent avec un verre de lait si c’est avant 5h30… sinon la nuit est finie pour tout le monde…

J’ai essayé de dormir avec lui dans la chambre d’amis en cododo, ça a marché la première fois mais cette nuit dès que je m’éloignais un peu dans le lit pour pouvoir dormir plus tranquillement, il se réveillait. Le paradoxe est qu’il s’endort seul facilement le soir et en journée.

Alors j’avais pas mal de patience jusqu’à maintenant, (plus que son père qui s’est déjà énervé pas mal…) mais cette nuit c’était juste plus possible et j’ai craqué en éclatant en sanglot et en lui parlant un peu sèchement à mon pauvre loulou qui me regardait avec ses grands yeux souriants. Je suis crevée, j’ai besoin de dormir. Je bosse et je cours toute la journée..; je ne peux pas sacrifier mon sommeil.

J’en viens à me demander si mes longues absences en journée y sont pour quelque chose. Est ce qu’ il ressent le manque de sa maman en journée ?

J’ai peur de manquer de patience et de m’énerver sur lui qui est bien trop petit pour comprendre ou sur sa soeur qui n’a rien fait … Ce matin elle avait l’air tellement désemparée de me voir pleurer de fatigue ma Cadeaute que je m’en suis voulue d’avoir craqué devant elle.

Je sais que parmi mes lectrices, il y en a qui ont vécu bien pire sur le plan du sommeil de leurs bambins et qui doivent se dire que je me plains pour pas grand chose, après juste un mois de galère… Mais pour moi c’est vraiment très dur et je ne pourrai pas tenir encore longtemps à ce rythme.

Je vais tenter le coucher sur le côté, l’emmaillotage, le changement de chambre loin de sa soeur pour être moins stressé des réveils… on verra si l’une de ces techniques marche.

Sinon je l’aime toujours quand même mon rebelle du dodo mais j’aimerais qu’il soit aussi charmant la nuit que le jour.

 

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Même le chat en a marre d’être réveillé la nuit…

 

Maman travaille

Eh oui, chez nous maman travaille (papa aussi d’ailleurs…) et elle travaille même beaucoup : pas du tout 35 heures, plutôt 45-50 heures. Et en ajoutant les temps de transport, les enfants sont gardés 55 heures par semaine. Ils passent 9 heures en crèche et ensuite une nounou va les récupérer et les garde à la maison jusqu’à ce que l’un de nous 2 rentre du travail (en général vers 19h) et cela 5 jours sur 7.

C’est vrai que ça fait des longues journées pour mes 2 loulous mais ils semblent bien le vivre quand même.

Il faut quand même tenir le rythme : lever 6h30, en général les enfants dorment encore et on en profite pour déjeuner tranquille, ensuite tétée pour Cariboutchou pendant que Cadeaute boit son biberon et mange sa tartine, puis habillage des enfants : chacun le sien, puis habillage des parents tout en discutant et jouant à cache cache avec la grande. Puis tout le monde en voiture avec maman pour aller à la crèche.

Le soir, à peine arrivés, ma gourmande morfale réclame Miam Miam : apparemment, le retour des parents équivaut à la clochette de Pavlov pour elle, quelque soit l’heure. Avec un peu de chance, Cariboutchou réclame aussi à manger. Donc heureusement que la grande est relativement autonome pour manger, ce qui me laisse du temps pour une tétée… Puis bain un jour sur deux puis lecture ou jeu puis pyjama : chacun son enfant… Ensuite on couche la grande vers 20h30, dernière tétée pour le petit vers 21h puis on le couche. Enfin on peut se poser pour manger et ensuite regarder la télé.

Bref c’est un sacré emploi du temps et c’est un peu épuisant le soir quand après le stress de la journée de travail il faut gérer les chouinages, pleurs. Et beaucoup plus agréable mais tout aussi épuisant , ses bavardages de pipelette associés à des sauts partout et des courses cache-cache.

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Je sais que beaucoup trouveront ce mode de fonctionnement inenvisageable voir irresponsable avec des enfants aussi petits. D’autres diront que si c’est pour ne pas en profiter autant ne pas faire d’enfant…

D’ailleurs, quand on a annoncé l’arrivée du deuxième, beaucoup m’ont demandé si j’allais m’arrêter de travailler ou me mettre à mi-temps ou 80%.

M’arrêter c’est hors de question : j’ai besoin de faire autre chose, c’est indispensable pour mon équilibre personnel. Je ne pourrais jamais être mère au foyer… j’admire celles qui le font car rester H24 avec ses enfants c’est vraiment dur je trouve.

Diminuer mon temps de travail… c’est actuellement difficile en étant en libéral depuis peu, ayant des malades qu’il faut surveiller tous les jours (pas seulement des consultations) et avec une collègue en congé maternité dans 15j mais j’essaie de travailler un peu moins tard. On en a reparlé avec ma collègue et je pense qu’à son retour, on se laissera chacune 1/2 journée de repos par semaine pour privilégier un peu de temps en famille.

 

Dans l’état actuel des choses, il faut juste réussir à gérer les sentiments contradictoires :

aimer son travail et aimer ses enfants…

être heureuse d’avoir du temps pour soi , pour son épanouissement personnel et professionnel et culpabiliser d’avoir moins de temps pour ses enfants…

trouver fatigants ses enfants le soir et regretter d’avoir passé une soirée difficile quand ils sont couchés tout en appréciant d’avoir enfin la paix sur son canapé (pour twitter son désespoir et les progrès de ses génies à ses copines)…

apprécier les moments de câlins et de jeux, vouloir en avoir plus et devoir y mettre fin pour faire des taches ménagères ou s’occuper de numéro 2…

attendre le week-end pour avoir plus de temps et n’avoir rien le temps de faire…

adorer ma nounou mais l’envier un peu quand elle raconte les bons moments qu’elle vient de partager avec mes enfants…

se dire qu’on ne tiendra jamais le rythme puis finalement se convaincre qu’on y arrivera, que les enfants vont grandir et que ce sera plus simple …

pleurer de fatigue parce que c’est dur et pleurer de joie parce que c’est beau la vie à 4…

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Mère et Fille

Quelle relation singulière que celle d’une mère avec sa fille… J’en connais beaucoup qui disent ne pas s’entendre avec leur mère… Des mères déçues par leur fille… Des femmes qui préfèrent avoir des fils par peur de rejouer la relation avec leur mère… Certaines filles qui disent que leur mère est leur meilleure amie…

Ma relation avec ma mère était bonne sans conflit mais sans fusion non plus.

Elle donnait beaucoup d’amour à ses trois enfants et je n’ai pas eu l’impression qu’elle préférait le garçon ou les filles. Je partageais avec elle certains traits de caractères (aimer prendre des initiatives, organiser les choses, l’optimisme…) mais je suis moins patiente qu’elle n’était et j’exprime moins mes sentiments. Je savais que je pouvais venir lui parler de tout et que j’aurais toujours une oreille attentive et des gros câlins… parfois de bons conseils (je ne la remercierai jamais assez de m’avoir suggéré de m’inscrire sur le site internet où j’ai rencontré Puminou).

Bien sûr je lui ai reproché des choses : avoir autorisé à ma soeur des choses qui m’étaient interdites au même age… j’aurais aimé qu’elle m’accompagne vers plus de féminité à l’adolescence… sa façon de défier mes avis médicaux quand elle était malade et que je m’inquiétais pour elle…

Mes regrets aujourd’hui sont de n’avoir pas plus parlé de la relation mère – enfant avec elle. Comment elle avait vécu le fait de devenir mère, est ce qu’elle avait trouvé ça différent d’élever un garçon et des filles ? Est ce qu’elle se retrouvait dans ma façon d’être mère ? Bien-sûr nous avions parlé puériculture mais pas trop d’éducation car Cadeaute etait encore bien petite quand la maladie a frappé.

J’aimerais tant lui poser ces questions que je ne me posais pas avant son départ et qui tournent dans ma tête depuis.

Quelle relation vais je construire avec ma fille ? J’ai envie de lui transmettre mon indépendance et ma volonté. Lui dire que tout est possible, qu’elle fera ce qu’elle voudra et que je l’aimerai toujours quoiqu’elle fasse. Lui apprendre à être féminine mais pas séductrice, à aimer et à se laisser aimer, à croire en l’avenir même s’il paraît sombre. A aimer son corps et à le respecter. Je souhaite de tout mon coeur l’accompagner un jour dans sa propre maternité si cela est son désir.

Et avec mon fils ? ce sera différent car il n’a pas le même caractère que sa soeur, je le sens déjà.. pour autant ce ne sera certainement pas mieux ou moins bien. J’ai envie de lui transmettre le respect des femmes, le refus de la violence. J’aimerais qu’il ressemble à son père parce que j’aime sa façon d’être mais aussi qu’il se sente libre de s’écarter du modèle.

En fait j’aimerais être une aussi bonne maman que l’a été ma maman tout en faisant certaines choses différemment. J’aimerais avoir une fille et un fils qui me disent un jour que j’ai été une bonne maman même si tout n’a pas été parfait.

J’ai aimé être sa fille, j’aime être leur maman…

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2 mois, 6 mois, 22 mois

2 MOIS

Le Cariboutchou est parmi nous depuis deux mois. Je parlais dans cet article de ma peur de l’aimer moins que sa soeur… et bien je peux vous assurer qu’il n’en est rien, je suis totalement accroc à ce petit bonhomme.

Il est souriant, très éveillé, pas compliqué et il fait ses nuits depuis environ une semaine. Il grandit et grossit bien car il commence à porter du 6 mois.

Comme pour Cadeaute, j’avoue que maintenant que les interactions commencent, je m’éclate plus qu’au tout début et j’adore le voir grandir et évoluer sans aucune nostalgie du petit nouveau né.

Je reprends le travail dans 2 semaines. Je suis contente car ça va m’aider à m’aérer et moins cogiter (cf point numero 2 ci dessous). Je suis assez tranquille car Cariboutchou sera gardé par son papa pendant 3 semaines avant de commencer la crèche et du coup restera dans son cocon. J’espère juste que Puminou ne me fera pas un burn out car il manque un peu de patience avec les pleurs de tout petit bébé… Ceci dit, cela permettra aux deux de créer un peu plus de lien. Je compte tirer mon lait pour pouvoir continuer l’allaitement aussi longtemps que possible comme pour Cadeaute.

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6 MOIS

Depuis le décès de ma maman…

Bien sûr ça a été dur au début avec l’enterrement, les nombreux témoignages d’amitié qui font émerger les émotions. Puis je suis retournée au travail rapidement, et avec la routine, la grossesse qui avançait et son lot d’hormones, ma fille qui demandait beaucoup d’attentions, les pleurs et la grande tristesse sont passés au second plan.

Mes émotions étaient comme anesthésiées et j’avançais tranquillement. J’ai craint le déferlement à la naissance mais ça n’a pas été le cas…  Puis lors de notre voyage chez mon papa pour présenter le Cariboutchou à la famille mais finalement ça a été.Il y a bien eu quelques difficultés à la fête des mères mais c’est passé rapidement.

Non, le contre coup arrive maintenant… je ne sais pas pourquoi, il n’y a rien de particulier pour déclencher ça. Mais je me sens beaucoup plus vulnérable. Ça me tombe dessus d’un coup, une grande tristesse suivie de larmes surtout quand j’ai envie de partager les petits bonheurs quotidiens avec mes enfants et que je me rends compte que je ne peux plus le faire avec elle.

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22 MOIS

Cadeaute, ma grande fille adorée. Si vive, elle évolue à toute vitesse et c’est un régal de la voir grandir, courir, nager, dessiner… Elle maîtrise bien le langage et nous raconte des histoires. Elle est toujours très attentive à son frère mais commence tout de même à montrer un peu de jalousie réclamant systematiquement le parent qui a le bébé dans les bras.

Elle est assez autonome et indépendante et veut toujours tout faire toute seule… s’habiller avec plus ou moins de succès , manger en en mettant partout, ranger le lave vaisselle et les habits ( oui je l’exploite…), nourrir le chat et les poissons en les gavant. J’aime cette facette de sa personnalité meme si parfois j’aimerais qu’elle vienne plus se lover contre moi pour boire son biberon.

Elle est aussi en pleine crise de deuzans : opposition, quelques grosses colères, tête de mule et tutti quanti. En vrai ça me fait bien marrer sauf quand je suis fatiguée après une longue journée seule avec les 2 petits et que Cariboutchou réclame à manger pendant que la grande se roule par terre dans la cuisine parce que le verre donné n’est pas celui qu’elle veut (genre rouge et pas bleu)….

C’est une bonne vivante qui adore manger: elle pourrait manger toute la journée si on ne la limitait pas mais aussi bien des brocolis que du coyat (chocolat).

C’est aussi une vraie petite maman avec ses poupées et ça c’est vraiment attendrissant.

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Naissance du Cariboutchou

Il y a tout juste une semaine à la date précise du terme, Cariboutchou est arrivé dans notre famille. Comme sa grande soeur, il a su profiter jusqu’au bout du SPA confortable…

J’ai toutefois mieux vécu les derniers jours d’attente car je m’attendais à aller jusqu’au terme vu ma première grossesse. Il y a eu quelques épisodes de faux travail la dernière semaine qui m’ont quand même fait espérer une issue plus rapide et qui ont du coup été suivis de déception à l’arrêt des contractions.

Finalement j’ai commencé à contracter le 15/05 de façon douloureuse à 22H30. Vu l’augmentation rapide de la douleur et de la fréquence malgré un bain (rempli d’eau chauffée à la casserole par Puminou pour cause de grève parfaitement inapropriée du chauffe-eau), nous avons pris  le chemin de la maternité à 23h30. Nous laissons Cadeaute à la garde de mon papa qui est arrivé quelques jours avant.

Arrivée à la clinique à minuit je suis accueillie par ma sage-femme libérale et par Ptbichon que j’ai tirée de son lit. Je suis déjà dilatée à 5 et donc on passe en salle physiologique baptisée du nom de la sage-femme qui m’avait suivie lors de la grossesse de Cadeaute et qui nous a quitté depuis.

Après un travail rapide que j’ai géré facilement au ballon et en étirement, je sens l’envie de poussée. J’ai l’impression que la tête descend et remonte à chaque poussée et je désespère un peu. Heureusement, je suis bien entourée avec Puminou, Ptbichon et ma SF qui m’encouragent. Finalement la poche rompt en éclaboussant mes SF et mon Cariboutchou sort après 3-4 poussées supplémentaires à 2h12.

Je découvre mon petit garçon que je trouve très différent de sa grande soeur tant sur le plan du physique que du caractère. Je tombe immédiatement sous le charme de ce petit bonhomme.

C’est un pépère tout tranquille, qui tète comme un chef sans s’énerver depuis le premier jour là où sa soeur était très tonique et s’énervait sur le sein.

Il a pris sa place tout naturellement dans notre famille et c’est comme s’il avait toujours été là. Cadeaute est très maternante et peu jalouse. Elle demande juste un peu plus de câlins que d’habitude. Elle s’inquiète quand il « pieure », vient me chercher pour que je lui donne « miam miam » et essaie de lui enfoncer la tétine de force dans la bouche qu’il recrache aussi vite.

Je me suis remise très vite de cet accouchement contrairement au premier. Je suis sortie après 48h et je me sentais en forme à part quelques douleurs du bassin. L’allaitement se passe super bien et je suis beaucoup plus détendue vis à vis de la prise de poids. L’expérience doit jouer. Nous sommes sortis en ville le samedi et je me suis moi même surprise en m’entendant dire que Cariboutchou  que je portais en écharpe avait 4 jours seulement. Sur le plan du moral, je suis comblée d’avoir une si belle famille mais j’ai ce sentiment de tristesse de ne pas pouvoir partager cela avec ma maman, elle qui adorait les nouveau-nés.

Voilà pour les dernières nouvelles de la famille Margouilla qui est très heureuse et qui souhaite plein de bonheur à ses lecteurs.

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Hâte et Peur

Je suis en pleine préparation à l’accouchement. Même s’il s’agit d’un deuxième accouchement, j’ai repris des séances de préparation parce que ça me permet de prendre du temps pour cette grossesse et que ça fait toujours du bien de revoir les exercices de respiration et d’étirement. J’ai juste choisi d’éliminer la séance « Chant prénatal » qui ne m’avait pas trop plu. Du coup, je commence à penser à ce deuxième accouchement qui se fera dans une clinique de niveau 1 en salle physiologique toujours et sans péridurale si possible entourée par une des sage-femmes qui me suit et peut-être par PtBichon.

Ces séances de préparation à l’accouchement remuent pas mal de chose en moi. Mélange de Hâte et de Peur.

 

Hâte de revivre ce moment magique de la découverte de cette vie qui s’agite en moi.

Hâte de ressentir en moi les signes qui annoncent cette venue, de revivre ces sensations que je sais douloureuses mais qui mènent vers le bonheur de la rencontre de ce nouvel être.

Hâte de le saisir dès sa sortie et de le prendre dans mes bras, de sentir son corps chaud contre le mien, cette fusion des premiers instants.

Hâte de lire dans les yeux de Puminou la fierté et le bonheur d’être à nouveau père.

Hâte de redonner le sein et d’avoir la satisfaction de pouvoir répondre à ses besoins de sécurité, de faim.

Hâte de découvrir les premières interactions entre Cadeaute et son petit frère, de chercher des ressemblances entre eux.

Hâte de savoir quel sera le caractère de Cariboutchou… Sera t’il aussi facile que sa soeur ?

 

Mais aussi

 

Peur du déferlement d’émotions qui va suivre la naissance avec le chagrin de l’absence de ma maman.

Peur de ne pas accueillir correctement cet enfant du fait de ma tristesse. Peur de craquer et de m’effondrer alors que j’ai retrouvé actuellement un équilibre.

Peur d’avoir à gérer les réactions de l’entourage qui me parleront forcément de ma maman absente.

Peur de ne pas pouvoir répondre aux besoins de 2 enfants en bas âge et de délaisser soit la grande soit le petit.

Peur d’être rejetée par Cadeaute qui pourrait m’en vouloir…

Peur de « moins » aimer ce deuxième s’il est plus compliqué à gérer que sa sœur.

Des peurs irrationnelles et qui je pense touchent pas mal de maman en attente du deuxième mais aussi des peurs plus personnelles en lien avec cette histoire familiale récente qu’il va falloir gérer.

9 mois.. Et si on faisait le deuxième ?

Aujourd’hui la petite Cadeaute a 9 mois… et la varicelle. Déjà 3/4 d’année… Je sais que ça fait cliché mais c’est fou comme le temps passe vite. Ce temps qui me paraissait si long pendant que j’étais en attente du +.

Hasard du calendrier, c’est aujourd’hui aussi que j’ai rendez vous avec ma gyneco (celle qui a suivi ma grossesse, pas celle de PMA). Je ne l’ai pas revue depuis la visite du 9e mois de grossesse, car elle était enceinte et du coup absente à mon accouchement et lors du rendez vous post natal.

J’ai pris ce rendez-vous car je voulais refaire le point avant de me lancer dans les essais pour numéro 2 à partir de cet automne.

Puminou est très pressé qu’on relance les essais, il m’en parle depuis que la Cadeaute a 4 mois. Moi, j’étais un peu moins pressée…  (mais ça commence à me titiller sérieusement depuis 1 mois). Mais pas avant septembre! D’une part parce que mon passage en libéral nécessite que je ne m’arrête pas de suite si je veux avoir un minimum de revenus. D’autre part ma collègue est en essai depuis plus d’un an et j’aimerais que ça marche pour elle avant moi et surtout qu’on ne soit pas enceintes en même temps.

Oui, j’aimerais me payer le luxe d’essayer de programmer ma deuxième grossesse. Ça peut paraitre naïf mais je veux y croire. Croire qu’une grossesse naturelle peut arriver, qu’elle arrivera dans un délai raisonnable.

Après tout, je suis en infertilité inexpliquée, j’ai eu des grossesses naturelles avec fausses couches précoces. Et la grossesse m’ a peut être réparée. J’ai conscience que certaines d’entre vous vont peut être bondir face à tant de clichés et je m’en excuse. Mais que voulez vous, depuis que j’ai eu mon Joli Cadeau, j’ai repris confiance en mon corps et j’ai envie d’espérer et de croire que la vie peut offrir des jolies surprises. En fait, s’il y a une chose que la grossesse a réparé c’est ça : j’ai repris confiance et espoir.

Bien sûr s’il faut repasser par la PMA, nous irons sans aucune déception et on se donne 1 an d’essai naturel avant de relancer la machine sauf si ma gyneco trouve qu’il faut aller plus vite. La bonne nouvelle c’est que mon AMH n’a pas baissé depuis 2 ans et mon bilan hormonal est parfait. Reste l’endométriose légère et c’est cette question que je veux poser à ma gyneco. Faut il refaire des examens ? En combien de temps réapparait l’ endométriose ? Le fait que j’ai moins de douleurs pendant les règles me semble un bon signe, mais peut elle évoluer à bas bruit?

Quoiqu’il en soit j’ai conscience de mon énorme chance d’avoir mon bébé depuis 9 mois et de pouvoir la voir grandir et évoluer chaque jour. Il y a 9 mois, ma vie changeait et le fardeau de l’infertilité s’allégeait enfin…Puisse votre fardeau s’alléger rapidement pour vous toutes encore sur le quai.

Des nouvelles…

Comme Zapette me l’a gentiment fait remarqué, je n’écris plus beaucoup… Je risque donc de perdre des followers et je dois donc réagir.

Que dire…

La petite cadeaute a maintenant 6 mois 1/2 et j’ai arrêté l’allaitement hier. J’ai beaucoup aimé l’allaitement et j’ai réussi un allaitement exclusif en tirant mon lait jusqu’à 5 mois1/2. C’était mon objectif et c’est ma fierté personnelle (sans juger celles qui ne font pas ce choix bien entendu). Mais depuis quelques semaines il est évident que la cadeaute trouve le biberon plus interessant. Ca coule plus vite et ça permet de regarder le chat, le papa, les jouets tout en mangeant… C’est une vraie curieuse qui boit la vie de son regard pétillant. Alors j’ai décidé de la sevrer et finalement ça me convient bien aussi.

Notre cadeaute est toujours aussi facile à vivre : elle rit beaucoup, aime toucher à tout et surtout balancer tout par terre. Elle surkiffe le chat qui ne le lui rend pas très bien. Elle adore manger : que ce soit, les purées, les compotes, le lait, les yaourts… Elle commence à reconnaitre les visages et à se cacher contre nous quand elle est inquiète mais ça ne dure jamais très longtemps.

Me concernant je suis passée en libéral mais c’est un peu un non-évènement car mon travail est exactement le même, c’est juste que j’ai un comptable et que ma fiche de paie est une surprise chaque mois. J’ai eu mon retour de couche et je pense qu’on recommencera les essais pour un numero 2 en septembre en commandant le même modèle que la Petite Cadeaute.

Puminou est un papa très attentif et très câlin avec sa princesse. On verra s’il sera aussi ravi de se lever les weekends pour donner le premier biberon maintenant que ce n’est plus mes seins qui assurent le premier repas.

 

 

Enfin dernier paragraphe sous forme d’hommage pour Doris, ma sage-femme liberale qui nous a quitté brutalement à 62 ans la semaine dernière :

Tu étais une personne exceptionnelle, lumineuse, passionnée par ton métier. Merci pour ta présence, ton accompagnement. Grâce à toi, j’ai repris confiance en mon corps en sa capacité à enfanter. Tu m’as donné l’envie et la force d’accoucher naturellement… une réconciliation avec moi-même.

J’aurais aimé vivre une deuxième grossesse et un accouchement entièrement et exclusivement accompagnés par toi, ça n’aura pas lieu… Je suis chanceuse de t’avoir connue et tu fais partie de l’histoire de notre Petite Cadeaute.

Merci et Adieu

 

 

 

Au revoir et Merci 2015

Voilà, ce soir on tourne la page de cette année 2015. Année qui a été sans conteste une des plus belles (la plus belle?) pour moi. Je mesure ma chance de pouvoir tourner la page d’une année sans ce pincement au cœur ressenti les années précédentes.

2015 avait commencé par ces 3  petits chiffres qui formaient un nombre plein d’espoir sur une simple feuille de papier. Puis cette grossesse si simple sans complications et pourtant accompagnée d’angoisses de voir le rêve prendre fin.

Puis la date magique, la plus belle de 2015, le 15 septembre, où nous avons enfin rencontré notre joli petit cadeau!

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Depuis nous vivons au rythme de ses sourires et même éclats de rire depuis quelques jours, de ses pleurs aussi, de ses babillages. Tous ces moments magiques parfois un peu trop tôt le matin. Je finis donc 2015, avec de la fatigue mais beaucoup de bonheur.

2016 sera l’année des premières fois : premières purées dans quelques semaines, premiers pas peut-être, premiers mots surement.

Ce sera aussi un passage en libéral pour moi, totalement indépendante mais moins de sécurité.

Voilà le moment de vous souhaiter pour 2016 : la santé, de l’espoir toujours, du bonheur surtout…

à toi qui es encore sur le quai à attendre ton petit bonheur, à toi qui restes sur le quai et qui ne l’attends plus, à toi qui le portes dans ton ventre en espérant très fort, à toi qui le portes dans les bras en mesurant ta chance, à toi qui espères un deuxième naturellement ou via la reprise de la PMA, à toi qui attends cet enfant déjà né là-bas qui espère une famille, à toi qui n’as pas de problème de fertilité mais qui viens parfois lire ce blog, à toi qui veux faire un enfant toute seule; à vous mes amis proches (qui ne lisez pas ce blog mais à qui je pense) en FIV pour cette fin d’année et pour qui je souhaite de toutes mes forces le bébé de 2016.