Congé dinde et coup de gueule (RSI)

Ça y est ! Depuis une semaine, je suis en congé de dinde… J’ai tenu plus longtemps avant de m’arrêter que pour ma première grossesse. Je me suis arrêtée à 35 SA passées.

D’une part, parce que je savais que je pouvais le faire : j’ai des grossesses plutôt faciles sans contractions, mon travail n’est pas trop physique et je peux adapter mon emploi du temps.

D’autre part, parce que je suis passée en libéral et que j’ai maintenant la « joie » d’être affiliée au RSI qui ne prend en charge que 44 jours de congé maternité payés au lance pierre avec une possibilité de prolonger de 2 fois 15j ensuite dans leur « grande bonté ». Ce qui fait au maximum 74 jours (contre 112 jours pour une femme salariée je précise).

C’est là qu’arrive mon coup de gueule : où sont les féministes sur ce sujet? Celles qui disent que les femmes sont moins bien payées, que les femmes doivent pouvoir accéder à tous les postes et que la maternité ne doit pas retentir sur la carrière.

Il y a une vraie inégalité actuellement avec ce système du RSI. Si tu t’arrêtes de travailler, tu perds tes revenus mais tu continues à payer tes charges sociales et tu touches très peu en terme d’indemnités en comparaison à une femme salariée qui reçoit des indemnités plus conséquentes (à égalité de revenus) et plus longues mais qui ne paye plus de charges sociales. Et je sais très bien de quoi je parle puisque j’ai vécu les deux situations.

Alors soyons bien clairs, je ne me plains pas pour ma situation personnelle car j’ai de l’argent de côté, je gagne bien plus que certaines femmes salariées et j’ai donc la possibilité de m’offrir le luxe de m’arrêter pendant 16 semaines comme un congé normal sans avoir de réelles difficultés. Mais c’est loin d’être le cas pour toutes les femmes chefs d’entreprise qui gagnent parfois juste de quoi se verser un SMIC ou moins et qui ont des boulots plus physiques que le mien. Et dans ces cas là, il y a une vraie injustice dans cette France qui se veut sociale et égalitaire.

Alors à l’approche des élections présidentielles, j’ai regardé attentivement les programmes des candidats et leurs propositions pour le RSI.

 

Fin  de la parenthèse politico-polémique…

 

Du coup, je profite de mon congé bien mérité et en tant que mauvaise mère, j’ai laissé Cadeaute à la crèche en diminuant néanmoins ses heures de présence. Ça me permet de me reposer sans mon tourbillon pleine de vie et avancer dans les préparatifs pour la naissance. En effet je suis sacrément en retard : nous avons cédé notre chambre à Cariboutchou et il fallait faire un dressing dans notre nouvelle chambre avant de pouvoir aménager la chambre du petit. Il faut aussi monter le nouveau lit de Cadeaute et donner le petit lit au bébé. Du coup, le tri, lavage et pliage des vêtements vient juste de débuter, la valise n’est pas commencée et la maison est dans un joyeux bazar…

Mais pas de panique ! Il me reste quelques semaines avant de pondre si je fais comme pour Cadeaute en jouant les prolongations.

Je profite aussi de ce congé pour faire des choses que je ne peux pas faire habituellement avec Cadeaute : aller à la bibliothèque, se promener tranquillement le soir avec elle, lui lire des histoires le matin sans être stressée par l’heure. Et c’est super bien!!

Voilà pour les dernières nouvelles de margou! Bises à toutes.

 

 

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C’était pour hier… {attention plainte de PB inside}

Mon terme était hier et donc je suis officiellement en dépassement de terme.

Dans ce post, je vais me plaindre bien que j’aie toujours conscience de ma chance d’être enceinte et que je sais combien ces problèmes de PB ne sont rien comparés à ce que vous vivez mes copines toujours en attente de monter dans le train. Alors s’il vous plait, ne me jugez pas mais j’ai besoin de verbaliser…

Dans ma tête de psychopathe du contrôle je voulais accouché il y a 10-15 jours pour profiter un max de la petite cadeaute avant ma reprise du boulot qui est difficilement décalable.(Oui je pense déjà à la reprise.)

Alors depuis 1 semaine j’oscille entre les moments de désespoir avec crise de larmes suivie de culpabilité et les moments de résignation en me disant que je n’y peut rien et qu’elle finira bien par sortir.

Hier j’ai eu le premier bilan de post terme : tout va bien pour la petite et c’est tant mieux . Je ne vous cache pas que mes angoisses d’un sale coup de DNLP refont surface depuis quelques jours. (si le placenta arrêtait de fonctionner ????)

Niveau col ça travaille mais je n’ai que quelques contractions le soir qui se calment dès que je m’endors. Tous les matins je me réveille vers 4-5 heures désespérée de voir que rien ne bouge.

J’ai même eu droit à un décollement de membrane hier qui m’a fait bien contracter hier soir et ce matin, toujours rien : plus de contraction.

Inutile de vous préciser que je marche tous les jours et même des randonnées avec dénivelé, que j’ai fait le ménage à de nombreuses reprises. Je suis gavée d’homéopathie et de tisanes à la feuille de framboisier.

Je reçois 10 messages par jour pour savoir si j’ai pondu ce qui me ramène inexorablement en tête que non. On me dit que c’est la petite qui doit se décider, qu’elle se fait belle; mais moi je ne vois rien d’autre que cette incertitude, cette inquiétude qui ne prend pas fin.

Le temps est à l’orage dans la région avec alerte orange pour le weekend donc on va rester cloitré à observer mon ventre jusqu’à demain matin où on doit retourner à l’hopital pour un nouveau point.

Puminou ne comprend pas que je pleure le matin, il me répète que ça va arriver, qu’il faut patienter, que ce n’est rien par rapport aux 3 ans d’attente du +. Bien sûr j’en ai conscience mais il n’empêche que chaque matin je passe par cette phase de désespoir de ne jamais rencontrer ma fille.

Dans mon hopital, le déclenchement n’a lieu qu’à 41 SA+6 si tout va bien ce qui nous amène au 17/09. Mes parents sont descendus dans la région exprès pour la naissance et repartent le 17/9. J’ai peur qu’ils doivent repartir avant que la naissance n’ait eu lieu. Je ne sais pas comment je vais tenir jusque là. Sans compter que mon projet de naissance naturelle me semble deplus en plus compromis.

Alors  bien entendu le plus important c’est que la petite naisse en bonne santé quelque soit la manière mais n’empêche que j’aurai l’impression que décidément rien n’aura été naturel depuis la conception jusqu’à l’accouchement s’il y a déclenchement.

Je vous jette en vrac toutes mes réflexions et cogitation de PB désespérée et je m’en excuse. Parce qu’en vrai, je n’ai pas de douleur particulière, je kiffe toujours autant les mouvements de ma petite cadeaute. Mais bon, il est temps de passer à l’étape suivante.

Celle qui voulait essayer d’accoucher sans péridurale…

Oh la la, ça fait super longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles… C’est qu’ici tout va bien et  comme disait La Reine, une grossesse qui se passe bien est d’un ennui …

Alors pour contre carrer cet ennui je réfléchis accouchement et je viens vous faire part de ma dernière lubie. Vouloir tenter d’accoucher sans péridurale! Notez bien le « tenter », ça a son importance.

Non Miliette, ce n’est pas ton merveilleux récit d’accouchement qui m’a donné cette idée, désolée !

Alors pour mémoire, je suis médecin et la péridurale ça ne me fait absolument pas peur et ce n’est donc pas pour ça que je veux essayer de m’en passer. D’autant plus que tous les accouchements que j’ai vus pendant mes études étaient sous péridurale et les femmes avaient l’air de vénérer l’anesthésiste qui la posait. Voyant l’effet magique sur la douleur, je m’étais toujours dit que j’accoucherais sous péridurale. Pourquoi souffrir alors qu’on peut être soulagée ? Voilà mon état d’esprit en début de grossesse…

Mais depuis j’ai discuté avec ma sage-femme de préparation à l’accouchement qui est plus « Nature et Découverte » que médicalisation (elle fait des accouchements à domicile…). Elle ne m’a pas du tout critiquée quand j’ai dit que je voulais la péridurale mais m’a aussi parlé des bienfaits d’accoucher sans péridurale (histoire de m’ouvrir l’esprit à d’autres modes d’accouchement).

J’en ai ensuite parlé à ma soeur sage-femme qui m’a conseillé des lectures pour approfondir le sujet. Des livres qui n’étaient pas écrits par des allumées, adeptes du retour à la nature à tout prix (ça m’aurait braqué) mais des ouvrages écrits par des médecins et sages femmes qui parlent de l’intérêt d’accoucher sans peri tout en disant bien que parfois c’est nécessaire, et qu’il ne faut pas hésiter à l’utiliser dans certains cas.

Pour celles que ça intéresse, voilà les arguments que j’ai retenus en faveur d’un accouchement sans péri :

– on respecte la physiologie des contractions et de la sécrétion des hormones (essentiellement ocytocine qui favorise les contractions et adrenaline en au moment de la poussée).

– Amélioration de l’établissement du lien mère enfant du fait des mêmes hormones.

– Une meilleure récupération pour la mère juste après l’accouchement et un bébé plus tonique.

– Moins de difficultés pour l’allaitement

– moins de recours aux instruments (forceps, ventouse)

-Moins de souffrance fœtale car le rythme d’accouchement est adapté au bébé et à la maman et non pas activé par des perfusions….

Pour être objective les arguments contre :

– ça fait mal

– ça fait très mal

– ça fait très très mal

Après ces lectures je commençais réellement à réfléchir sérieusement à cette éventualité et puis j’ai revu ma gynéco qui m’a demandé si j’étais intéressée par la « salle Nature » du CHU. Dans mon CHU, maternité Niveau 3, ils ont créé une salle d’accouchement physiologique : pour les accouchements normaux des femmes qui veulent accoucher avec le minimum de médicalisation mais en toute sécurité. Ça me paraissait très bien, car il est hors de question de sacrifier la sécurité de ma Petite Cadeaute et ma propre sécurité au prix d’un accouchement naturel. Je ne suis pas cinglée!!!

Du coup hier j’ai rencontré la sage-femme du CHU responsable de cette salle. Car il faut passer un casting pour avoir droit d’accéder au sanctuaire.

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La salle contient une baignoire, un divan, des lianes suspendues, une table d’accouchement multi-position, de quoi écouter sa musique, des lumières tamisée et bien entendu tout le matériel médical nécessaire (le monitoring est en wifi et waterproof pour la baignoire!!!)

L’entretien d’hier  avait pour but de discuter de notre projet de naissance, de vérifier l’absence de contre-indication médicale (ce qui peut encore survenir d’ici la fin de grossesse), d’expliquer les choses non négociables (nécessité d’avoir un cathéter, interdiction d’accoucher dans la baignoire ou debout, transfert en chambre médicalisée si l’équipe le juge nécessaire…). Que des choses qui m’ont paru très sensées.

Pour ma part, j’ai pu vérifier que si je craquais et que je finissais par vouloir la péridurale, je pourrai retourner sans problème dans un accouchement plus médicalisé.

A la fin de l’entretien, j’ai donc signé…

Maintenant il va falloir que je termine ma préparation à l’accouchement pour être prête pour le jour J!!!!

Ça fait un peu flipper quand même mais je pense que c’est un beau challenge pour terminer cette grossesse avec conception médicalisée, me réconcilier avec mon corps en me disant que je suis capable d’accoucher normalement…

Ceci dit je ne me fais pas de film sur un accouchement idéal, car je sais trop bien combien les facteurs perturbants peuvent être nombreux et que ma priorité restera toujours la sécurité du bébé. L’écho de T3 est prévue dans une semaine et si c’est un siège, je sais que d’emblée, mon accouchement sera médicalisé…

La suite de cette histoire dans 8 semaines ….

J’essaierai quand même de vous donner des nouvelles avant!

Bises à toutes, celles qui vont bientôt pondre, celles qui prennent petit à petit confiance en s’asseyant dans le train, celles qui sont en protocole et qui attendent le verdict, celles et ceux qui ont malheureusement encore eu des échecs, celles qui sont en pause.

Un peu de biblio pour celles que ça intéresse :

« J’accouche bientôt : Que faire de la douleur? »  Maïtie Trélaün

« Bien être et maternité » Dr De Gasquet

Vacances

Nous rentrons tout juste d’une semaine au Portugal. nous sommes revenus enchantés de notre séjour. Les portugais sont très accueillants, on mange très bien et nous avons vu plein de belles choses… Le seul bémol ce sont les villes et leurs importants dénivelés. J’avançais à la vitesse d’une limace et Puminou rongeait son frein en haut des côtes. Nous nous sommes beaucoup reposé aussi. N’ayant pas eu de vacances depuis Noël, il était temps de faire une pause. Je me suis rendue compte que j’étais effectivement crevée même si je me trouvais plutôt en forme.

Quelques photos de Porto et Lisbonne :

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Côté grossesse, je prends du ventre mais pas trop de poids, ce qui n’est pas pour me déplaire mais ça inquiète Puminou qui a peur que la Petite Cadeaute soit mal nourrie. Pourtant je ne me prive de rien et je grignote dès que j’ai faim, mais je mange des plus petites quantités (l’estomac est un peu compressé) et l’arrêt de l’alcool, du fromage et charcuterie doit limiter ma prise de poids.

Je commence à bénéficier de conseils qui me cassent les pieds : ne force pas trop!, est ce bien raisonnable de prendre l’avion?,tu devrais t’arreter plus tôt!, mange plus !… surtout de la part de ma belle famille. Ça me saoule car cela rajoute à la culpabilité déjà présente quand on se demande si on fait bien les choses.

J’ai une petite inquiétude, car j’ai été en contact avec un patient pour qui j’ai diagnostiqué un CMV (virus pas bien méchant mais possiblement responsable chez le foetus de sequelles neurologique en cas de contamination pendant la grossesse). J’ai donc fait ma sérologie et bien entendu je ne suis pas immunisée (ce serait trop simple). Du coup je dois refaire une sérologie la semaine prochaine et encore 3 semaines après pour vérifier que je ne l’ai pas attrapé.

Ça me fait pas mal flipper mais objectivement il y a peu de risque pour que je l’attrape : c’est surtout contagieux en contact avec les petits enfants et si contact prolongé avec la salive (et je n’ai pas roulé une pelle à mon patient…) C’est loin d’être mon premier patient avec cette pathologie et pourtant je suis négative… Mais bon on n’est pas à l’abri d’un sale coup de DNLP alors je croise les doigts pour que les sérologies soient négatives.

Côté préparation : demain, un peintre vient pour la chambre de petite cadeaute qui sera grise et blanche avec des stickers de couleur… Nous avons fait quelques achats d’occasions et commandé la chambre qui sera livrée dans 4 semaines. Le prénom est trouvé mais gardé secret jusqu’à la naissance malgré les nombreuses tentatives de l’entourage pour nous faire cracher le morceau.

Je continue de vous lire et de commenter (j’ai pas mal d’articles en retard du fait de notre voyage) et je croise pour toutes celles encore en chemin vers le train. Gros bisous aux ICSI pour qui le sort s’acharne.

Ce qui a changé… ou pas { Grossesse }

Je ne peux pas le nier, cette grossesse me change sur le plan physique mais aussi psychique. Certains changements dus à l’infertilité s’effacent, d’autres restent, et il y en a de nouveaux.

Physiquement, j’avais pris du poids pendant les 3 ans d’essais, et pas uniquement à cause des traitements hormonaux. Je baladais un ventre avec bourrelet que je tentais vainement de rentrer. Au début de la grossesse j’ai perdu 2 kg que j’ai repris depuis 2 mois. Sauf que maintenant je l’aime ce ventre rond !!!! Niveau seins et reste du corps, je n’ai pas trop changé.

Moins sympathique…mais pas bien grave. Je n’aime plus le chocolat, j’ai des reflux acides très désagréables, je fais de la rétention d’eau et je porte des bas de contention même s’il fait 35°C dans le bureau.

Superstitions… Je n’étais pas superstitieuse pour un sou auparavant. Même pendant l’infertilité, si j’appréciais qu’on me donne un porte bonheur, c’était plus pour la marque d’amitié que le possible effet bénéfique. Lors de l’IAC de la gagne, je portais une parure collier et boucles d’oreilles en améthyste que Puminou m’avait offerte il y a quelques années. Je m’en souviens bien car j’avais fait exprès de porter cet ensemble pour qu’il soit avec moi même s’il n’était pas là physiquement. Depuis je porte cet ensemble à chaque RDV de consultation et d’échographie…

Confiance enfin presque… J’ai moins peur d’un sale coup de DNLP. L’écho des 22 SA hier a montré que tout allait bien pour notre Petite Cadeaute. Je crois vraiment que notre fille sera avec nous en septembre et que tout ira bien. Bon ça ne m’a pas empêché de  cauchemarder la veiller de l’écho où je découvrais qu’elle avait 6 bras !  Au fait, j’ai acheté du papier toilette violet…

Je reste une PMette dans le fond. La semaine passée je revoyais en consultation une patiente que je suis pour une pathologie auto immune et qui m’avait fait part de son désir de grossesse il y a environ 1 an. Elle a aussi de l’endométriose sévère. Je savais qu’elle devait se faire opérer de l’endométriose en mars et qu’il est prévu de passer en FIV dans 6 mois car son gyneco m’avait contactée pour qu’ on coordonne nos prises en charge.  Alors, pour la consultation, j’ai pris une blouse plus grande, bien fermée pour cacher mon ventre. J’ai beaucoup parlé avec elle de ces prochaines étapes et de comment elle le vivait. J’avais envie de lui crier : moi aussi j’ai connu ça (avec une endometriose moins sévère néanmoins), tu n’es pas seule !!!

Je deviens une PB ! Je parle bébé avec mes infirmières, je caresse mon ventre et je lui parle (toujours en privé). Je rêve devant les catalogues de puériculture. Je souris à nouveau bêtement devant les bébés et je n’évite plus les gros ventres.Bref, je profite…

Je me sens virer mère poule : j’engueule Puminou quand il met de l’engrais sur le gazon et du pesticide (pourtant certifié bio) sur les plantes. Je crée un espace de sécurité entre mon ventre et le reste du monde.

Le grand changement sera dans 4 mois quand nous accueillerons la Petite Cadeaute …

Si vous saviez combien je vous souhaite ces changements…

Rencontre avec la Sage Femme et la suite de l’affaire Puminou … {grossesse}

Cette semaine nous avons eu notre première rencontre en couple avec la sage-femme qui fera la préparation à l’accouchement.

Je l’avais déjà rencontrée seule pour qu’elle me parle de ce qu’elle propose comme préparation et comme ça me convenait on avait fixé ce RDV. Elle fait de l’haptonomie, du chant, du yoga, de la sophrologie.

Pour vous situer le personnage, il s’agit d’une femme entre 50 et 60 ans au style un peu hippie baba-cool. Elle fait du suivi de grossesse et même des accouchements à domicile. Ce que j’avais apprécié c’est qu’elle ne m’a pas du tout jugée quand j’ai dit que j’étais suivi au CHU en maternité niveau 3 et que la médicalisation me rassurait (totalement à l’opposé de ce qu’elle fait je pense…). Elle m’a dit qu’elle comprenait ce besoin aux vues de notre parcours et qu’elle me proposerait des techniques pour l’accouchement compatibles avec ce genre de prise en charge.

Quand je suis revenue de ce premier RDV, j’ai expliqué à Puminou en quoi consistait le programme de préparation à l’accouchement (  et que sa présence était plus que souhaitable à certains cours) et comme je m’y attendais il a été très dubitatif. Il s’imaginait que la prepa c’etait seulement apprendre à pousser et à souffler (comme dans les films…) et il ne voyait pas trop à quoi cela servait qu’il vienne.

J’ai donc dû lui expliquer patiemment (puminou peut parfois être têtu et très campé sur ses positions) que la préparation n’etait pas seulement axée sur l’accouchement mais aussi la preparation à devenir parent… Je lui ai parlé d’haptonomie et j’ai reparlé avec lui de ses difficultés à poser ses mains.

Il était bien-sûr d’accord pour venir à la rencontre en couple, m’ a promis de ne pas faire sa tête de mule mais il m’a dit qu’il ne voulait pas parler à la sage femme de ses difficultés. (je lui ai dit que c’etait son choix et que je le respectais..)

La rencontre en couple s’est très bien passée, elle a duré plus d’une heure où nous avons abordé notre parcours avant la grossesse avec le vécu douloureux de l’infertilité  et des FC, notre enfance, nos relations avec les parents, comment on envisage l’accouchement, l’arrivée de l’enfant dans notre vie.. Plein de sujets passionnants, émouvants qui nous ont permis de verbaliser beaucoup de choses. Puminou a finalement été très à l’aise et a même spontanément parlé de sa peur de me toucher le ventre. Cette sage femme est une magicienne pour avoir su mettre Puminou en telle confiance. elle nous a donc proposé en fin de séance de faire un début d’approche haptonomique (ou hablonomique ou apoplexique ou anatomique selon Puminou qui a du mal avec ce mot… 🙂 )

Et pour la première fois, il a senti la Petite Cadeaute bouger.. Il était ravi et est totalement conquis par cette approche. Comme quoi rien n’est jamais perdu!

Du coup, moi j’y retourne dans 15 jours pour de la sophrologie et dans un mois pour une nouvelle séance d’hapto à 2.

Pour ma part, j’ai verbalisé mon souhait d’allaiter mais mes craintes que cela soit difficile. elle m’a rassurée et m’a dit qu’on travaillerait et preparerait cela les 2 derniers mois.

Je suis vraiment contente d’avoir trouvé cette SF qui est le complément idéal à ma prise en charge médicale pure et dure faite par ma gyneco du CHU.

Révélation {grossesse}

Festival d’amour et de joie,

Instant magique où nous te redécouvrons.

Longtemps nous t’avons espérée.

Lumière qui éclaire déjà nos vies,

En septembre, tu seras là ; nous serons une famille.

 

Aujourd’hui c’était la visite du quatrième mois, tout va bien niveau col malgré mes quelques contractions du soir qui n’inquiètent pas la gyneco.

Notre petit cadeau va très bien (je n’en doutais pas vu les coups répétés que je sens très bien depuis 2 semaines) et nous avons eu enfin la joie de découvrir que c’est une Petite Cadeaute. Nous sommes ravis.

Grosses pensée et croisage pour vous tous et toutes en attente de résultats ou en cours de protocole : pensée particulière à Zelda et Princesse Pi.

Gros bisous à Nounette.

 

La dame des macarons {grossesse}

Le début de l’histoire commence en janvier, non à Noël..

A Noël, j’ai reçu comme cadeau par Puminou, un cours particulier à domicile pour apprendre à faire des macarons. c’est vrai que j’avais envie d’apprendre depuis longtemps et que Puminou adore les macarons.

J’ai donc programmé le cours en janvier un samedi après midi et c’est une femme d’une trentaine d’année très enceinte qui débarque chez moi à 14h. Le contact est très bien passé entre nous, elle est très pédagogue, très agréable, a beaucoup de conversation sur plein de sujet. C’est important car le cours dure 3h, quand même, avec des temps morts pendant les cuissons.

A ce moment là j’étais donc enceinte de 7SA et je n’avais pas encore eu ma première échographie de datation. Autant vous dire que je marchais encore sur des œufs quant à cette grossesse. Et pourtant, c’est avec cette personne que je n’avais jamais vu que j’ai eu ma première conversation de PB. En même temps j’avais quelques nausées et je ne voulais pas qu’elle se vexe si j’allais vomir en plein milieu du cours.

Je lui ai donc tout balancé : ma grossesse débutante, mes angoisses de nouvelles fausse couches. Là elle m’a dit qu’elle aussi avait vécu une FC avant cette grossesse et qu’elle s’était pris une grosse baffe à l’écho des 12SA car elle n’avait jamais envisagé cette possibilité. Cette grossesse n’était donc pas aussi rose que mes macarons. J’ai donc pu parler beaucoup avec elle qui n’était pas une PB (jamais elle n’a touché son ventre, elle n’a parlé de sa grossesse que quand j’ai lancé le sujet et a ensuite parlé d’autre chose).

Quand elle est partie, elle m’a dit qu’elle avait passé une bonne après midi et qu’elle croisait les doigts pour que ma grossesse se passe bien. J’ai beaucoup apprécié.

Ce weekend de 3 jours, je me suis dit qu’il fallait que je retente des macarons avant d’avoir oublié tous les conseils et la technique. J’ai donc fait une très belle fournée bien réussie et j’ai envoyé un mail à ma prof de macaron pour lui montrer que j’étais une bonne élève. Je savais que son accouchement était pour le printemps et j’ai donc profité de ce mail pour lui demander des nouvelles de son bébé et lui dire que tout va bien pour moi. Elle m’a répondu par un très joli mail.

Cette personne que je ne connaissais pas m’a fait beaucoup de bien au début de ma grossesse. C’est elle qui m’a réconcilié avec les ventres ronds. Elle m’a fait comprendre que je pouvais vivre une grossesse épanouie même si rien n’était encore gagné. Que je pouvais parler de mon parcours sans tabou et que toutes les C1 ne sont pas des PB.

IMG_4011Macarons café et fraise de ce weekend.

Le cas Puminou {grossesse}

puma

Puminou fait partie de ces hommes qui sont faits pour être père. Dès les débuts de notre relation, il a parlé bébé et on avait dit qu’on en voulait 3. Il est super avec les enfants des autres et je ne doute pas qu’il sera super avec les nôtres. Il s’occupe des bébés, les porte, leur donne à manger et joue avec les plus grands avec une grande patience et en leur expliquant les choses. Il fera un merveilleux père…

J’avoue que notre infertilité était d’autant plus dure à porter pour moi que je culpabilisais en me disant que je ne pourrais peut être jamais lui faire ce cadeau.

Lors de mes 2 premières grossesse (suivies très rapidement de FC), Puminou et moi y avons cru très fort pendant les 3 jours qui ont suivi la première prise de sang. Puminou a tout de suite posé sa main sur mon ventre, parlé à cette promesse (alors qu’ils étaient déjà en train de se faire la malle). La chute a été d’autant plus dure. Alors cette fois-ci, il s’est beaucoup méfié. J’avoue que jusqu’à la première écho, j’étais comme lui, très dubitative, même si j’espérais et que je me  laissais aller de temps en temps à des démonstrations d’affection pour le petit cadeau.

A partir de l’écho des 12 SA, je me suis franchement lâchée en parlant à mon ventre, en le caressant. Mais Puminou ne voulait pas poser sa main sur mon ventre. Il m’a dit que les fois où il l’avait fait, ça s’était mal fini. J’ai alors compris quel profond traumatisme ces FC avaient été pour lui, même s’il avait été très fort pour me soutenir. Nous avons alors parlé et je lui ai dit que la situation n’est pas du tout la même que, cette fois-ci c’est bon ! Néanmoins, je respecte sa difficulté et je le laisse aller à son rythme pour s’approprier cette grossesse.

Depuis quelques jours, je sens des petites choses et je me demande si ce n’est pas le Petit Cadeau.. Je l’ai dit à Puminou qui est tout ravi et qui tente timidement de poser sa main sur mon ventre. Ce matin il lui a même fait un bisou… Un grand pas !

Sinon il est très inquiet et aux petits soins pour nous : il ne veut pas que je prenne trop la voiture, me dit de me reposer, s’inquiète si je ne mange pas beaucoup ou dès que j’ai des petits tiraillement dans le ventre. C’est trop mignon !

Autre sujet …

Cette semaine, je me suis laissée aller à regarder BabyBoom que j’évitais soigneusement depuis 2 ans. Puminou était au tennis et quand il est rentré il a regardé quelques minutes avec moi. Sa réaction a été la suivante après la scène d’un accouchement (sans complication et pas si sanglant ni dégueu…): tu veux vraiment que je vois ça????

Pour la première fois on a donc parlé d’accouchement et du fait que je ne me vois pas accoucher sans lui à mes côtés.  Je sens que l’idée d’assister à l’accouchement ne l’enchante pas spécialement mais qu’il sera là pour moi. On a donc coupé BabyBoom pour ne pas qu’il s’inquiète à l’avance. Je sens qu’il va y avoir du travail pour qu’il vienne avec plaisir à l’accouchement. On a le temps…

Est ce que certaines d’entre vous ont eu des difficultés à convaincre leur compagnon ou ont eu des compagnons pas forcément très enchanté d’assister à l’accouchement?