Maman travaille

Eh oui, chez nous maman travaille (papa aussi d’ailleurs…) et elle travaille même beaucoup : pas du tout 35 heures, plutôt 45-50 heures. Et en ajoutant les temps de transport, les enfants sont gardés 55 heures par semaine. Ils passent 9 heures en crèche et ensuite une nounou va les récupérer et les garde à la maison jusqu’à ce que l’un de nous 2 rentre du travail (en général vers 19h) et cela 5 jours sur 7.

C’est vrai que ça fait des longues journées pour mes 2 loulous mais ils semblent bien le vivre quand même.

Il faut quand même tenir le rythme : lever 6h30, en général les enfants dorment encore et on en profite pour déjeuner tranquille, ensuite tétée pour Cariboutchou pendant que Cadeaute boit son biberon et mange sa tartine, puis habillage des enfants : chacun le sien, puis habillage des parents tout en discutant et jouant à cache cache avec la grande. Puis tout le monde en voiture avec maman pour aller à la crèche.

Le soir, à peine arrivés, ma gourmande morfale réclame Miam Miam : apparemment, le retour des parents équivaut à la clochette de Pavlov pour elle, quelque soit l’heure. Avec un peu de chance, Cariboutchou réclame aussi à manger. Donc heureusement que la grande est relativement autonome pour manger, ce qui me laisse du temps pour une tétée… Puis bain un jour sur deux puis lecture ou jeu puis pyjama : chacun son enfant… Ensuite on couche la grande vers 20h30, dernière tétée pour le petit vers 21h puis on le couche. Enfin on peut se poser pour manger et ensuite regarder la télé.

Bref c’est un sacré emploi du temps et c’est un peu épuisant le soir quand après le stress de la journée de travail il faut gérer les chouinages, pleurs. Et beaucoup plus agréable mais tout aussi épuisant , ses bavardages de pipelette associés à des sauts partout et des courses cache-cache.

http3d3dy5zawxrc3ryzwftlm5ldc9ibg9nl3dwlwnvbnrlbnqvdxbsb2fkcy8ymde2lzazl3doaxrllxjhymjpdc5nawylog

Je sais que beaucoup trouveront ce mode de fonctionnement inenvisageable voir irresponsable avec des enfants aussi petits. D’autres diront que si c’est pour ne pas en profiter autant ne pas faire d’enfant…

D’ailleurs, quand on a annoncé l’arrivée du deuxième, beaucoup m’ont demandé si j’allais m’arrêter de travailler ou me mettre à mi-temps ou 80%.

M’arrêter c’est hors de question : j’ai besoin de faire autre chose, c’est indispensable pour mon équilibre personnel. Je ne pourrais jamais être mère au foyer… j’admire celles qui le font car rester H24 avec ses enfants c’est vraiment dur je trouve.

Diminuer mon temps de travail… c’est actuellement difficile en étant en libéral depuis peu, ayant des malades qu’il faut surveiller tous les jours (pas seulement des consultations) et avec une collègue en congé maternité dans 15j mais j’essaie de travailler un peu moins tard. On en a reparlé avec ma collègue et je pense qu’à son retour, on se laissera chacune 1/2 journée de repos par semaine pour privilégier un peu de temps en famille.

 

Dans l’état actuel des choses, il faut juste réussir à gérer les sentiments contradictoires :

aimer son travail et aimer ses enfants…

être heureuse d’avoir du temps pour soi , pour son épanouissement personnel et professionnel et culpabiliser d’avoir moins de temps pour ses enfants…

trouver fatigants ses enfants le soir et regretter d’avoir passé une soirée difficile quand ils sont couchés tout en appréciant d’avoir enfin la paix sur son canapé (pour twitter son désespoir et les progrès de ses génies à ses copines)…

apprécier les moments de câlins et de jeux, vouloir en avoir plus et devoir y mettre fin pour faire des taches ménagères ou s’occuper de numéro 2…

attendre le week-end pour avoir plus de temps et n’avoir rien le temps de faire…

adorer ma nounou mais l’envier un peu quand elle raconte les bons moments qu’elle vient de partager avec mes enfants…

se dire qu’on ne tiendra jamais le rythme puis finalement se convaincre qu’on y arrivera, que les enfants vont grandir et que ce sera plus simple …

pleurer de fatigue parce que c’est dur et pleurer de joie parce que c’est beau la vie à 4…

tumblr_njalwk7kat1troxm4o1_500

 

 

 

Publicités

Des nouvelles…

Comme Zapette me l’a gentiment fait remarqué, je n’écris plus beaucoup… Je risque donc de perdre des followers et je dois donc réagir.

Que dire…

La petite cadeaute a maintenant 6 mois 1/2 et j’ai arrêté l’allaitement hier. J’ai beaucoup aimé l’allaitement et j’ai réussi un allaitement exclusif en tirant mon lait jusqu’à 5 mois1/2. C’était mon objectif et c’est ma fierté personnelle (sans juger celles qui ne font pas ce choix bien entendu). Mais depuis quelques semaines il est évident que la cadeaute trouve le biberon plus interessant. Ca coule plus vite et ça permet de regarder le chat, le papa, les jouets tout en mangeant… C’est une vraie curieuse qui boit la vie de son regard pétillant. Alors j’ai décidé de la sevrer et finalement ça me convient bien aussi.

Notre cadeaute est toujours aussi facile à vivre : elle rit beaucoup, aime toucher à tout et surtout balancer tout par terre. Elle surkiffe le chat qui ne le lui rend pas très bien. Elle adore manger : que ce soit, les purées, les compotes, le lait, les yaourts… Elle commence à reconnaitre les visages et à se cacher contre nous quand elle est inquiète mais ça ne dure jamais très longtemps.

Me concernant je suis passée en libéral mais c’est un peu un non-évènement car mon travail est exactement le même, c’est juste que j’ai un comptable et que ma fiche de paie est une surprise chaque mois. J’ai eu mon retour de couche et je pense qu’on recommencera les essais pour un numero 2 en septembre en commandant le même modèle que la Petite Cadeaute.

Puminou est un papa très attentif et très câlin avec sa princesse. On verra s’il sera aussi ravi de se lever les weekends pour donner le premier biberon maintenant que ce n’est plus mes seins qui assurent le premier repas.

 

 

Enfin dernier paragraphe sous forme d’hommage pour Doris, ma sage-femme liberale qui nous a quitté brutalement à 62 ans la semaine dernière :

Tu étais une personne exceptionnelle, lumineuse, passionnée par ton métier. Merci pour ta présence, ton accompagnement. Grâce à toi, j’ai repris confiance en mon corps en sa capacité à enfanter. Tu m’as donné l’envie et la force d’accoucher naturellement… une réconciliation avec moi-même.

J’aurais aimé vivre une deuxième grossesse et un accouchement entièrement et exclusivement accompagnés par toi, ça n’aura pas lieu… Je suis chanceuse de t’avoir connue et tu fais partie de l’histoire de notre Petite Cadeaute.

Merci et Adieu

 

 

 

Vacances

Nous rentrons tout juste d’une semaine au Portugal. nous sommes revenus enchantés de notre séjour. Les portugais sont très accueillants, on mange très bien et nous avons vu plein de belles choses… Le seul bémol ce sont les villes et leurs importants dénivelés. J’avançais à la vitesse d’une limace et Puminou rongeait son frein en haut des côtes. Nous nous sommes beaucoup reposé aussi. N’ayant pas eu de vacances depuis Noël, il était temps de faire une pause. Je me suis rendue compte que j’étais effectivement crevée même si je me trouvais plutôt en forme.

Quelques photos de Porto et Lisbonne :

IMG_4380 IMG_4159 IMG_4435 IMG_4068

Côté grossesse, je prends du ventre mais pas trop de poids, ce qui n’est pas pour me déplaire mais ça inquiète Puminou qui a peur que la Petite Cadeaute soit mal nourrie. Pourtant je ne me prive de rien et je grignote dès que j’ai faim, mais je mange des plus petites quantités (l’estomac est un peu compressé) et l’arrêt de l’alcool, du fromage et charcuterie doit limiter ma prise de poids.

Je commence à bénéficier de conseils qui me cassent les pieds : ne force pas trop!, est ce bien raisonnable de prendre l’avion?,tu devrais t’arreter plus tôt!, mange plus !… surtout de la part de ma belle famille. Ça me saoule car cela rajoute à la culpabilité déjà présente quand on se demande si on fait bien les choses.

J’ai une petite inquiétude, car j’ai été en contact avec un patient pour qui j’ai diagnostiqué un CMV (virus pas bien méchant mais possiblement responsable chez le foetus de sequelles neurologique en cas de contamination pendant la grossesse). J’ai donc fait ma sérologie et bien entendu je ne suis pas immunisée (ce serait trop simple). Du coup je dois refaire une sérologie la semaine prochaine et encore 3 semaines après pour vérifier que je ne l’ai pas attrapé.

Ça me fait pas mal flipper mais objectivement il y a peu de risque pour que je l’attrape : c’est surtout contagieux en contact avec les petits enfants et si contact prolongé avec la salive (et je n’ai pas roulé une pelle à mon patient…) C’est loin d’être mon premier patient avec cette pathologie et pourtant je suis négative… Mais bon on n’est pas à l’abri d’un sale coup de DNLP alors je croise les doigts pour que les sérologies soient négatives.

Côté préparation : demain, un peintre vient pour la chambre de petite cadeaute qui sera grise et blanche avec des stickers de couleur… Nous avons fait quelques achats d’occasions et commandé la chambre qui sera livrée dans 4 semaines. Le prénom est trouvé mais gardé secret jusqu’à la naissance malgré les nombreuses tentatives de l’entourage pour nous faire cracher le morceau.

Je continue de vous lire et de commenter (j’ai pas mal d’articles en retard du fait de notre voyage) et je croise pour toutes celles encore en chemin vers le train. Gros bisous aux ICSI pour qui le sort s’acharne.

Rencontre avec la Sage Femme et la suite de l’affaire Puminou … {grossesse}

Cette semaine nous avons eu notre première rencontre en couple avec la sage-femme qui fera la préparation à l’accouchement.

Je l’avais déjà rencontrée seule pour qu’elle me parle de ce qu’elle propose comme préparation et comme ça me convenait on avait fixé ce RDV. Elle fait de l’haptonomie, du chant, du yoga, de la sophrologie.

Pour vous situer le personnage, il s’agit d’une femme entre 50 et 60 ans au style un peu hippie baba-cool. Elle fait du suivi de grossesse et même des accouchements à domicile. Ce que j’avais apprécié c’est qu’elle ne m’a pas du tout jugée quand j’ai dit que j’étais suivi au CHU en maternité niveau 3 et que la médicalisation me rassurait (totalement à l’opposé de ce qu’elle fait je pense…). Elle m’a dit qu’elle comprenait ce besoin aux vues de notre parcours et qu’elle me proposerait des techniques pour l’accouchement compatibles avec ce genre de prise en charge.

Quand je suis revenue de ce premier RDV, j’ai expliqué à Puminou en quoi consistait le programme de préparation à l’accouchement (  et que sa présence était plus que souhaitable à certains cours) et comme je m’y attendais il a été très dubitatif. Il s’imaginait que la prepa c’etait seulement apprendre à pousser et à souffler (comme dans les films…) et il ne voyait pas trop à quoi cela servait qu’il vienne.

J’ai donc dû lui expliquer patiemment (puminou peut parfois être têtu et très campé sur ses positions) que la préparation n’etait pas seulement axée sur l’accouchement mais aussi la preparation à devenir parent… Je lui ai parlé d’haptonomie et j’ai reparlé avec lui de ses difficultés à poser ses mains.

Il était bien-sûr d’accord pour venir à la rencontre en couple, m’ a promis de ne pas faire sa tête de mule mais il m’a dit qu’il ne voulait pas parler à la sage femme de ses difficultés. (je lui ai dit que c’etait son choix et que je le respectais..)

La rencontre en couple s’est très bien passée, elle a duré plus d’une heure où nous avons abordé notre parcours avant la grossesse avec le vécu douloureux de l’infertilité  et des FC, notre enfance, nos relations avec les parents, comment on envisage l’accouchement, l’arrivée de l’enfant dans notre vie.. Plein de sujets passionnants, émouvants qui nous ont permis de verbaliser beaucoup de choses. Puminou a finalement été très à l’aise et a même spontanément parlé de sa peur de me toucher le ventre. Cette sage femme est une magicienne pour avoir su mettre Puminou en telle confiance. elle nous a donc proposé en fin de séance de faire un début d’approche haptonomique (ou hablonomique ou apoplexique ou anatomique selon Puminou qui a du mal avec ce mot… 🙂 )

Et pour la première fois, il a senti la Petite Cadeaute bouger.. Il était ravi et est totalement conquis par cette approche. Comme quoi rien n’est jamais perdu!

Du coup, moi j’y retourne dans 15 jours pour de la sophrologie et dans un mois pour une nouvelle séance d’hapto à 2.

Pour ma part, j’ai verbalisé mon souhait d’allaiter mais mes craintes que cela soit difficile. elle m’a rassurée et m’a dit qu’on travaillerait et preparerait cela les 2 derniers mois.

Je suis vraiment contente d’avoir trouvé cette SF qui est le complément idéal à ma prise en charge médicale pure et dure faite par ma gyneco du CHU.

La dame des macarons {grossesse}

Le début de l’histoire commence en janvier, non à Noël..

A Noël, j’ai reçu comme cadeau par Puminou, un cours particulier à domicile pour apprendre à faire des macarons. c’est vrai que j’avais envie d’apprendre depuis longtemps et que Puminou adore les macarons.

J’ai donc programmé le cours en janvier un samedi après midi et c’est une femme d’une trentaine d’année très enceinte qui débarque chez moi à 14h. Le contact est très bien passé entre nous, elle est très pédagogue, très agréable, a beaucoup de conversation sur plein de sujet. C’est important car le cours dure 3h, quand même, avec des temps morts pendant les cuissons.

A ce moment là j’étais donc enceinte de 7SA et je n’avais pas encore eu ma première échographie de datation. Autant vous dire que je marchais encore sur des œufs quant à cette grossesse. Et pourtant, c’est avec cette personne que je n’avais jamais vu que j’ai eu ma première conversation de PB. En même temps j’avais quelques nausées et je ne voulais pas qu’elle se vexe si j’allais vomir en plein milieu du cours.

Je lui ai donc tout balancé : ma grossesse débutante, mes angoisses de nouvelles fausse couches. Là elle m’a dit qu’elle aussi avait vécu une FC avant cette grossesse et qu’elle s’était pris une grosse baffe à l’écho des 12SA car elle n’avait jamais envisagé cette possibilité. Cette grossesse n’était donc pas aussi rose que mes macarons. J’ai donc pu parler beaucoup avec elle qui n’était pas une PB (jamais elle n’a touché son ventre, elle n’a parlé de sa grossesse que quand j’ai lancé le sujet et a ensuite parlé d’autre chose).

Quand elle est partie, elle m’a dit qu’elle avait passé une bonne après midi et qu’elle croisait les doigts pour que ma grossesse se passe bien. J’ai beaucoup apprécié.

Ce weekend de 3 jours, je me suis dit qu’il fallait que je retente des macarons avant d’avoir oublié tous les conseils et la technique. J’ai donc fait une très belle fournée bien réussie et j’ai envoyé un mail à ma prof de macaron pour lui montrer que j’étais une bonne élève. Je savais que son accouchement était pour le printemps et j’ai donc profité de ce mail pour lui demander des nouvelles de son bébé et lui dire que tout va bien pour moi. Elle m’a répondu par un très joli mail.

Cette personne que je ne connaissais pas m’a fait beaucoup de bien au début de ma grossesse. C’est elle qui m’a réconcilié avec les ventres ronds. Elle m’a fait comprendre que je pouvais vivre une grossesse épanouie même si rien n’était encore gagné. Que je pouvais parler de mon parcours sans tabou et que toutes les C1 ne sont pas des PB.

IMG_4011Macarons café et fraise de ce weekend.

Le cas Puminou {grossesse}

puma

Puminou fait partie de ces hommes qui sont faits pour être père. Dès les débuts de notre relation, il a parlé bébé et on avait dit qu’on en voulait 3. Il est super avec les enfants des autres et je ne doute pas qu’il sera super avec les nôtres. Il s’occupe des bébés, les porte, leur donne à manger et joue avec les plus grands avec une grande patience et en leur expliquant les choses. Il fera un merveilleux père…

J’avoue que notre infertilité était d’autant plus dure à porter pour moi que je culpabilisais en me disant que je ne pourrais peut être jamais lui faire ce cadeau.

Lors de mes 2 premières grossesse (suivies très rapidement de FC), Puminou et moi y avons cru très fort pendant les 3 jours qui ont suivi la première prise de sang. Puminou a tout de suite posé sa main sur mon ventre, parlé à cette promesse (alors qu’ils étaient déjà en train de se faire la malle). La chute a été d’autant plus dure. Alors cette fois-ci, il s’est beaucoup méfié. J’avoue que jusqu’à la première écho, j’étais comme lui, très dubitative, même si j’espérais et que je me  laissais aller de temps en temps à des démonstrations d’affection pour le petit cadeau.

A partir de l’écho des 12 SA, je me suis franchement lâchée en parlant à mon ventre, en le caressant. Mais Puminou ne voulait pas poser sa main sur mon ventre. Il m’a dit que les fois où il l’avait fait, ça s’était mal fini. J’ai alors compris quel profond traumatisme ces FC avaient été pour lui, même s’il avait été très fort pour me soutenir. Nous avons alors parlé et je lui ai dit que la situation n’est pas du tout la même que, cette fois-ci c’est bon ! Néanmoins, je respecte sa difficulté et je le laisse aller à son rythme pour s’approprier cette grossesse.

Depuis quelques jours, je sens des petites choses et je me demande si ce n’est pas le Petit Cadeau.. Je l’ai dit à Puminou qui est tout ravi et qui tente timidement de poser sa main sur mon ventre. Ce matin il lui a même fait un bisou… Un grand pas !

Sinon il est très inquiet et aux petits soins pour nous : il ne veut pas que je prenne trop la voiture, me dit de me reposer, s’inquiète si je ne mange pas beaucoup ou dès que j’ai des petits tiraillement dans le ventre. C’est trop mignon !

Autre sujet …

Cette semaine, je me suis laissée aller à regarder BabyBoom que j’évitais soigneusement depuis 2 ans. Puminou était au tennis et quand il est rentré il a regardé quelques minutes avec moi. Sa réaction a été la suivante après la scène d’un accouchement (sans complication et pas si sanglant ni dégueu…): tu veux vraiment que je vois ça????

Pour la première fois on a donc parlé d’accouchement et du fait que je ne me vois pas accoucher sans lui à mes côtés.  Je sens que l’idée d’assister à l’accouchement ne l’enchante pas spécialement mais qu’il sera là pour moi. On a donc coupé BabyBoom pour ne pas qu’il s’inquiète à l’avance. Je sens qu’il va y avoir du travail pour qu’il vienne avec plaisir à l’accouchement. On a le temps…

Est ce que certaines d’entre vous ont eu des difficultés à convaincre leur compagnon ou ont eu des compagnons pas forcément très enchanté d’assister à l’accouchement?

Quand les annonces se transforment en discussion sur la PMA

Hier et aujourd’hui, nous avons annoncé ma grossesse à 2 couples d’amis. Les circonstances n’étaient pas les mêmes mais les conversations ont ensuite rapidement dérivé sur la PMA. Une fois de plus je me suis rendue compte qu’on était nombreux dans cette galère et que le ressenti de chacun est très différent. 2 rencontres très différentes avec des discussions très intéressantes.

Il faut d’abord dire que nous ne nous somme jamais caché à propos de notre difficulté à avoir un enfant et sur notre recours à la PMA. Nous avons l’habitude d’en parler sans tabou bien qu’on ne le crie pas non plus sur les toits.

Hier donc je suis allée voir une amie que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois (on habite pas très loin mais on se voit qu’une ou 2 fois par an). Il s’agit de cette amie dont j’avais parlé ici. Cette amie était en essai depuis au moins 6 mois quand nous avons commencé les essais. Nous avions discuté une seule fois des difficultés qu’on avait toutes les 2 puis plus du tout jusqu’à l’annonce de sa grossesse qui m’avait coupée toute envie d’en savoir plus. Etant en déplacement dans sa ville, j’ai décidé d’aller lui rendre visite et de faire connaissance avec sa petite qui a 3 mois. Je lui ai annoncé ma grossesse et après m’avoir félicitée, elle m’a demandé si on avait eu du mal à l’obtenir. ??? Je pensais pourtant que c’était assez clair! Peut être est-ce un appel du pied pour parler de la PMA et de son expérience ?

Je lui raconte donc notre parcours, à quel point nous avons trouvé ça dur ! J’en profite pour lui demander son parcours à elle. Elle me dit qu’elle ne s’est pas trop inquiétée au début car elle avait des cycles irréguliers et puis finalement , le moment n’était pas des plus propices pour avoir un enfant. Elle a un peu trainé avant de faire le pas de consulter, puis pour faire les examens et enfin ils ont essayé le Clomid qui a marché du premier coup.

Avec cette discussion, je comprend mieux sa réflexion lors de son annonce. Elle a beau avoir attendu aussi longtemps que nous, avoir eu une prise en charge en infertilité, son vécu était très différent : un désir d’enfant peut être pas aussi fort que le notre au début, un diagnostic formel de trouble de l’ovulation et un traitement qui a marché tout de suite.

L’autre annonce aujourd’hui était fait à mon meilleur ami et sa copine.

Ils ont un parcours très difficile. Elle, a connu une dépression très sévère il y a quelques années. On a cru la perdre définitivement à plusieurs reprises, leur couple a eu beaucoup de mal à résister mais finalement ils s’en sont sorti tous les 2. Du fait de la maladie, leurs projets de mariage, bébé… ont été mis de côté. Je sais que lui souhaitait plus que tout fonder une famille, alors qu’elle avait déjà plus de réserve même avant sa maladie. Puis ils avaient parlé bébé puis il y a eu la maladie. C’est à cause de cette situation délicate, que nous ne nous sommes pas trop étendu sur nos problèmes d’infertilité auprès d’eux. Ils savaient qu’on essayait et qu’on galérait mais c’est tout.

Ce soir, je n’ai même pas eu à l’annoncer, ils ont compris tout de suite en me voyant boire mon coca à l’apéro. Ils ont paru très heureux pour nous. Un peu plus tard dans la soirée, ils nous ont demandé où je serai suivie et c’est naturellement que j’ai dit que c’était l’hôpital qui nous avait suivi pour la PMA. Ils ont ensuite embrayé sur le sujet de la PMA, nous demandant plein de détails que nous avons donné sans aucun tabou. C’est là qu’ils nous ont appris qu’ils étaient suivis en PMA (pas dans la même structure que nous) et qu’on leur avait préconisé une FIV. Ils sont actuellement en pleine réflexion pour décider s’ils lancent le processus ou non.

S’en est suivie une discussion à baton rompus : les hommes ont parlé de leur spermogramme en rigolant (puminou et mon ami les ont fait dans le même labo, et comparait la qualité du film à 1 an d’intervalle). Moi j’ai parlé des traitements, de ma coelioscopie car mon amie pense qu’elle a peut être aussi une endométriose. C’était génial de pouvoir parlé de ce sujet avec des amis vraiment proches qui comprennent ce qu’on a vécu et de pouvoir leur apporter tout notre soutien. J’en viens à regretter de ne pas leur en avoir parlé avant, mais en même temps, je ne sais pas depuis quand leur projet d’enfant est de nouveau là et j’avais peur de les embêter avec nos problèmes alors qu’eux ils se débattaient avec la dépression.

Enfin, je leur ai donné nos restes de compléments alimentaires que nous avions pris juste avant l’IAC du succès et je leur ai souhaité qu’ils leur portent chance aussi.

C’est fou comment ces annonces de grossesse peuvent libérer la parole autour de la PMA. Je pense sincerement que plus on en parlera plus les gens oseront en parler. Alors oui, je suis heureuse que la PMA nous ait permis d’obtenir ce petit cadeau et je continuerai à le dire sans tabou.

Info capitale

Info People, à faire pâlir de jalousie Miliette et la Reine :

Ce matin à ma clinique j’ai rencontré …..

…. Miss « MaRégionDuSud », qui était venue donner des cadeaux aux pauvres petits nenfants malades de pédiatrie et faire des bisous à mes gentils patients tous vieux.

J’ai vu un de mes petits papys courir, en portant son déambulateur, alors que mon kiné essaie de le faire marcher en vain depuis 10 jours….

J’ai vu les étoiles briller dans les yeux de mes infirmières et j’ai beaucoup pensé à toutes les blogueuses fans des Miss.

Sinon, beaucoup moins intéressant :

Ce matin on avait un Mister Follicule de 24 mm à gauche, Un Premier Dauphin de 21 mm à droite, et un bel endomètre avec triple écharpe de 7.2  mm.

Verdict final : déclenchement ce soir 23H pour le défilé sans maillot  vendredi.

Présentation1

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles

9782714454157

C’est un livre que je viens de terminer et que ma mère m’avait passé. Je ferai un article en bonne et due forme pour la liseuse hyperfertile mais je voulais aussi en parler sur mon blog.

Il s’agit d’un roman épistolaire dans la même veine que « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » si vous connaissez. Il a été écrit par 2 écrivaines qui ne se sont jamais rencontrées. C’est un livre très bien écrit qui se lit facilement et qui m’a beaucoup plu parce que je me suis bien retrouvée dedans : je vais vous expliquer pourquoi.

C’est l’histoire de 2 femmes américaines dans 2 Etats différents dont les maris et fils sont partis au front pendant la seconde guerre mondiale et qui se retrouvent correspondantes. Au début du livre, elles ne connaissent l’une de l’autre que leur pseudo.

Elles vont donc commencer à s’écrire, en partageant tout d’abord leur quotidien, puis petit à petit leurs doutes, leurs bonheurs, leur intimité. Au fur et à mesure du livre, elles se découvrent, deviennent de plus en plus intimes et même amies sans jamais s’être rencontrées. Elles s’envoient régulièrement des recettes et des colis, se précipitent vers le facteur pour lire les dernières nouvelles de l’autre… Simplement unies par le vécu d’une même épreuve : leurs hommes à la guerre.

En résumé : 2 femmes qui ne se connaissent pas et qui ne se sont jamais vues, qui se soutiennent mutuellement, qui deviennent amies et qui partagent leur intimité et leur quotidien, à cause ou grâce à une épreuve de la vie.

Ça ne vous rappelle pas quelque chose?

A quoi reconnait on une PMette blogueuse ?

Il y a 1 an environ, je découvrais la blogosphère des Pmettes/PMecs et meme la blogosphère tout court grâce à Biquette.

Je suis maintenant totalement accro, genre :

tumblr_mpfixrIGNt1s8pd5uo1_500

Alors à quoi reconnait on une PMette blogueuse ? (pour les PMecs il y a surement des choses qui se recoupent mais comme je suis une fille, le féminin l’emporte pour une fois)

Bon d’abord elle en ch*e grave pour avoir un bébé

Ensuite elle raconte sa vie très intime sur internet en espérant qu’on ne la reconnaisse pas derrière son pseudo un peu bizarre (souvent animalier, d’ailleurs…)

Elle donne des surnoms chelou à son gyneco, son biologiste, son chéri, ses embryons…

Elle a probablement un chat mais parfois un chien qu’elle étouffe de son manque d’enfant.

Elle sait ce que veulent dire DNLP et PB et n’hésitent pas à se plaindre d’elles régulièrement

Elle fait très probablement partie d’une secte d’adoratrices des Cup menstruelles. (Sérieux les filles, c’est quoi cette religion? J’avais jamais entendu parler de ça avant et maintenant y en a au moins une par mois qui rejoint la secte.)

Elle a un Uterus défectueux, humour particulier qui ne plait pas à tout le monde

Elle a sur son frigo des cartes venant de toute la France et même l’Europe qui lui souhaitent bonne chance

Elle pleure de joie devant wordpress en lisant une bonne nouvelle d’une fille ou d’un mec qu’elle ne connait même pas en vrai

Elle pleure de tristesse devant wordpress en lisant une mauvaise nouvelle d’une fille ou d’un mec qu’elle ne connait même pas en vrai

Elle actualise régulièrement sa liseuse wordpress en attendant une  nouvelle d’une fille ou d’un mec qu’elle ne connait même pas en vrai

Elle sait que les pingouins ont des genoux

Elle découvre avec bonheur des mots réconfortants à la suite de ses posts

Elle se sent moins seule et elle le gif :

url