Des nouvelles…

Comme Zapette me l’a gentiment fait remarqué, je n’écris plus beaucoup… Je risque donc de perdre des followers et je dois donc réagir.

Que dire…

La petite cadeaute a maintenant 6 mois 1/2 et j’ai arrêté l’allaitement hier. J’ai beaucoup aimé l’allaitement et j’ai réussi un allaitement exclusif en tirant mon lait jusqu’à 5 mois1/2. C’était mon objectif et c’est ma fierté personnelle (sans juger celles qui ne font pas ce choix bien entendu). Mais depuis quelques semaines il est évident que la cadeaute trouve le biberon plus interessant. Ca coule plus vite et ça permet de regarder le chat, le papa, les jouets tout en mangeant… C’est une vraie curieuse qui boit la vie de son regard pétillant. Alors j’ai décidé de la sevrer et finalement ça me convient bien aussi.

Notre cadeaute est toujours aussi facile à vivre : elle rit beaucoup, aime toucher à tout et surtout balancer tout par terre. Elle surkiffe le chat qui ne le lui rend pas très bien. Elle adore manger : que ce soit, les purées, les compotes, le lait, les yaourts… Elle commence à reconnaitre les visages et à se cacher contre nous quand elle est inquiète mais ça ne dure jamais très longtemps.

Me concernant je suis passée en libéral mais c’est un peu un non-évènement car mon travail est exactement le même, c’est juste que j’ai un comptable et que ma fiche de paie est une surprise chaque mois. J’ai eu mon retour de couche et je pense qu’on recommencera les essais pour un numero 2 en septembre en commandant le même modèle que la Petite Cadeaute.

Puminou est un papa très attentif et très câlin avec sa princesse. On verra s’il sera aussi ravi de se lever les weekends pour donner le premier biberon maintenant que ce n’est plus mes seins qui assurent le premier repas.

 

 

Enfin dernier paragraphe sous forme d’hommage pour Doris, ma sage-femme liberale qui nous a quitté brutalement à 62 ans la semaine dernière :

Tu étais une personne exceptionnelle, lumineuse, passionnée par ton métier. Merci pour ta présence, ton accompagnement. Grâce à toi, j’ai repris confiance en mon corps en sa capacité à enfanter. Tu m’as donné l’envie et la force d’accoucher naturellement… une réconciliation avec moi-même.

J’aurais aimé vivre une deuxième grossesse et un accouchement entièrement et exclusivement accompagnés par toi, ça n’aura pas lieu… Je suis chanceuse de t’avoir connue et tu fais partie de l’histoire de notre Petite Cadeaute.

Merci et Adieu

 

 

 

Au revoir et Merci 2015

Voilà, ce soir on tourne la page de cette année 2015. Année qui a été sans conteste une des plus belles (la plus belle?) pour moi. Je mesure ma chance de pouvoir tourner la page d’une année sans ce pincement au cœur ressenti les années précédentes.

2015 avait commencé par ces 3  petits chiffres qui formaient un nombre plein d’espoir sur une simple feuille de papier. Puis cette grossesse si simple sans complications et pourtant accompagnée d’angoisses de voir le rêve prendre fin.

Puis la date magique, la plus belle de 2015, le 15 septembre, où nous avons enfin rencontré notre joli petit cadeau!

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Depuis nous vivons au rythme de ses sourires et même éclats de rire depuis quelques jours, de ses pleurs aussi, de ses babillages. Tous ces moments magiques parfois un peu trop tôt le matin. Je finis donc 2015, avec de la fatigue mais beaucoup de bonheur.

2016 sera l’année des premières fois : premières purées dans quelques semaines, premiers pas peut-être, premiers mots surement.

Ce sera aussi un passage en libéral pour moi, totalement indépendante mais moins de sécurité.

Voilà le moment de vous souhaiter pour 2016 : la santé, de l’espoir toujours, du bonheur surtout…

à toi qui es encore sur le quai à attendre ton petit bonheur, à toi qui restes sur le quai et qui ne l’attends plus, à toi qui le portes dans ton ventre en espérant très fort, à toi qui le portes dans les bras en mesurant ta chance, à toi qui espères un deuxième naturellement ou via la reprise de la PMA, à toi qui attends cet enfant déjà né là-bas qui espère une famille, à toi qui n’as pas de problème de fertilité mais qui viens parfois lire ce blog, à toi qui veux faire un enfant toute seule; à vous mes amis proches (qui ne lisez pas ce blog mais à qui je pense) en FIV pour cette fin d’année et pour qui je souhaite de toutes mes forces le bébé de 2016.

Etre Maman après la PMA

Aujourd’hui cela fait 3 mois que je suis maman de la Petite Cadeaute et ça me fait toujours autant bizarre de m’entendre le dire. J’ai encore eu l’impression que c’était irréel quand j’ai appelé la crèche hier en disant : « c’est la maman d’A. » Ce statut de maman que j’ai attendu si longtemps et que j’investis pleinement mais avec toujours cette impression d’être dans un rêve.

J’ai repris le travail depuis 15 jours : je continue d’allaiter et je tire mon lait au travail, je rentre parfois tard le soir et Petite Cadeaute dort déjà ou est grincheuse parce qu’elle est fatiguée… En même temps je suis super contente d’avoir repris le boulot et de retrouver mes collègues et patients. J’en avais un peu marre de faire de la médecine uniquement en regardant Urgences ou Dr House.

J’en arrive au moment où je me demande si je suis devenue la maman que je souhaitais devenir. Car j’ai eu le temps de m’imaginer en maman au cours de notre longue attente.

Avant la PMA, je m’imaginais en maman pas trop stressée, ce qui est ma nature habituelle. En fait je suis une mère louve, capable de rentrer plus tôt et de me cacher dans la rue pour surveiller le retour de la nounou et vérifier qu’elle est prudente. Paradoxalement, une fois rassurée sur les compétences de ceux qui veillent sur mon trésor, je n’ai pas de difficulté particulière à me séparer de ma petite le matin en la laissant à la crèche ou en la laissant à ses grands parents des jours entiers. Je n’ai aucune difficulté à la laisser passer entre toutes les mains même inexpérimentées (enfin si je surveille).

C’est quand même dur de ne voir son bébé que 1h matin et soir. Quand je culpabilise, je me dis qu’après l’avoir attendue si longtemps, j’aurais dû prendre du temps pour en profiter plus. En même temps, je commençais vraiment à m’ennuyer à la maison… Pas facile de gérer ces émotions contradictoires ! Je ne pensais pas que ça me ferait autant culpabiliser.

Pour le reste, je ne suis pas devenue une fana des livres sur l’éducation, sur comment élever votre gamin. On fait un peu à l’instinct ici. L’instinct pour l’habiller, lui apprendre des choses, la balloter par ci par là. Mais aussi l’organisation militaire pour réussir à tout faire tenir dans une journée (bébé, boulot, rééducation périnéale et préparatifs d’installation en libéral). J’ai de la chance parce que notre Petite Cadeaute n’est pas difficile et accepte de bon cœur les rythmes qu’on lui impose. Moi je m’éclate dans mon rôle de colonel en chef, qui donne des ordres à Puminou!

J’aime parler de ma fille et de ses progrès, montrer ses photos comme toute MILK qui se respecte. Mais l’ExPMette en moi se retient par peur de blesser, de saouler les non parents. Ce que je trouve étrange, c’est ce pouvoir d’attraction qu’ont les bébés. Tu marches dans la rue et on t’interpelle pour connaitre son âge, son prénom. Et moi ça m’énerve, j’ai pas envie de parler de ma fille à des inconnus.

Finalement, je me découvre maman protectrice mais pas non plus fusionnelle, femme épanouie dans son travail mais culpabilisant de laisser son bébé si petit, championne de l’organisation qui risque de se prendre une bonne claque quand bébé deviendra plus grande et moins conciliante, MILK avec quelques restes d’ExPmette.

A l’approche des fêtes de Noël, je ne peux m’empêcher de penser aux PMettes et couples en attente d’enfant qui ont le cœur serré, comme je l’avais il y a 1 an. J’ai tellement conscience de ma chance de pousser ma poussette au milieu de la foule des courses de Noël. Je pense fort à vous tous et toutes et je vous souhaite de douces fêtes pleines d’espoir.

 

 

1 mois {Attention post mièvre de MILK !}

1 mois que la Petite Cadeaute est entrée dans nos vies, et pourtant j’ai l’impression qu’elle en a toujours fait partie.

1 mois que nous partageons des moments formidables et que nous constatons ses progrès rapides : nous nous émerveillons de ses sourires, de ses regards, de ses moments d’éveils de plus en plus longs.

Il y a 1 mois nous ne la connaissions pas mais pourtant j’ai l’impression que ce ne pouvait être personne d’autre.

Je m’éclate à l’habiller, la regarder, la bercer, lui donner le sein, la voir grandir.

L’allaitement n’ a pas été facile au début avec l’angoisse de la mauvaise prise de poids. Maintenant je suis plus détendue et je me focalise moins sur le poids car je vois qu’elle va bien. J’ai de la chance car je n’ai aucune crevasse. Le rythme des tétées est très rapproché la journée, au point que j’ai l’impression d’avoir les fesses cousues au canapé.  Je tire mon lait le matin avant qu’elle se réveille pour faire un biberon que puminou se fait un plaisir de donner le soir. Avec ce gros biberon du soir, Cadeaute fait des nuits de 23h30 à 7h depuis ses 8 jours. Nous avons beaucoup de chance d’avoir eu un modèle qui fait ses nuits.

Sur le plan physique, je ne m’étais pas préparée à ce que les suites de couches (saignement et douleurs) durent aussi longtemps et pourtant je n’ai pas eu ni épisio ni déchirure. Je me sens vraiment bien que depuis 1 semaine. J’ai repris mon poids d’avant grossesse et mon appétit est décuplé du fait de l’allaitement. Il faut que je me contrôle si je ne veux pas trop grossir. Je reprends progressivement une activité physique…

Celui qui a le plus de mal à se faire au grand chamboulement c’est Gros Touffu notre chat ! Après l’avoir ignorée pendant 4 semaines, il commence à venir la renifler. Il fuit dès qu’elle pousse un léger cri ou qu’elle bouge une paupière. On sent qu’il est en manque d’amour en devenant pot de colle avec nous dès qu’elle dort, ce qu’il ne faisait jamais.

Je ne sais pas si je continuerai d’écrire car je n’ai pas grand chose de très intéressant à raconter maintenant et je ne veux pas blesser toutes celles et ceux encore sur le quai. Je pense toujours fort à vous et je suis tellement heureuse de lire les bonnes nouvelles d’octobre. Je continuerai de commenter et de croiser pour vous et je pense que je donnerai plutôt les nouvelles sur twitter.

Comme PtitBichon et la Reine m’ont cité pour les Blogger Recognition Award, j’écrirai encore un article et peut être d’autres plus tard, on verra.

Bises à toutes et tous.

Vêlage au naturel

Comme je vous en avais fait part ici, je souhaitais essayer d’accoucher sans péridurale dans la salle nature du CHU. Je m’étais préparée en conséquence et mon argument principal pour ce choix était de respecter la physiologie ce qui est censé améliorer les suites de couches.

Alors j’ai réussi à avoir l’accouchement que je souhaitais mais pour le côté physiologique des suites de couche, vous pourrez repasser.

Chose promise, chose due, je vous raconte mon accouchement.

Le lundi 14/09, je suis donc en dépassement de terme à 41SA+4. Ma soeur vient de débarquer avec sa famille (ils pensaient venir voir la cadeaute avant de prendre l’avion pour le vacances), mes parents doivent repartir dans 3 jours et je suis désespérée d’accoucher.

Ma soeur qui est sage-femme me propose d’imposer ses mains magiques sur mon ventre ! Je ne peux pas regarder « L’amour est dans le pré » ce qui m’embète bien puisque ça fait accoucher selon Miliette.

Vers 22h30 je commence à avoir des douleurs abdominales qui me semblent plutôt digestives mais il y a aussi quelques contractions qui durent 30 secondes et irrégulières.

Ma soeur me dit qu’elle aussi a mal au ventre : je me dit que ce serait bien le moment de faire une intoxication alimentaire en toute fin de grossesse.

23h30 je n’arrive toujours pas à savoir si j’ai des contractions ou des crampes intestinales mais je perds un gros caillot donc nous décidons de partir à la maternité pour savoir si c’est le travail qui commence et être surs qu’il n’y a pas de décollement de placenta. Je stresse à fond à cause de ce saignement.

Sur le trajet, je suis de plus en plus persuadée que je commence le travail. Je suis maintenant sûre que ce sont des contractions qui se rapprochent toutes les 8 à 10 min et ça commence à piquer un peu.

Arrivée à la maternité le 15/09 à minuit 30 : j’explique la situation et comme je ne suis pas pliée en 2 on me demande d’aller faire des étiquettes (on ne perd pas les bonnes habitudes 😉 ). Quand je reviens en salle d’accouchement, les SF me demandent si je souhaite toujours la salle nature, je réponds OUI si tout est OK pour vous. J’ai l’impression de signer ma condamnation !

Me voilà donc installée dans la salle nature pour un monitoring qui confirme que je contracte toutes les 7 minutes (je commence sérieusement à souffler à chaque vague). L’écho réalisée par l’interne ne retrouve pas de décollement de placenta (le caillot serait en fait le bouchon muqueux) et je suis à 2 doigts et demi. Verdict : début de travail, on me propose de me promener.

Il fait 25° dehors, le CHU est calme, les étoiles brillent dans le ciel selon Puminou mais moi je fixe surtout le sol toutes les 5 minutes en m’étirant sur les barrieres, au cou de Puminou. Après 30 minutes de marche et environ 300 m, je vomis sur le gazon du CHU (désolée pour le jardinier) et je sens un léger écoulement de liquide. Nous rentrons donc dans la salle d’accouchement (de toute façon j’ai de plus en plus de mal à marcher).

La poche des eaux est bien fissurée mais reste présente, je suis maintenant à 3 cm : je vais accoucher aujourd’hui !!!

S’ensuit la période de travail avec monitoring intermittent : je passe 30 à 45 minutes dans la baignoire : ça me soulage un peu au début puis je n’arrive plus à trouver une position.

Ensuite ballon avec massage du bas du dos fait par la super SF qui a ensuite montré à Puminou comment prendre le relais.

Je souffle à chaque contraction, parfois en gémissant, en faisant pschhhh (ce qui fait rire puminou) mais je n’ai pas crié… Je change souvent de position : je marche, m’accroupis, me mets à genou, me suspends aux lianes. En fait mes techniques de contrôle de la douleur marchent environ 1 heure et après je suis obligée de changer de position. Les examens réguliers montrent que le travail avance normalement. La poche des eaux se rompt vers 6 cm et l’intensité des douleurs augmente et j’ai de plus en plus de mal à gérer par le souffle sans pousser.

Vers 8h du matin, je n’arrive plus à souffler et je pousse à chaque contraction. Je me dis que si je ne suis pas à dilatation complète, je demande la péridurale. J’appelle la SF qui me dit qu’il n’y a plus de col et qu’on va s’installer. A ce moment là, je sais que j’ai réussi et que je tiendrai jusqu’au bout.

Pourtant je ne suis pas au bout de mes efforts. L’expulsion va durer 1h30, à pousser à quatre pattes puis accroupie suspendue aux lianes puis pour finir demi assise en tenant les cuisses. Bref toutes les positions ou presque y sont passées. Je suis à bout de forces mais la SF me rassure en me disant qu’on va y arriver que ça avance. Puminou me tient la tête.

9h38  : Je sens alors la tête qui sort puis les épaules puis j’attrape ma fille qui pleure de toutes ses forces. J’ai vraiment tout senti de la douleur au soulagement.

Nous avons ensuite fait du peau à peau pendant 2 heures, une première tétée. Je suis super fière de moi. Ma fille est la plus belle…

Le placenta met un peu de temps à sortir et je saigne mais finalement tout rentre dans l’ordre.

L’équipe médicale a vraiment été au top, en m’encourageant et me soutenant à fond.

Jusque là c’est l’accouchement rêvé.

Puis vient le moment de se lever, la tête me tourne et je perds connaissance. Je me réveille avec 10 personnes autour de moi, Puminou en pleurs avec la Petite Cadeaute dans se bras, moi j’ai juste l’impression de m’être endormie. Ma tension est basse. On me remplit par perfusion et on me fait manger mais je refais un deuxième malaise. Je suis complètement déshydratée. J’ai le droit à un examen cardiaque et neurologique, le gyneco verifie que le placenta est complètement parti par une écho.

C’est finalement 8 h après l’accouchement que je monte dans ma chambre et que je peux enfin me lever sans tourner de l’oeil.

Le bilan du lendemain montrera que je suis fortement anémiée et on me perfusera du fer.

L’autre problème de mes suites de couche a été l’allaitement. Après des premières tétées sans trop de problème, la cadeaute a commencé à s’énerver au sein et à le repousser. Elle en a même fait de la fièvre son 2ème jour. La pédiatre me dit qu’elle la trouve déshydratée et que le colostrum ne lui suffit pas. Du coup on commence des compléments, ce qui permettra de faire baisser sa fièvre. Mais ensuite c’est le cercle vicieux, elle perd du poids dès qu’on arrête les compléments et tête moins bien. Moi j’avais le moral dans les chaussettes de rester hospitalisée et de voir la petite se jeter sur les compléments en rejetant mon sein.

Nous sommes finalement sortis à J6 et à la maison tout va mieux, je lui donne le sein sans prise de tête, je tire mon lait et on donne quelques compléments quand elle s’énerve trop. La SF vient de passer et la prise de poids est bonne. Je vais contacter une conseillère en lactation pour la suite.

Pour résumer, mon projet d’accoucher sans péridurale était essentiellement motivé par la perspective de suites de couches réputées plus faciles et ça n’a clairement pas été le cas. Je n’en garde pas un souvenir intolérable parce que je pense que j’ai été bien préparée et que le travail a avancé normalement. Je  peux maintenant me la pêter et tout le monde m’admire pour cet accouchement (ça fait du bien à l’ego). Puminou me dit que j’ai été très très forte et ça me fait du bien de l’entendre. Je me dis qu’au moins j’ai évité les complications de péridurale vu que j’ai cumulé les autres complications.

Pour le prochain accouchement, je serai dans le même état d’esprit : tenter sans mais ne pas l’exclure complètement.

A celles qui sont tentées par cette expérience, je n’ai qu’une chose à dire : une bonne preparation à l’accouchement avec un papa investi et une équipe qui vous soutient sont indispensables.

Petite Cadeaute est née!

Juste un petit post pour les blogocops qui ne tweetent pas.

Apres 4 jours de rab dans le ventre de maman, la petite cadeaute a été déballée le 15/09 sans péridurale selon notre projet de naissance. Les suites sont un peu compliquées à base de perte de poids pour la petite, allaitement difficile et anémie pour Margouilla.

Nous sommes toujours à la maternité avec un moral un peu bas par moments mais la grande joie de tenir notre princesse dans nos bras.

A mon retour à la maison je vous raconterai le vêlage au naturel!

C’était pour hier… {attention plainte de PB inside}

Mon terme était hier et donc je suis officiellement en dépassement de terme.

Dans ce post, je vais me plaindre bien que j’aie toujours conscience de ma chance d’être enceinte et que je sais combien ces problèmes de PB ne sont rien comparés à ce que vous vivez mes copines toujours en attente de monter dans le train. Alors s’il vous plait, ne me jugez pas mais j’ai besoin de verbaliser…

Dans ma tête de psychopathe du contrôle je voulais accouché il y a 10-15 jours pour profiter un max de la petite cadeaute avant ma reprise du boulot qui est difficilement décalable.(Oui je pense déjà à la reprise.)

Alors depuis 1 semaine j’oscille entre les moments de désespoir avec crise de larmes suivie de culpabilité et les moments de résignation en me disant que je n’y peut rien et qu’elle finira bien par sortir.

Hier j’ai eu le premier bilan de post terme : tout va bien pour la petite et c’est tant mieux . Je ne vous cache pas que mes angoisses d’un sale coup de DNLP refont surface depuis quelques jours. (si le placenta arrêtait de fonctionner ????)

Niveau col ça travaille mais je n’ai que quelques contractions le soir qui se calment dès que je m’endors. Tous les matins je me réveille vers 4-5 heures désespérée de voir que rien ne bouge.

J’ai même eu droit à un décollement de membrane hier qui m’a fait bien contracter hier soir et ce matin, toujours rien : plus de contraction.

Inutile de vous préciser que je marche tous les jours et même des randonnées avec dénivelé, que j’ai fait le ménage à de nombreuses reprises. Je suis gavée d’homéopathie et de tisanes à la feuille de framboisier.

Je reçois 10 messages par jour pour savoir si j’ai pondu ce qui me ramène inexorablement en tête que non. On me dit que c’est la petite qui doit se décider, qu’elle se fait belle; mais moi je ne vois rien d’autre que cette incertitude, cette inquiétude qui ne prend pas fin.

Le temps est à l’orage dans la région avec alerte orange pour le weekend donc on va rester cloitré à observer mon ventre jusqu’à demain matin où on doit retourner à l’hopital pour un nouveau point.

Puminou ne comprend pas que je pleure le matin, il me répète que ça va arriver, qu’il faut patienter, que ce n’est rien par rapport aux 3 ans d’attente du +. Bien sûr j’en ai conscience mais il n’empêche que chaque matin je passe par cette phase de désespoir de ne jamais rencontrer ma fille.

Dans mon hopital, le déclenchement n’a lieu qu’à 41 SA+6 si tout va bien ce qui nous amène au 17/09. Mes parents sont descendus dans la région exprès pour la naissance et repartent le 17/9. J’ai peur qu’ils doivent repartir avant que la naissance n’ait eu lieu. Je ne sais pas comment je vais tenir jusque là. Sans compter que mon projet de naissance naturelle me semble deplus en plus compromis.

Alors  bien entendu le plus important c’est que la petite naisse en bonne santé quelque soit la manière mais n’empêche que j’aurai l’impression que décidément rien n’aura été naturel depuis la conception jusqu’à l’accouchement s’il y a déclenchement.

Je vous jette en vrac toutes mes réflexions et cogitation de PB désespérée et je m’en excuse. Parce qu’en vrai, je n’ai pas de douleur particulière, je kiffe toujours autant les mouvements de ma petite cadeaute. Mais bon, il est temps de passer à l’étape suivante.